Venezuela: Le gouvernement étouffe les médias pour cacher ses délits

Marta Colomina

 

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Au fur et à mesure que s’accélère la détérioration du régime de Maduro, la crise économique, politique et social accroit impulsée par la corruption et l'inaptitude des fonctionnaires chavistes.

La colère du gouvernement explose contre des imaginaires “ennemis terroristes qui conspirent”, contre l’inexistante stabilité démocratique, et accuse les quelques journaux et médias critiques qui survivent à l’harcèlement officiel, d’être les instigateurs de l’inévitable discrédit  face à la débâcle du pays et les grossières offenses que Maduro lance à tout vent contre tout ceux qui manifestent leur refus aux violations des droits humains au Venezuela, et qui demandent la libération des prisonniers politiques.

 Un gouvernement; dont les hauts responsables sont signalés par des organismes internationaux de violer des droits humains, de corruption démesurée, de blanchiment de capitaux, qui pour commettre ces délits ont utilisés des passeports diplomatiques émis par la chancellerie, à des personnes avec des casiers judiciaires pour trafic de drogues, au service d’un ministre et du Chef de la Division Anti-drogues (comme le prouve des documents détenus pas le procureur d’Andorre); se trouve dans l’urgence de taire des médias critiques, pour que nous n’ayons pas connaissance de ces délits, ainsi que d’autres dossiers qui grossissent le Département du Trésor des Etats Unis, et la triangulation des capitaux entre le Vénézuela, Panamá et Andorre avec de l’argent de PDVSA.

Tandis que d’autres pays pétroliers on fait des économies lors de la hausse des prix du pétrole, le chavisme a dilapidé à pleines mains des ressources de l’ordre de 1,5 billions de dollars entre revenus fiscaux et pétroliers.

Le régime a endetté le pays, détruit l’agriculture et l’industrie et gaspillé cette fortune en cadeaux pour acheter de complices et des consciences; en ferraille militaire pour guerres et invasions imaginaires, et dans les comptes en banque des boliburgueses dans des paradis fiscaux qui maintenant sortent à la lumière.

L’hégémonie des communications et la censure, font le silence sur l’énorme corruption durant la période faste.  Tareck el Aisssami, gouverneur d’Aragua, vient de d’admettre publiquement que Chávez lui a demander de faire le silence sur les actes de corruption de Rafaél Issea, son prédécesseur, aujourd’hui témoin protégé aux USA et responsable présumé du millionaire détournement de fonds et autres délits lorsqu’il était ministre de l’économie, ce qui fût autorisé aussi à d’autres militaires et civiles proches du gouvernement.

 Maintenant Maduro liquide les actifs du pays: le BCV vient d’engager les réserves d’or pour 1 milliard de dollars.  Le peuple crève de faim, comme le révèle l’étude de ENCOVI (UCV-SUB-UCAB): 80% de la population exprime de pas avoir suffisamment d’argent pour acheter de la nourriture; 11,3% font deux repas ou moins par jour, que les aliments les plus achetés sont la farine de mais, le riz et le pain tandis que les aliments riches en protéines comme les oeufs ou les sardines, ont quitté la liste des plus consommés.  Le peuple remplace la viande par de la mortadelle.

La pauvreté a augmente à 48%, Maduro insulte Fedecámaras d’oligarchie spéculatrice et parasite, voleuse qui détiens les fils de la distribution des produits qu’ils cachent.  mais c’est Le Gran Mensonge, car c’est le gouvernement qui détient le contrôle de la distribution des aliments, et les industries expropriées qui ne produisent plus rien.  Ceux qui produisent encore ce sont des entrepreneurs à qui on refuse les devises, qui sont accaparées par les entreprises chavistes paralysées.  maduro étrangle les journaux critiques en leur refusant le papier nécessaire, tandis que les journaux du régime en ont tant qu’ils en veulent.

El Nacional , Tal Cual, El Carabobeño , El Correo del Caroní et autres médias agonisent faute de céder aux pressions du pouvoir.  Les attaques sont généralisées.  Conatel a ouvert un procès au programme 100% Venezuela pour “contenir des messages qui offensent le peuple vénézuélien”, quand en effet ce programme est une des peu de fenêtres ouvertes dont dispose le peuple pour témoigner contre l’insécurité, les défaillances des services publiques, les pénuries, ou demander de l’aide pour trouver la solution à la quantité de problèmes causés par l’indifférence officielle et la pauvreté.

Tous les directeurs de El Nacional, Tal Cual y La Patilla ont été intimé par Diosdado Cabello, suite à des déclaration d’un de ses gardes de corps, Leamsy Salazar, aujourd’hui témoin protégé aux USA, publiés dans le quotidien ABC d’Espagne.

En démocratie, généralement on demande un droit de réponse, et ont conteste les faits preuves à l’appui.  Mais Cabello menace de fermer les seules moyens de communication libres qu’il nous restent.

Tal cual a subit 8 accusations judiciaires.  Dans leur éditorial “Diosdado, nous n’avons pas peur de toi”, ils expliquent comment les juges sous les ordres chavistes, accomplissent les objectifs du régime, qui n’a été qu’un seul: “Nous taire, qu’on s’autocensure, que nous soyons complaisant avec le gouvernement.  Que nous acceptions, soutenions et cachions les permanentes violations de la Constitution Nationale; que nous regardions ailleurs face à l’inacceptable corruption (…) que nous acception la prétention de transformer le Venezuela en un  quartier militaires.

Que nous soyons complices face à l’augmentation des violations des droits humains”.  Et ils concluent: “Nous n’allons pas nous autocensurer (…) nous continuerons à leur tenir tête.  Les vénézuéliens démocrates peuvent se rassurer que nous continueront à dire les choses telles qu’elles sont.”

Allons nous continuer à être indifférents et laisser ces médias et leurs courageux directeurs à la merci des furies criminelles d’un régime sans aucun appui populaire et violeur de nos droits les plus élémentaires?

Jamais comme aujourd’hui la protestation pacifique pour défendre nos médias n’a été aussi nécessaire et justifiée.

 

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