Le cadeau de Maduro: l'agonie du Vénézuela

Marta Colomina

 

La compétence la plus évidente de Maduro, en plus de persécuter la dissidence, est sa capacité à inventer des délits qui accable l’opposition Vénézuélienne, les Etats Unis ou tout autre pays, parlement ou personnalité internationale qui ose dénoncer la répression qu’il existe au Vénézuela, ruiné par ce régime.

Constamment, Maduro et sa cour obéissante, montent des shows et inventent des prétendus “plans de conspiration” pour en finir avec le “paradis démocratique” que nous dépeint l’hégémonie des propagandes du régime.

Cette semaine, ils se sont acharnés contre “l’agression impériale d’Obama contre le Vénézuela”, signatures de protestation inclues, avec en sus, la légende urbaine pour “séquestration d’enfants” dont le régime, comme d’habitude, accuse l’opposition.  Ses supposées séquestrations ont été stratégiquement “placés” à Petare, quartier populaire et dissident.  El même si me maire Ocariz répète une et mil fois qu’i n’y a eu aucune disparition d’enfant, que c’est faux, du vent, fausse news, la procureur s’est empressée de dénoncer un “plan de conspiration avec fausse alerte de disparition de mineurs” et à arrêter une “équatorienne” avec 17.000 bolívares en sa possession (85€ à peu près).  Bien évidemment, la procureur est au courant de tout, et sait très bien qui a réalisé le paiement et aspire pas qu’on en fasse pas une “affaire politique”.  Et cela fait cinq jours qu’on ne parle de rien d’autre.

Pendant ce temps, dans les écoles et dans les foyers, une vraie campagne d’intimidation est menée par le régime pour collecter des signatures contre le décret d’Obama. Et les personnes qui refusent de signer sont notés dans une espèce de nouvelle liste Tascón.

Les scandales montés de toute pièces par le régime pour distraire l’attention d’une population déjà accablée pas l’inflation, l’imminence de l’augmentation du prix de l’essence, les pénuries, les files d’attente et la violence, dont le régime ne parle pas.

Mais en jetant un coup d’oeil à la presse internationale, les demandes de l’ONU, parlements et dirigeants du monde entier demandant la libération des prisonniers politiques et d’arrêter les répressions, on peut constater que Maduro échoue magistralement avec ses tentatives maladroites d’inventer des coups d’état contre lui: 82% des vénézuéliens sont conscient que l’économie du pays est un désastre et 70% le trouvent incapable de gouverner.  Et malgré la censure qu’il impose, Maduro de peut pas cacher qu’il importe de l’essence dans le pays avec les plus grandes réserves pétrolières au monde; qu’il importe du café, nous qui étions producteurs et exportateurs d’un des meilleurs cafés au monde depuis l’époque de la colonie; pareil pour le riz; et ainsi avec un nombre infini de produits et services.

Maintenant Maduro échange pétrole contre café face à la chute de la production.  Nous apprenons aussi que 500.000 tonnes de canne à sucre vont pourrir dans les champs car les moissonneuses et les camions sont inutilisables manque d’entretien et de pièces de rechange.

C’est à dire, il n’y aura plus de sucre non plus.  Et cela se produit à un moment ou l’ont constate un excèdent de production de sucre sans précédent à niveau mondial

Le BCV nous cache les chiffres catastrophiques conséquence des mesures prises par Maduro: la chute de PIB cette année sera de l’ordre du 10% et l’inflation pourrait être supérieure à 120%.  Et ceci, pas à cause d’une guerre économique quelconque, mais plutôt à cause du gaspillage d’une corruption criminelle qui oblige le Vénézuela à payer 52.000 millions de dollars jusqu’en 2019 pour concept de dette, quand le baril de pétrole était à plus de 100 dollars; desquels 10.000 millions de dollars devront être payés cette année, et nos arches sont vides, les commerces sans inventaires, les pharmacies sans médicaments et les hôpitaux fermés manque de médicaments et matériel.

 Maduro ne se sent-il pas coupable que les médecins soient obligés à faire des mastectomies, c’est à dire à amputer les femmes de leurs seins, car les équipements de radiothérapie sont en panne, au même temps que lui dépense des millions pour l’achat de systèmes antiaériens pour sa défense personnelle?

Et n’est-il pas au courant que la Fédération de Médecins dénonce que son régime importe des médicament sans aucun contrôle sanitaire?

Selon le Crédit Suisse, le Vénézuela va devoir faire face cette année à un déficit en devises de 23.700 millions de dollars, qui n’aurait pas lieu d’être, si les fonctionnaires corrompus du régime n’avaient pas rempli leurs comptes personnels dans les banque d’Andorre et autres paradis fiscaux, avec de milliers de millions de dollars du Trésor  Public; si Chávez n’avait pas alimenté son égo avec les offrandes et cadeaux à ses complices et Maduro avait gardé dans les arches nationales tout cet argent qu’il a gaspillé en armements et voyages.

Le monde entier nous sait aujourd’hui pauvres, et que nous n’avons plus de crédit, même pas pour des aliments ou des médicaments.  Panama et Aruba exigent aux vénézuéliens 500 $ en liquide aux voyageurs dès leurs arrivé, quand le quota donné par Cadivi en liquide est d’à peine 300$.  La pauvreté touche près du 50% de la population, et la famine et les maladies gagnent du terrain chaque jour car cela fait des mois que le SICAD ne donne pas des devises et SIMADI non plus.  Et depuis un an et demi, de sont plus assignées des pension pour la Mission Amor Mayor (pension de vieillesse)

Les assassinats, l’impunité et l’arrestation arbitraire de la dissidence par contre augmentent de jour en jour avec le régime de Maduro, dénonce Amnistie International.  Les raisons officielles contre la proposition de Felipe González en faveur de la liberté de López et Ledezma sont une tache de plus pour Maduro.

Avant le déploiement totalitaire du chavisme, le Vénézuela était perçu comme un pays pacifique, démocratique riche et heureux.  Aujourd’hui c’est un pays pauvre, rongé par la corruption, la destructions du secteur producteur et de l’industrie, miné par la violence, la négation des droits humains et une immense tristesse et désespoir.

 

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