Friture de billets!

Pleineaile s'est brûlé les ailes du désir,de son désir celui de ne point voir" paraconter" la folie finalement non ordinaire, à l'illusion d'une existence fictive des mots sur un réseau libre et indépendant.

Sommes nous tous si pauvrement seuls qu'il nous faille aux uns et aux autres devoir chercher la chaleur d'un débat dans une "joui-sens" des maux écrits à l'Autre ,cette litanie de mots, cette" cochonnerie "dont parlait Antonin Artaud?

Se rencontrer dans le kaléidoscope des couleurs de l'autre,cet espoir vain d'assister au bing bang exponentiel de notre pensée vers un monde meilleur voilà à quoi nous en sommes réduits sur ce tissage "webien" tendu au dessus de notre blanc vide.

De ses accrocs nous palperons notre vérité ,erreront dans le vase vide et nous retisserons bien vite un entrelacs de sens afin de nourrir nos âmes avides.

De cette illusion de bataille et d'utilité nous ferons notre horizon et en toute conscience nous décevrons, car c'est ainsi que surfe l'humanité .

Nous jouissons comme nous pouvons ,dans l'amour comme dans la révolte ,ce qui fait de nous des poussières d'étoile rien d'autre et ce n'est déjà pas si mal.

 

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