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Billet de blog 1 juil. 2013

Mediapart, ennemi de classe. Doit-on l’interdire ?

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Voici deux mois, devant la puanteur que m’inspirait cette campagne anti-gouvernementale d’apprentis procureurs pour un manquement bénin déclaratif auquel je me suis moi-même livré à la même époque comme le faisaient alors 2 à 3 millions de contribuables, j’ouvrais le blog de la raison, « Faut-il boycotter Mediapart ? dernier réflexe de classe », sans trop d’illusions mais si on tente rien.

Cette campagne ne pouvait avoir que cet objectif manifeste, après dénonciation de Sarkozy, à Hollande, pour qu’il ne reste plus que du bleu-marine. Si à Villeneuve sur Lot, il a manqué 4% et d’une certaine manière, c’est une chance pour Elle, à la prochaine présidentielle dans deux ans maximum, ils ne manqueront plus. Mediapart s’y emploi et emploiera tout arguments, comme voici trois jours avec les débats : « Que deviennent nos révélations » ; « Contre la corruption, une opération main propre » ; « Réforme des retraites, justice sociale » et le bouquet, haut symbole bleu-marine « En finir avec l’Europe ».

La déstabilisation de l’électorat par des campagnes de dénigrement a été entièrement traité par Goebbels, voici 80 ans et est parfaitement suivit par Mediapart depuis que l’élection d’un socialiste lui en donne l’opportunité.

Calomniez, il en restera toujours quelque chose, qualifiait jusqu’alors la presse « peopol » sur les frasques show-bus, par pudeur la presse d’information se limitait. Mediapart en a fait l’essentiel de ses publications, en cible les politiques, et timidement suivit par les autres, ce qui fait dire à Raffarin « Nous sommes dans une peopolisation de la justice », ceci pour les procureurs people de type Mediapart mais ajoute « En pleine crise, notre pays perd confiance en lui, c’est d’une extrême gravité » en direction de ceux qui orchestrent ce « tous pourris » au profit du troisième. Quand un vieux roublard de droite prend la mesure avec un terme juste, s’il pouvait être entendu chez nous.

Quand ces polémiqueurs comprendront, tel Mauduit aujourd’hui, que l’infamie est en ses propos « de mise en examen infamante » dont il se délecte bien plus que dans les faits de soupçons de connivence en causse, et que par cette hargne à noircir tous les acteurs de la vie publique, ils font le lit de ceux qui les jetteront en camps.

Mediapart, ennemi de classe. Doit-on l’interdire ? Pour le sauver, et nous avec.

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