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Billet de blog 26 avr. 2020

La deuxième vague ne passera pas par nos écoles !

« La deuxième vague ne passera pas par nos écoles ! Pas de tests, pas de masques = droit de retrait » 2ème communiqué commun (23/04) contre la réouverture des écoles à partir du 11 mai des coordinations nationales éducation et lycéenne, du collectif des "Parents pas confiants", des Stylos Rouges et de Bloquons Blanquer.

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La Coordination nationale de l'Éducation, qui se réunit depuis plusieurs mois, s'est à nouveau tenue ce mercredi 22 avril. Elle a réuni plus de 80 personnels de l’Éducation de toutes catégories, du premier et du second degrés, en provenance de 18 académies. Étaient également invité·e·s des représentant·e·s de la Coordination Lycéenne Nationale et des parent·e·s d'élèves organisé·e·s dans des collectifs ou fédérations.

Après les annonces de Macron le 13 avril, Blanquer a abattu ses cartes ce 21 avril, alors même que ses « concertations » étaient censées être encore en cours et que le décompte macabre de l’épidémie venait de dépasser les 20 000 victimes. Le ministre a ainsi annoncé une réouverture des écoles et établissements selon les niveaux de classes en trois vagues, le 11, le 18 et le 25 mai.
Pourtant, tout indique que les écoles et établissements ne pourront pas rouvrir le 11 mai, ni le 18 ou le 25, avec les conditions sanitaires et matérielles minimales. La réalité objective est très claire, et est très largement rejetée par les personnels, les parents d'élèves et l'opinion publique : malgré l'alibi social mis en avant par Blanquer et démenti tous les jours de l'année, c'est une véritable mise en danger de la santé publique au profit des intérêts économiques !

Le gouvernement doit revenir à la raison et renoncer d'ici le 11 mai à la réouverture des écoles et établissements : mieux vaut le faire comme au Québec sous la pression de l’opinion, plutôt que de devoir le faire comme au Japon face à la reprise de l’épidémie.
En tout état de cause, une réouverture des écoles et établissements ne pourrait être envisagée sans que ces conditions ne soient réunies : des avis convergents validés par les institutions scientifiques et médicales concernant la situation épidémiologique ; des tests systématiques pour tous les personnels et élèves, comme le demande le CHSCT ministériel ; les équipements de protection revendiqués pour tous les personnels et élèves, y compris dans les transports : masques en nombre suffisant, gel hydroalcoolique, savon, conditions pour la distanciation sociale, etc.

Dans les écoles et établissements touchés en mars par l’épidémie, notamment dans les « clusters », tout le monde garde en tête les atermoiements et les coups de pression des hiérarchies, entre négation de l’épidémie et négation du droit de retrait. Plus de 20 000 morts plus tard, une telle attitude des hiérarchies serait criminelle.

Si le gouvernement ne revenait pas sur sa décision d'ici le 11 mai, alors il prendrait la responsabilité de mettre les personnels en situation de danger grave et imminent, de même qu'il mettrait en danger les élèves, leurs familles, ainsi que les personnels soignants et la santé publique.

La Coordination nationale de l’Éducation appelle les personnels à ne pas accepter d'être mis dans une telle situation de danger grave et imminent, et donc à exercer leur droit de retrait dès le 11 mai, ou avant pour les personnels techniques ou administratifs qui seraient convoqués pour organiser la réouverture des écoles et établissements.
Si notre droit de retrait était contesté par l’employeur, alors nous rendrions publique cette décision mettant en danger les personnels, et nous prendrions nos responsabilités en utilisant notre droit de grève, afin de sauvegarder notre santé, celle des élèves et de leurs famille, ainsi que la santé publique. »

Communiqué commun du 23 avril

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