Nous sommes des millions chaque jour à suivre les épisodes de la saga Hallyday pour connaître les nouveaux rebondissements et prises de position médiatiques aussi rocambolesques soient-elles, mais derrière cette histoire se déroule en réalité un drame familial stigmatisé par une nouvelle mentalité de notre société : le lynchage médiatique.
Ainsi coups bas, trahisons et révélations alimentent ces dernières semaines le quotidien des Français dont les plus passionnés se sentent légitimes, fans ou non, de prendre position sur les réseaux sociaux via les pages personnelles des stars. Commentaires de soutien ou de haine, le déferlement ne s’arrête pas. À se demander qui va gagner dans cette affaire ou en perdra le moins possible.
Si cette histoire d’héritage fait peut-être écho à certaines problématiques des Français à travers les déchirures familiales, elle n’en reste pas moins une affaire privée et personnelle dont personne ne connaît les tenants et les aboutissants : pour preuve les nombreuses révélations qui surgissent chaque jour dans une surenchère d’éléments, de prise de position, de rumeurs ou de ragots. Il serait bon de rappeler aux internautes qu’aucun d’entre eux ne touchera les fameux millions, qu’ils prennent parti pour l’un ou l’autre camp. Aucun n’aura de pourcentage sur l’héritage, alors quel intérêt de se mêler « d’histoires de riches » qui ne connaissent ni leurs supporters ni leurs détracteurs et ne leur verseront pas un centime? Si ce n’est alimenter une fois encore la haine ambiante qui devient la nouvelle ligne de conduite de la France depuis quelques années. Tout comme le star system dont la langue qui se libère aurait certainement été moins prolixe si notre Johnny d’Hallyday était encore là pour mettre de l’ordre dans sa vie et dans son environnement familial (plus directement qu’il l’a fait pour ses affaires).
Mais les absents ont toujours tort, surtout ceux dont la communication n’était pas le point fort.
Faisons contre-poids et gardons notre salive pour chanter plutôt que cracher : écoutons un bon disque de Johnny sans nous mêler des prises de bec de sa descendance, c’est mieux pour les oreilles et ça polluera moins la toile !