François Hollande, candidat de tous ceux qui se reconnaisent dans les valeur de la Gauche

Lorsque l'on confronte les résultats du deuxième tour de la primaire présidentielle socialiste à ceux du premier tour, on est frappé par la grande stabilité qu'il y a entre eux. Il semble que le ralliement de tous les candidats malheureux du premier tour derrière la bannière de François Hollande n'a pas eu d'effet notable. En effet, au deuxième tour, les électeurs ont réparti leurs voix entre Hollande et Aubry dans la même proportion que les votes exprimés pour ces deux candidats au premier tour, à un demi pourcent près. Ainsi, au premier tour, Hollande totalisait 56,3% des voix qui s'étaient portées sur lui et sa concurrente immédiate (qui, elle, arithmétique oblige, récoltait 43,7% de ces voix). Avec 56,8% des voix au deuxième tour pour Hollande, on voit que les électeurs qui n'avaient pas voté pour l'un des deux finalistes au premier tour ont, au deuxième tour, répartis leurs voix de manière quasi identique à ceux qui avaient voté pour Hollande et Aubry au premier tour. Au mieux, le soutien qu'il a reçu des autres candidats a permis à Hollande d'améliorer son score d'un demi pourcent, ce qui ne change nullement la physionomie du vote.

On peut en déduire que les électeurs et électrices partageant les valeurs de la Gauche n'ont pas été, dans leur très grande majorité, influencés par le ralliement des candidats éléminés au premier tour à François Hollande. Celui-ci n'a donc de compte à rendre à aucun d'entre eux. C'est une bonne chose. François Hollande est le candidat porteur des espoirs de changement de tous ceux qui, ayant participé ou non à l'élection primaire socialiste, se reconnaissent dans les valeurs de la Gauche, et c'est à eux seuls et eux tous qu'il est maintenant redevable.

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