Appel adressé à Mrs Jadot-Hamon-Mélenchon à se reunir autour de la constituante

À vous, Messieurs Jadot-Hamon-Mélenchon et à vos électorats respectifs : nous devrions nous rassembler en mettant le projet de la Constituante en programme commun et en nous limitant à ne porter que ce projet-là.

Regardons la situation : vos 2 projets s’opposent frontalement à la Finance, n’est-ce pas ? Aussi, ont-ils besoin d’être mis sous la protection du peuple quand le temps sera venu de les réaliser. Vous savez combien la Finance est redoutable pour dresser les gens les uns contre les autres quand ses intérêts sont en jeu. Pour elle, une guerre est bonne si cela lui rapporte ou si cela lui permet de conserver son pouvoir.

C’est là où la Constituante jouerait un rôle-clé pour nous aider à guérir de 60 ans de conditionnement à l’infantilisme-citoyen, résultat de la Constitution de 58, forme de délégation totale de notre souveraineté.

Elle est l’outil pour accélérer notre guérison. Deux ans de Constituante est un temps qui permet aux citoyens de vérifier qu’on ne cherche pas à les tromper, qu’ils participent réellement et activement à la fabrication de cette nouvelle constitution. Si à l’arrivée, ils vérifient que le pouvoir leur ait bien donné en étant au-dessus de leurs représentants, alors ils seront en capacité de protéger les projets qu’ils jugeront utiles : sans doute les vôtres, Messieurs, qui montrent cette volonté d’être socialement justes et écologiquement durables. Ils joueront cette force qui seule est capable de remettre la Finance à la place qu’ils jugeront utile pour la société. C’est la première raison pour mettre en veille dans l’immédiat vos autres parties programmatiques toutes intéressantes qu’elles puissent être pour après la Constituante.

 

Concentrons-nous sur la Constituante.

Messieurs les candidats, vous êtes les mieux placés pour savoir qu’il n’est pas prévu dans la Constitution de 58, que les citoyens puissent déclencher le processus d’une Constituante par eux-mêmes. Paradoxe de cette constitution, bien que le peuple soit déclaré souverain selon l’art 3, il est obligé de demander la permission à ses représentants s’il veut en changer. Vous savez qu’une telle réforme ne sera jamais proposée sous forme de Congrès. Nos représentants des 2 assemblées n’ont aucun intérêt, sinon démocratique, à redonner au peuple le pouvoir de les contrôler. Si la démocratie guidait leurs pas, cela serait fait depuis longtemps. L’approche la plus réaliste pour les citoyens d’obtenir pacifiquement une constituante est de trouver quelques rares candidats suffisamment démocrates pour accepter de porter ce projet à la présidentielle. Une fois élu, ce président pourra jouer de l’article 11 pour lancer le processus de la constituante…. s’il veut bien respecter son contrat envers ses électeurs. Il faut bien rappeler ici que la constitution de 58 ne l’y oblige pas. Aucun contrôle citoyen n’ayant été prévu, cette constitution rend légale le fait que des représentants puissent faire le contraire des promesses du candidat. C’est entre autre cet aspect non-démocratique que nous voulons changer.

Il est positif que vous soyez plusieurs candidats à porter ce projet : un changement de constitution ne peut pas être la proposition d’un seul parti. La contrepartie que chaque candidat doit accepter pour son mouvement respectif est de laisser momentanément le restant de son programme qui actuellement divise vos électorats et affaiblisse cet objectif de la 6e République. Empêcher la division est la 2ᵉ raison pour nous limiter à ce seul objectif de la mise en place d’une Constituante.

 

Et puis il y a le FN.

N’ayons pas à regretter de ne pas avoir tout fait pour empêcher son arrivée ! Songez si les super-pouvoirs conférés par la Constitution de 58 passaient aux mains de ce parti !!! Macron le banquier honteux, candidat de la finance, n’empêchera pas l’arrivée du FN. Malgré la culpabilisation massive habituelle que les principaux médias infligent au peuple, toutes les conditions sont réunies pour que le vote anti-FN soit inopérant cette fois-ci. A nos « Bien-Pensants », inversons le problème : plutôt que de culpabiliser les gens tentés par le FN, la Finance a actuellement les clés et l’entière responsabilité en ne faisant pas reculer les idées de ce parti. Il suffit que la Finance accepte de se soumettre à la démocratie. Toutes les crises ayant produit la montée du FN viennent de cette pensée néolibérale qui exige d’extraire l’économie du contrôle de la Démocratie. Il semblerait que nous soyons à ce moment de vérité où cette culpabilisation, cette injonction paradoxale que les puissants utilisent pour soumettre un peuple à voter le candidat de la Finance contre celui du FN n’ait plus d’effet. Rappel historique : le FN arrivant à l’Exécutif est peut-être odieux à la Finance mais rappelons qu’à une autre époque, la Finance a favorisé l’arrivée d’Hitler au pouvoir et s’est largement compromise avec lui par la suite… Évitons la sempiternelle répétition de l’erreur.

 

Reste la 3ᵉ voie.

C’est pourquoi, seul ce projet de réforme de la Constitution porté par deux candidats ayant notre confiance peut éviter l’arrivée du FN et la poursuite de l’emballement de la Finance.

- Seule cette proposition possède la force de rallier ces citoyens devenus abstentionnistes pour ne plus avoir à cautionner notre non-démocratie actuelle.

- Seule cette proposition peut faire hésiter ces lepenistes qui ont longtemps voté à gauche à revenir sur leurs pas.

Que se soit Monsieur Hamon ou Monsieur Mélenchon qui représente ce projet, peu importe : jouez à pile ou face s’il le faut pour écarter toute méthode qui obligerait l’autre à se soumettre. Aucun des deux électorats ne l’acceptera avec juste raison. Ayons en tête que le candidat qui restera sera le porteur du seul projet de cette 6ᵉ république qui doit nous extraire de tout paroxysme politique et financier. On ne soulève pas de tels espoirs sans comprendre les conséquences qui pourraient advenir s’ils devaient être détruits par notre incapacité à nous réunir.

 

Contribution envoyée à Mrs Jadot, Hamon et Mélenchon.

Merci à tous ceux qui  jugeront bon de la partager.

 

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