L'affaire du piratage d'ADOBE, le géant du numerique dans le multimedia, ne cesse de prendre de l'ampleur

L'affaire du piratage du géant du numerique dans le multimedia Adobe continue: on parle désormais de 150 millions de comptes piratés. Ces 2 liens sont très instructif sur la securité de nos données sur le cloud. http://www.itespresso.fr/securite-it-adobe-battue-breche-69909.htmlhttp://www.itespresso.fr/securite-it-38-millions-comptes-adobe-pirates-69470.html

L'affaire du piratage du géant du numerique dans le multimedia Adobe continue: on parle désormais de 150 millions de comptes piratés. Ces 2 liens sont très instructif sur la securité de nos données sur le cloud.
http://www.itespresso.fr/securite-it-adobe-battue-breche-69909.html

http://www.itespresso.fr/securite-it-38-millions-comptes-adobe-pirates-69470.html
Le piratage d'Adobe confirme qu'avec internet, le gigantisme devient un défaut majeur pour la sécurité de nos données (ici, bancaires).
La concentration aboutissant à quelques entreprises géantes facilite le travail des hackers ou du NSA. Le seul coffre-fort d'Adobe a permis d'accéder à des millions de comptes. Ce gigantisme est le bonheur des pilleurs de données. Autant dire qu'ils doivent être très nombreux à tenter leur chance. Les entreprises plus petites risquent moins cette mésaventures. Pour le Hacker, le rapport entre le bénéfice espéré et l'investissement est beaucoup plus risqué: pourquoi alors perdre du temps quand il existe des eldorados accessibles pour un effort identique ?

C'est amusant aussi d'aller sur le site d'Adobe: aucune excuse, motus et bouche cousu sur les 150 millions de comptes visités. On rêve devant un tel comportement inconséquent. En entendez-vous parler aussi aux infos? Pourtant Facebook panique: il pense que certains des utilisateurs des 2 sociétés utilisent les même mots de passe et identifiants.

Adobe, choisissant la discrétion, a préféré envoyer 3 millions de courriers, et sans doute plus depuis pour prevenir les victimes. Après, que les clients se débrouillent à aller très vite voir leurs banques pour changer de carte de paiement: sympathique! Une entreprise sérieuse assumant ses responsabilités!

Cet exemple qui n'est  pas le seul, montre qu'il y a bien un avant et un après internet. Le gigantisme privé (mais aussi le logiciel-propriétaire) ne peuvent exister que dans le monde d'avant-internet. On est en train de découvrir une faiblesse majeure. Ce n'est pas Internet qui disparaîtra: Il est le progrès. Aussi, ces géants apparaîtront de plus en plus sous les traits de dinosaures en fin de règne. Internet nous oblige à une nouvelle manière de travailler, une nouvelle économie, basée sur le partage rendant l'espionnage inutile. Bien sûr la remise cause de nos habitudes feront grincer des dents, le temps de comprendre les avantages de ces nouveaux raisonnements, de cette nouvelle philosophie de vie.

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