Dans la forêt du déclôt

Apparaissent des traces quasi invisibles sur le galet d'Étioles dans les murs de béton de Roland SIMOUNET ouverts de forêt. Y Jardine l'enfouis.

 

 D A N S   L A  F O R Ê T   D U   D É C L Ô T

 

 

Apparaît

 

L’épiderme rugueux d’une forteresse spectrale

 

Vestige de grandes chasses magdaléniennes

 

Y bétonne d’éclats l’estompe cruelle d’un gué

 

Y sourd la lumière fragmentée du temps

 

 

L’intérieur respire le défroid

 

Les traces grisées effacent l’horizon des murailles

 

Le visible indure la citadelle de l’ouvert

 

La mousse pulpe aux chéneaux

 

L’arbre humide matrice le béton

 

 

Des rennes traversent vraiment au Pincevent

 

 

La mémoire perce le composite des corps

 

Des runes convergent dans le filtre lumineux de l’invisible

 

 Une cavalcade dure sur le galet d’Étioles

 

 

L’arête vive des rigoles abonde d’eau antérieure

 

La matière concrète de l’espace

 

 

Pascal Verrier

En hommage à

Roland SIMOUNET

Musée de préhistoire de Nemours  25 octobre 2019

 

 

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