Binayak enfin libre, la vigilance reste de mise

  Binayak Sen, le "good doctor" indien, humaniste et militant des Droits de l'Homme, accusé de participation à la lutte naxalite et emprisonné, durant 2 ans, sur de fausses accusations de terrorisme dans l'état du Chhattisgarh est enfin libre.

 

 

Binayak Sen, le "good doctor" indien, humaniste et militant des Droits de l'Homme, accusé de participation à la lutte naxalite et emprisonné, durant 2 ans, sur de fausses accusations de terrorisme dans l'état du Chhattisgarh est enfin libre.

Il a enfin été libéré sous caution, ce mardi, par décision de la Cour Suprême.

 

 

Binayak Sen dans un des nombreux village où il exerçait son métier de pédiatre.

Binayak in one of the villages where he used to work © Tous droits réservés Binayak Sen dans un des nombreux village où il exerçait son métier de pédiatre. Binayak in one of the villages where he used to work © Tous droits réservés

Ce dénouement provisoire et heureux fait suite à la mobilisation de sa famille et amis, collègues et étudiants, patients et d'organisations comme Amnesty International ou les lauréats du PrixNobel qui n'ont eu de cesse d'essayer d'attirer l'attention du Gourvernement indien, des opinions publiques et de la presse sur le cas de ce prisonnier politique.

 

 

Difficilement mais vaille que vaille la pression médiatique orchestrée tant en Inde qu'en Grande-Bretagne ou dans le monde francophone a porté, au lendemain du second anniversaire de sa détention, le 17 mai, alors que sa vie était mise en péril par la menace d'être opéré du coeur dans un hôpital de seconde zone à Raipur.

 

Alors que se tenaient les élections de la "plus grande démocratie du monde" (sic), et que la Cour Suprême du Chhattisgarh avait ajourné l'audience devant statuer sur la demande de Binayak de bénéficier de soin médicaux de qualité, et après que Dipankar, son petit frère, venu d'Anvers, s'était vu refusé une visite à la prison de Raipur le 7 mai dernier, nous n'espérions plus un tel dénouement.

 

La mobilisation doit cependant continuer. Binayak doit être lavé des accusations pesant encore contre lui, être soigné et autorisé à reprendre son activité de médecin pacifiste au profit des populations tribales.

 

Nous avons gagné une bataille. Une bataille seulement. Mais l'espoir est là et la lutte pour la Justice se poursuit avec pour leitmotiv, ces mots tenaces et tendres : Tum akele nahin ho*!

 

 

* "Tu n'es pas seul".

 

Binayak Sen dans le fourgon cellulaire, juste après son arrestation. © Tehelka -  Binayak in a prison van Binayak Sen dans le fourgon cellulaire, juste après son arrestation. © Tehelka - Binayak in a prison van

-------------

Pour en savoir plus, vous pouvez lire :


 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.