Une mobilité urbaine verte et intelligente se dessine

A côté de l'épidémie de construction de tramways et autres d'infrastructures dites peu polluantes, la technologie propose de révolutionner les déplacements urbains et de revenir à la base : la marche et le vélo.

Les efforts de l'Union Européeenne

L'injonction vers davantage de marche et de vélo est double : un bon sens écologique et une indication phare en terme de santé. Fort ce ce constat, l'Union Européenne a lancé en Juin 2015,  le projet TRACE. Il s'agit d'une vaste étude urbaine reposant sur des solutions de tracking géographique et permettant de caractériser et d'étudier la marche à pieds et le vélo dans les métropoles et les villes. Cette étude se veut le socle pour étudier et proposer des solutions permettant de faciliter et d'augmenter la part de ces transports.

Huit villes européennes sont donc devenues des laboratoires. Pour changer les comportements, il faut en effet les comprendre. Des applications en été déployées afin de faciliter et d'inciter les choix mobilité urbaine vers les solutions écologiques. Un programme remontera et exploitera les données pour les urbanistes et décideurs de la ville.

SMS, téléphones mobiles, smartphones munis de GPS sont donc en surchauffe pour tracer les "testeurs". De nombreux domaines sont connexes comme la confidentialité des données, l'interopérabilité, la fiscalité et les algorithmes et les infrastructures entrent en jeu. 2 axes rentrent en jeu : le tracking lui-même et son amélioration, et d'autre par les données et leur exploitation.

TRACE permettra, une fois les enseignements tirés, aux municipalités européennes de mettre en place des outils pertinents.

Les initiatives privées et locales basées sur les téléphones mobiles de dernière génération 

Le Smartphone est littéralement téléphone intelligent, est un téléphone mobile avec la puissance de calcul, de mémoire et de connexion de données est beaucoup plus avancé par rapport à la normale des téléphones mobiles. Le wifi et le GPS participent aux fonctions de géolocalisation en temps réel. Plus courants qu'il n'y parait en ville, les problèmes d'absence de connexion Data Edge ou 3/4g ont été résolus de manière plutôt anachronique. Les téléphones peuvent en effet s'affranchir de la connexion data envoyant des des SMS ou des MMS avec leurs positions. Une plateforme d'envoi de MMS peut traiter les message et les rerouter vers le programme principal.

Nous laisserons de coté les applications de covoiturage qui minimisent in fine tout autant l'impact environnemental - mais carboné - car ce n'est pas le sujet de cet article.

Il existe de nombreuses applications qui valorisent et optimisent la marche et/ou le vélo. 4 catégories émergent : les applications locales propres à une ville, une métropole ou une région - les applications de cartographie, de géolocalisation et de navigation - les applications dédiées à la santé et au running/cycling - les applications diverses où la géolocalisation fait partie des options (par exemple des annuaires de retaurants, des applications de tourisme).. 

Ces applications se sont adaptées aux marcheurs/cyclistes et se faisant, en donnant des informations sur les trajets, elle peuvent inciter à donner dans le déplacement propre, écologique et saint.

Des applications et des efforts en matière d'infrastructure

Les tramways et variations de vélos municipaux, qui fleurissent dans toute agglomération, peuvent être optimisés de manière significative avec leurs applications dédiées. C'est la plupart du temps le cas dans chaque ville et chaque service. Donner le temps de marche ou de vélo nécessaire, c'est ouvrir l'esprit vers un autre mode de déplacement. 

Faciliter la marche et le vélo en milieu urbain en informant sur les temps de parcours, c'est ce que font d'une autre manière les panneaux intelligents disposés à Grenoble . On se met petit à petit à dédiaboliser un déplacement à pied. Le temps d'attendre le tramway ou le bus, les détours qu'ils imposent, tout cela se compare plus facilement aux données annoncées par les panneaux.

La promotion par le biais d'événements

De nombreuses villes favorisent ponctuellement auprès du grand public la marche (Montréal) et le vélo par des journées de sensibilisation ou des fermetures ponctuelles (Nice) ou définitives (Paris) de voies routières. Les professionnels et les cadres municipaux sont également de plus en plus souvent sensibilisés ( http://www.cerema.fr/30-31-mars-2015-journees-d-echanges-sur-la-a611.html ).

Ne pas négliger l'essentiel

Les reflexions et les expérimentations avancent, dans de nombreuses directions, avec la technologie en tête de ligne ou en renfort. Il faut cependant que les trajets proposés soient agréables et non dangereux. C'est une évidence et pourtant ont constate qu'il reste beaucoup à faire en France pour que les cyclistes et les piétons se réapproprient les villes. De nombreuses solutions de vélo à la demande n'ont pas en face leur répondant en matière de voies cyclables.

Le tout-piéton lève également de nombreuses oppositions de la part de commerçants d'automobilistes et de riverains. A Paris, il semble que le traffic se déplace et que certaines pétionnisations soient un rémède pire que le mal à bien des égards. Là encore, la technologie, via le big data peut être une aide préciseuse.

Plus que jamais, conduire le changement et la transition écologique n'est pas une simple affaire !

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