Jounal perso: Mon fils essaie d'intégrer une école d'architecture: mission impossible

https://www.letudiant.fr/etudes/secteurs/architecture.html

Les études deviennent de plus en plus sélective et mon fils le voit aujourd’hui. Il avait 15 - 16 de moyenne dans un lycée d’un niveau correct. La surprise qu’il a eu en entrant dans une prépa d’architecture renommée fut grande quand il a vu qu’il n’arrivait même pas à décoller de la 80eme place sur 100 dans sa prépa d’architecture qui coûte d’ailleurs très cher mais c’est devenu obligatoire si on veut avoir une chance de se démarquer parce qu’avec seulement 130 étudiants qui sont finalement sélectionnés pour pouvoir intégrer une école d’architecte il faut voir les 3000 qui se sont présenté pour intégrer une école d’archi parisienne. Autant vous dire qu’il vaut mieux mettre toutes les chances de son coté dans ce genre de situation.

Un décalage entre le niveau au lycée et le niveau dans le supérieur?

J’ai l’impression que l’écart de niveau entre l’enseignement dispensés par les lycées et collèges est de moins en moins adapté à la poursuite d’étude dans le supérieur. Ce qui est un paradoxe quand on voit que le nombre d’élèves admis dans le supérieur à plus que doublé en 30 ans. Je pense qu’il faut voir ici une baisse de niveau globale qui est favorisé par un accès au diplôme qui est devenu trop simple surtout lorsque l’on parle de brevet des collèges ou de bac. Pourquoi distribuer un diplôme si il n’est plus reconnu par les entreprises? Il suffit de voir la réussite au bac qui est passé de 61.7% en 1967 à plus de 90% en 2020. Sans oublier le nombre de mentions très bien qui a été multiplié par 10 entre ces 2 dates. Je pense que la réponse est simple: l’enseignement supérieur a gardé plus ou moins le même niveau mais l’enseignement scolaire dispensé dans les lycées de la république semble avoir grandement avoir baissé, je parle ici des lycées publics et non des lycées privés que je ne connais pas car je n’y ai jamais étudié et n’y ait pas inscris mon enfant car je suis plus pour l’échange et la mixité social ce qui il faut le dire n’est pas vraiment le cas dans les établissements privé payants et donc fréquenté par les personnes plus aisés. 

 

Une égalité des chances mise en péril?

 

Il est clair que l’égalité des chances quand on parle des études n’est pas présente. Effectivement, les meilleurs lycées se trouvent dans les quartiers parisiens réputés ou se regroupe une population aisée. Le comble dans tout cela est que ce sont les meilleurs lycées de france et qu’ils sont gratuits (lycée Montaigne, lycée Louis Le Grand). Les lycées des grandes villes telles que lyon ( Lycée du Parc), à Marseille (Lycée Thiers), ou à Nice (lycée Masséna) sont aussi de très bons lycées, loin des meilleurs lycées parisiens mais tout à fait acceptables pour avoir un enseignement de qualité et qui permet d’accéder à l’enseignement supérieur sans trop de difficulté selon moi. Dans les plus petites villes comme la mienne, Il y a un seul lycée et il ne prépare pas aussi bien au supérieur que les lycées dans les grandes villes. En conclusion, habiter dans les quartiers cotés des grandes villes (Masséna à Nice ou le 5ème arrondissement à Paris) prépare mieux à accéder à l’enseignement supérieur et qui favorise les personnes qui y résident, mais le coût au mètre carré de ces quartier est bien plus élevés que la moyenne française. 

 

De plus, les nouveaux organisme de formation privés qui proposent des stages, accompagnements, tutorat etc…. ont un cout considérable (au moins 5000€ l’année et cela s'envole pour les prépas de médecine les plus réputées à Paris). Ces accompagnements ne sont donc pas non plus accessibles aux plus démunis.
Néanmoins, il est nécessaire de nuancer mon propos. Effectivement, l’Etat Francais offre à tout étudiant venant d’une famille ayant de faible revenu de suivre des études sans “coûter” d’argent à sa famille. Effectivement, les frais d’inscriptions dans les universités / écoles sont offerts pour les détenteur d’une bourse. Les logements proposés par le Crouss sont à des tarifs tout à fait raisonnables pour les étudiants et en partie couverts par les APL et la bourse étudiante. Il est donc possible de suivre des études dans le supérieur en France pour la quasi majorité des étudiants mais il faut qu’ils fassent preuves d’une grande détermination pour rivaliser avec les étudiants ayant une meilleure situation qu’eux.



Sources: 

https://www.forum-prepa-architecture.fr/

https://www.service-public.fr/

 

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