19 mars printanier, confiné

ralentir dans le confinement, c'est pas gagné

Ce moment de confinement est l'occasion, pour moi, de voir ce qui peut être enlevé de nos emplois du temps saturés, et de ne pas chercher à systématiquement remplacer une activité "réelle" "physique" par une activité virtuelle. J'ai envie de pouvoir essayer de faire moins réellement. Et de prendre plus de temps, réellement.


Confinée en ralentissant, en prenant le temps. C'est pas gagné, car vite le téléphone tout près, l'ordi pas loin, ...sont des occasions de s'agiter...
mais la crainte réelle de ce mauvais virus dont on ne sait pas combien de temps il va nous menacer, fait mesurer la joie d'être en vie, et en paix. Si le Président de la République a employé le mot guerre, pour désigner les temps présents, je conteste et justement je mesure dans cette période exceptionnelle, ce que ce serait si on était en guerre! avec non pas la crainte d'être infecté par un virus agressif mais par un ennemi physique, un des nôtres, celui d'à côté qui tout d'un coup devient celui/ celle à abattre. Nous sommes en phase de protection, de nous, des autres et ce message "protégeons nous tous" est aussi porteur d'espoir.

Ce moment permet aussi de s'interroger sur son utilité sociale, qui ne passe pas, pour beaucoup d'entre nous, par la voie professionnelle, puisqu'en ce moment, beaucoup de nos activités n'ont pas suffisamment d'utilité sociale pour être maintenues. La question que je me pose c'est comment puis-je aider ceux dont l'activité professionnelle est utile et nécessaire à mener leur vie professionnelle, personnelle, familiale en ces temps de confinement?



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