TRUMP
Sur le blog de Philippe, un commentateur dont j'ignore le vrai nom vient d'écrire ceci :
« Sauf que le Donald agit, certes de façon parfois impulsive, mais toujours dans l’intérêt de son pays. »
Certainement pas. Ça, c’est ce qu’on peut conclure si l’on observe la politique comme un théâtre de Guignol, si l’on cherche chez les politiciens ce que l’on recherche chez une vedette du cinéma ou de la chanson.
Si l’on regarde d’un peu plus près, on voit que Donald Trump est en train de détruire l’OTAN, qu’il se met à dos ses alliés les plus fidèles (Canada, Europe…), qu’il ruine sa base électorale avec sa guerre commerciale imbécile (pauvres, agriculteurs, petits entrepreneurs…), qu’il est profondément anti-américain par sa guerre systématique contre les piliers de la démocratie (séparation des pouvoirs, autonomie des États, refus de la corruption, contrôle de l’exécutif par le législatif et le judiciaire…), qu’il se met à dos les immigrés légaux, base de l’éthos américain, en les faisant harceler par sa police dictatoriale de l’immigration, qu’il sabote le prestige mondial des États-Unis en mettant fin à ses interventions humanitaires (suppression de l’USAID), en détruisant le droit international dont ils étaient le champion (velléités d’annexion du Canada et du Groenland, meurtre par l’armée de trafiquants de drogue présumés…), en se faisant le laquais de l’État-voyou et dictatorial russe, en ridiculisant les États-Unis par sa bêtise, sa vulgarité, son comportement narcissique et infantile.
Les États-Unis ont été créés par des réfugiés européens qui fuyaient l’arbitraire monarchique, et qui se sont juré de ne plus jamais le tolérer. Le comportement dictatorial de Trump a récemment conduit près de 7 millions de personnes à manifester à travers le pays avec ce slogan éminemment américain, « No kings ». Pas de rois.
Et qu’a trouvé de plus malin à faire Donald Trump, pour s’en moquer ? Il s’est mis en scène dans une vidéo créée par l’intelligence artificielle, une couronne sur la tête, en train de prendre les commandes d’un avion de chasse baptisé « Le roi Trump » et de larguer… des tonnes d’excréments sur les manifestants.
Réfléchissez à ça. Trump se vante de littéralement ch… sur les Américains. En envoyant l’armée contre eux.
Et vous trouvez qu’il a « Make America Great Again » ? Il a rendu l’Amérique toute petite, voire inexistante. Il l’a ridiculisée, il l’a sabotée dans ses fondements les plus importants.
Il a pleinement joué son rôle d’agent d’influence russe recruté dans les années 1980 pour détruire les États-Unis de l’intérieur, à peu près au même moment où les Soviétiques s’employaient à détruire le parti Républicain de l’intérieur en y infiltrant, à très haut niveau, des agents russes comme Edward Lozansky ou Dimitri Simes.
Le KGB s’était d’abord reposé sur les partis de gauche pour noyauter les pays occidentaux. Désormais, il allait s’appuyer sur les partis de droite, stratégie qui fut poursuivie lorsqu’il prit le pouvoir en mettant sa marionnette Vladimir Poutine à la présidence du pays.
Pire, du point de vue de l’extrême droite européenne et internationale, celui que vous adoptez ici même si vous rejetez cette étiquette : il a discrédité pour longtemps les légitimes revendications des identitaires blancs, chrétiens, occidentaux.
« Nous », les activistes de « notre camp », nous avons passé des décennies à sacrifier notre vie sociale, notre prospérité personnelle, notre santé et parfois notre vie pour accréditer ce que le bloc gauchiste tout-puissant voulait à tout prix dissimuler aux populations : le Grand remplacement, l’effet désastreux de l’immigration de masse, le plan totalitaire de l’islam pour détruire l’Occident, la nécessité vitale de préserver notre culture et notre race du génocide par submersion ethnique.
Et au moment même où la « lépénisation des esprits » porte ses fruits, où les dirigeants européens les plus classiques et les plus centristes, comme Emmanuel Macron ou Rishi Sunak, reprennent à leur compte des positions qui auraient valu des condamnations pénales à leurs auteurs quelques années auparavant, ce gros bourrin de Donald Trump arrive et discrédite pour longtemps, à cause de ses dérives, la lutte contre l’immigration de masse, l’islamisation et la délinquance, ainsi que la cause du libéralisme, de la baisse des dépenses publiques et de l’État amaigri, recentré sur ses missions essentielles.
C’est un sans-faute stratégique pour le KGB et ses successeurs, et une faute morale et politique pour les idiots utiles occidentaux qui l’ont soutenu dans cette entreprise.