Altice-SFR détruit encore des emplois pour accroitre son taux de profits.

Après avoir détruit 5000 emplois en 2018, Drahi-Pereira, utilisant le choc crée par la pandémie, et malgré que les télécom ont fonctionné à plein régime, comme la distribution, non seulement ils se sont contentés de faire payer 70% de salariés par le chômage dit partiel, mais dans la vague de licenciements en France, ils contribuent avec 1700 emplois supprimés.

Choukrane (DSC UNSA) et Courtillat (DSC CFDT) étaient au courant de ce PDV depuis au moins septembre 2020, sinon depuis le début de l’été. Ils ont gardé l’info. Attitude criminelle puisque cela empêche les salariés de prendre leurs dispositions dans leur vie et celles de leurs familles.
Raison, pour laquelle beaucoup partent de la CFDT.

Choukrane lorsqu’il déclare à la presse qu’il "ne comprend pas cette logique de suppression » met en évidence encore une fois de plus son double jeu.

Pourquoi ces responsables syndicaux n’ont pas prévenu en temps et en heure les salaries que Pereira et son acolyte Rabuel préparaient un nouveau plan de licenciement dans SFR ? Tôt au tard cela se saura.

Avant-hier 3 mars 2021 dans le CSEC extraordinaire, Rabuel a fait un show pour empêcher le déroulement de la réunion et faire face aux élus, en prétextant que l’UNSA avait fait filtrer le document qui devait être présenté, et qu’il allait communiquer à la presse son plan de PDV. Il a ajouté que le plan avait déjà l’accord de la Ministre. À vérifier. La chose étant qu’au moment où il faisait son théâtre, il avait déjà donné une interview au journal Les Echos, qui rapidement l’avait publié dans son site internet.

C’est quand même bizarre cette fuite du document par l’UNSA, qui a servi de prétexte à Rabuel pour s’effacer de la réunion du CSEC.

La réunion extraordinaire convoquée pour une consultation sur les orientations stratégiques, seulement 4 mois après que le même sujet ait déjà été traité, laisse bien comprendre qu’Altice a monté un coup pour avancer sur les licenciements dont l’organisation devait avoir été bien bouclée et que Pereira devait avoir exigé « d’accélérer ». Sur ce point la résolution du CESC du 3 mars 2021 considère que ce « changement soudain de stratégie [prétexte de la convocation a la réunion extraordinaire] ne peut que corroborer la notion de fraude tant à un éventuel PSE qu’au non-respect des accords liant l’entreprise à son personnel ».

Pour une bonne partie des emplois supprimés de la Dir. Réseau SFR, seront recréés par dumping social dans les entreprises de l’actionnaire Pereira, et le pilotage de ses activités ne se fera plus par les ingénieurs chevronnés de SFR, mais par Rhôn'Telecom.

Or, les entreprises sous-traitantes de SFR font l’objet des enquêtes par la police des frontières (PAF) qui a constaté que « certains des travailleurs présentés comme Portugais sont en fait des Brésiliens, qui pourraient être en situation irrégulière. Ils logeraient à 5 ou 6 par chambre et leur salaire n’excéderait pas 800 euros par mois. ». Voir « Au Pays basque, la sous-traitance portugaise de SFR visée par une enquête », 20 janvier 2021, Par Dan Israel, Mediapart.

Les syndicats mobiliseront-ils les salariés contre cette nouvelle atteinte à leurs intérêts ? Rien n’est moins sûr. Les syndicats UNSA et CFDT, très majoritaires à SFR depuis toujours, sont favorable à la paix sociale et à l’entente avec les tauliers.

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