CHILI / COVID-19 : Prisonniers politiques du 18 Octobre en grève de la faim

Une action collective et massive élaborée de l'intérieur même des prisons a été menée en manifestant le mécontentement et les demandes de la population pénale organisée. Une grève de la faim exige changer la prison préventive des prisonniers politiques pour un arrêt domiciliaire.

Prisonniers politiques du 18 Octobre chilien en grève de la faim, pour changer la prison préventive pour un arrêt domiciliaire © Prisonniers politiques prison de Santiago


Coordinadora por la libertad de los prisonerxs politicxs del 18 de Octubre 2019.

Leur page Facebook ici.

La scène du territoire aujourd'hui est complexe et vertigineuse dans les conditions que la crise sanitaire provoquée par le covid19 et l'action erratique des dirigeants ont provoqué. Les mesures d'atténuation des contagions ont été contre-productives, insuffisantes et contradictoires : ils nous disent de rester à la maison mais qu'ils ne peuvent pas nous empêcher de nous virer ou de ne pas nous payer notre salaire. On nous dit de penser à la population la plus vulnérable mais ils ne font rien avec le surpeuplement et l'absence de mesures sanitaires dans les prisons du pays, en fait on ignore et ils reportent les mesures, inévitablement débordant.


Face à cette situation sur tout le territoire le lundi 6 avril, une action collective et massive élaborée de l'intérieur même des prisons a été menée en manifestant le mécontentement et les demandes de la population pénale organisée. Certains ont attribué l'action à un mouvement croissant de protestation intracarcelaire, concerté, médité et autoconscient. Les prisonniers des prisons, mal appelés prisonniers communs, soulèvent aujourd'hui diverses manifestations telles que l'arrêt des activités, la grève du ranch, les grèves de la faim progressives et les grèves de la faim totale. Ce degré d'organisation et d'autodétermination n'est pas une nouveauté dans la lutte pour les droits des personnes privées de liberté, ayant à court terme l'antécédent de la grève nationale de la faim de mai 2019. Ces outils de luttes sont la réaction visionnaire de la population pénale qui craint pour sa vie et risque de trouver la mort face au refus et l'irresponsabilité des autorités de gendarmerie et de l'état du Chili, lxs compañerxs prisonniers ont été les premiers à prendre des mesures volontaires pour protéger les enceinte de l'arrivée du virus [COVID 19] et leurs proches, amis et apparentés ont dû supporter les frais des kits sanitaires [de protection virale] que le système pénitentiaire devrait leur fournir par la loi. Lxs compañerxs sont poussés à réaliser ces actions afin de visibiliser leur situation cachée au public et d'exiger les mêmes mesures de protection que les spécialistes de la santé exigent pour la population en milieu libre : masques, désinfectants et éviter les agglomérations.


Nous partageons les demandes des compañerxs en prison qui visent, suivant l'exemple d'autres pays, à minimiser l'impact d'une contagion sur les conditions carcérales actuelles, en réduisant les faits dans les enceinte, demandant le changement de mesures provisoires, la livraison d'articles de salubrité et prise en compte des maladies préexistantes comme antécédents pour faciliter la décongestion interne.
La Coordonnatrice 18 octobre, qui travaille pour la libération des prisonniers politiques de la révolte comprend que ce contexte inclut et unit toute la population pénale. Nous répondons à l'appel solidaire des prisonniers de la révolte confinés en détention préventive dans le module 14 de Santiago 1 qui se sont joints aux mobilisations avec une arrêt d'activités et de grève de cantine. Solidarisons et accompagnons toutes les formes de mobilisation que les prisonniers de l'état du Chili soulèvent. Nous appelons todx individu, organisation, collectivx et assemblée à solidariser et soutenir ceux qui se trouvent privadxs de liberté. L'appel est d'être attentifs à leurs situation, suivant le cours des événements et disponibles au processus de protestation né à l'intérieur des centres d'extermination étatiques ou en concession, normalisés de femmes, de enfants et d'hommes. Aujourd'hui plus que jamais, faisons l'écho de vos voix et de vos exigences

Changement de mesures provisoires maintenant !

Insommation de santé pour todxs !

Nous voulons que vous soyez libres ! Nous les voulons vivants !


Imputados en prisión preventiva en Santiago 1 se declararon en huelga de hambre

Por resumen.cl

6 de abril de 2020

Esta jornada, una cantidad indeterminada de la imputados que cumplen la medida cautelar de presión preventiva en la cárcel Santiago 1, declararon iniciar una huelga de hambre con el propósito de presionar a las autoridades pertinentes y así conseguir condiciones sanitarias menos riesgosas y una revisión de la medida cautelar que pesa sobre ellos.

En la comunicación hecha llegar a Resumen explican que en el contexto de la pandemia de Covid-19 requieren de "artículos básicos para prevenir el contagio…. ya que en nuestra condición nos vemos expuestos a un alto riesgo de contagio producto del hacinamiento". Añadiendo que "hasta la fecha no han sido entregados ningún artículo para nuestros cuidados".

Junto con ello hicieron referencia a los dichos de la actual comisionada para los Derechos Humanos de las Naciones Unidas, Michelle Bachelet, quien llamó a los gobiernos a "trabajar rápidamente para reducir la cantidad de personas detenidas" y así evitar la pérdida de vidas humanas entre quienes cumplen presidio o trabajan en ellas.

En este sentido, los internos imputados solicitaron "la revisión de nuestras medidas cautelares brindando beneficios a los internos aptos y que cumplan los requisitos logrando así descongestionar los penales y disminuyendo así las probabilidades de contagios masivos del Covid-19."

Cabe señalar que en cárceles chilenas ya se han confirmado contagios de esta pandemia, lo cual pone suma urgencia a la respuesta que el Gobierno y las instituciones aludidas deban entregar ante la presión de los presos.

DIFUNDIR DIFUNDIR DIFUNDIR LIBERTAD A LXS PRESXS POR LUCHAR KinQueni Cosas

Posted by Difusión Antiautoritaria on Monday, April 6, 2020


A bas les murs des prisons ! Que la solidarité na soit pas que des mots écrits. © inconnu A bas les murs des prisons ! Que la solidarité na soit pas que des mots écrits. © inconnu

Communiqué (08 avril 2020)

Covid-19 au Chili : les jeunes prisonniers de la révolte sociale en danger de mort

Des milliers de signatures recueillies pour une lettre ouverte adressée aux autorités chiliennes afin que les manifestants arrêtés lors de la révolte sociale qui sont en «détention préventive» bénéficient de l’«assignation à résidence» face à la pandémie du Covid-19.
Le «Collectif français de marraines et parrains de prisonnier-e-s politiques chiliens 2020» vient d’envoyer une lettre ouverte adressée à Sebastian Piñera (Président de la République du Chili), Hernán Larraín (Ministre de la Justice), Jaime Mañalich(Ministre de la Santé), Jorge Abbott (Procureur de la République) et Guillermo Silva (Président de la Cour Suprême).
Dans cette lettre, les marraines et parrains demandent que les détenus de la révolte sociale, qui se trouvent actuellement en «prison préventive», puissent bénéficier de l’«assignation à résidence» en attendant leur procès et éviter ainsi de les exposer à la pandémie en milieu carcéral.
Le collectif remercie les plus de 4700 signataires et espère que les autorités chiliennes accèdent à cette requête d’ordre humanitaire en tenant compte de l’urgence sanitaire Covid-19.

Paris 8 Mars 2020
Collectif Français des Marraines et Parrains des prisonniers de la révolte sociale au Chili.

Liste Complète des signataire

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.