Chili: 1 million de manifestants au «Dimanche en famille» au parc Cousiño à Santiago

Ce dimanche 21 août près d'un million de personnes se sont rassemblés au Parc Cousiño, dans la partie sud du vieux Santiago, pour une Education gratuite et de qualité.Cette manifestation appelée par la confédération d'étudiants, CONFECH, a réuni les étudiants, leur parents et les professeurs. Ils ont eu une magnifique journée de fin d'hiver, ensoleillé, qui a permis, dans le calme et les concerts, prendre conscience qu'ils sont vraiment beaucoup à soutenir la demande d'une Education, publique, gratuite et de qualité.
Cientos de miles de personas en Domingo por la Educación (Pqe. O`higgins 21 de Agosto) © Cristián Del Campo
Cientos de miles de personas en Domingo por la Educación (Pqe. O`higgins 21 de Agosto) © Cristián Del Campo
Cientos de miles de personas en Domingo por la Educación (Pqe. O`higgins 21 de Agosto) © Cristián Del Campo

Ce dimanche 21 août près d'un million de personnes se sont rassemblés au Parc Cousiño, dans la partie sud du vieux Santiago, pour une Education gratuite et de qualité.

Cette manifestation appelée par la confédération d'étudiants, CONFECH, a réuni les étudiants, leur parents et les professeurs. Ils ont eu une magnifique journée de fin d'hiver, ensoleillé, qui a permis, dans le calme et les concerts, prendre conscience qu'ils sont vraiment beaucoup à soutenir la demande d'une Education, publique, gratuite et de qualité.

Les 24 et 25 août prochains, la Central Unique des Travailleurs du Chili (CUT) appelle à une grève générale sociale "où s'exprimeront les demandes de tous les secteurs sociaux pour qu'il soient respectés les droits sociaux et citoyens et pouvoir réitérer le besoin d'avoir dans le pays un nouveau modèle économique, une nouvelle Constitution politique et un nouveau Code du travail", tel que l'a exprimé son Président, Arturo Martinez, qui après trois mois de mobilisation des étudiants se décide à pousser dans le même sens que la jeunesse chilienne.Voir ici le cadre détaillé défini par la CUT pour cette grève générale.

Grève de la faim sèche des lycéenEs.

Huit lycéenEs dans le Lycée technique A-131 de Buin (quartier populaire de la banlieue de Santiago) sonten grève de la faim depuis 29 jours, pour renforcer la demande d’une éducationpublique, gratuite et de qualité. C’est dire l’état de désespoir dans lequel la situation d’absence de futur des jeunes sans ressources, pour payer les études,ont été mis par ce système néolibéral. Système mis en place par Pinochet et consolidépar les socialistes et les démocrates-chrétiens, dès 1990 à 2009. Trente autresétudiants se sont joints, ultérieurement, aux premiers grévistes de la faim.

L’éducation secondaire de qualité au Chili n’est délivrée que par les lycées privés, saufquelques exceptions des lycées publiques élitistes, depuis que sous Pinochet, les épigones de Friedman, l’ont municipalisée. C’est à dire que sonadministration financière a été retirée de la responsabilité de l’Etat, pour lamettre sous la responsabilité financière des municipalités et tant pis pour lesmunicipalités sans ressources, qui sont l’immense majorité du pays.

Depuis le 15 août, deux lycéens et une lycéenne se sontdéclarés en grèves de la faim sèche. Sans boire des liquides. Parmi eux laprésidente du Centre d’élèves du Lycée, Gloria Negrete. Les autres deuxgrevistes, des lycées voicins, sont Matías Ortega y Felipe Sanhueza. Une mère parenteélève s’était jointe aussi depuisvendredi, pour quatre jours, à fin de les accompagner. Ils risquent leur vie,très rapidement.

J’espère qu'à l’égale des familles de comuneros mapuches enCañete qui ont arrêté leur grève de la faim en octobre 2010, les familles etcamarades des étudiants les persuaderent d'interrompre leur grève de la faim.

En effet, il est évident que leur acte courageux ne sera passuffisant pour tordre la main à la bourgeoisie chilienne qui n'a rien à foutrede la jeunesse chilienne, ni des dominés en général. Le gouvernement de Piñera,soutenu par Rénovation Nationale (RN) et l’Union Démocratique Indépendante(UDI) les héritiers de Pinochet formés pendant la dictature, dira toujours qu’ilsne sont pas responsables. Mais il fautbien se rendre à l’évidence que le néolibéralisme tue. Il pousse dans le désespoir ses victimes lesplus fragiles. Les suicides à FT et Renault sont bien là pour nous le prouverque nulle part nous sommes épargnés de ses conséquences.

La bourgeoisie ne connait que les rapports de forces.Et au Chili ce rapport est en train de s'établir en faveur des dominés. Encorefaut-il le transformer en victoirepolitique. Aujourd'hui, c'est possible

Les étudiants chiliens à Paris, et les associations des résidents en écho à cette grève générale appellée par la CUT et la CONFECH, vont se réunir jeudi 25 août à partir de 18H30 à Paris, Place Salvador Allende, M° La Tour-Maubourg pour manifester leur appui au mouvement au Chili.

Prolonger, ICI et .

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