Horny Tonky par Nicolas Folmer

Le trompettiste Nicolas Folmer présentera « Horny Tonky », le 28 juin prochain, lors du festival Wolfi Jazz à une encablure de Strasbourg.

Nicolas Folmer © ©Patrick Artinian Nicolas Folmer © ©Patrick Artinian
Le trompettiste Nicolas Folmer présentera « Horny Tonky », le 28 juin prochain, lors du festival Wolfi Jazz à une encablure de Strasbourg. « On m’a toujours dit que j’avais une tête de premier de la classe et que j’étais aussi lisse qu’une boule de billard. Mon nouvel album "Horny Tonky" est une manière de réfuter tout ça. Au début, sur la pochette, il y avait même des nanas qui jouaient des instruments autour de moi mais on les a retiré car c’était un peu trop ». Le titre est bien sûr un clin d’œil à ces Honky Tonks immortalisés par le tandem Jagger-Richards sur leur tube planétaire “Honky Tonk Woman“, l’histoire d’un type qui vient noyer son chagrin d’amour à Memphis, Tennessee avec une belle qui lui bourre le nez de coke et l’emmène au lit à l’étage. Pour l’album, même si la pochette conserve un côté kitsch revendiqué à défaut de “…nanas qui jouaient des instruments…“, Folmer s’est entouré de jeunes musiciens qui délivrent un funk-jazz tonitruant tout droit issu des années soixante-dix, craquements vinyles en prime. Pourtant, la production reste résolument contemporaine “C’est un clin d’œil humoristique à ces années là. Il y a un coté revival mais le son est forcément différent car il n’y avait pas la même technologie, pas les mêmes préamplis, pas les mêmes micros, pas le même mastering, les titres sont courts alors que dans les années 70, ils étaient bien plus long. De plus, depuis ces années là, de nombreux courants musicaux ont traversé le jazz. En composant, j’ai naturellement pensé aux Brecker Brothers mais tout autant à AC/DC “ que l’on peut discerner grâce à quelques riffs de guitare acérés.
Plus connu comme co-fondateur du Paris Jazz Big Band ou par sa collaboration avec le batteur Daniel Humair, Nicolas Folmer n‘en n’est pourtant pas à son coup d’essai “ J’ai commencé la musique en jouant du jazz-rock et aujourd’hui, j’ai  besoin de sortir du jazz , que j’aime, pour aller vers d’autres horizons. Il y a une fraicheur dans ce groupe et cette fraicheur nourrit mon énergie. C’est de la musique électrique sauce 2014 parce que j’ai toujours aimé ça. “.

Patrick Artinian

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.