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Économiste, sociologue et HEC à la retraite (maître de conférence à l’Université Dauphine et membre du Cabinet Syndex, expert-comptable spécialisé dans le conseil aux Comités d'entreprise et aux syndicats de salariés), il s’occupe, depuis une dizaine d’années, de promouvoir l’Indépendance de la Kanaky Nouvelle-Calédonie. Il s’est mis en outre à écrire autre chose que de savants traités...

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Billet de blog 2 juin 2025

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Charlot Marx et Mickey Bakounine enquêtent sur les coLibs... ("Voyage" 3)

3 – Les anarcho-syndicalistes dominent les marxistes à la CGT française, de la fin du XIXe au début du XXe siècle : une Histoire pourtant bien revisitée... Par exemple, l’indépendance des partis politiques proclamée par les syndicats au Congrès d’Amiens de 1906 avec sa fameuse "Charte d’Amiens", n’a rien à voir avec ce que l’on en dit aujourd’hui ! Indépendance, certes, mais projet révolutionnaire

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Illustration 1

Que faire, après ce nouveau coup d’épée dans l’eau politique auprès de ces marxistes russes ? Bonne question que se posèrent nos deux larrons à leur retour en 1875. Lou venait de rentrer, un peu décoiffée : « J’ai passé une soirée formidable avec mes amies ; et vous, je ne vous ais pas manqué, mes deux grandes amours ? ». « Non, on a joué à la belotte, puis rebelote ; mais comme toi, nous sommes épuisés ».

Ils en avaient soupé, au moins pour un temps, de ces Russes marxistes très orthodoxes à la Freddy qui ne rêvaient que de centralisme, de révolutionnaires professionnels, et méprisaient en fait la classe ouvrière incapable, selon eux, de penser la révolution car englués dans ses revendications syndicales immédiates : allons voir du côté des anarcho-syndicalistes ! Ils hésitèrent, « Pourquoi, proposa Mickey, ne pas commencer par les Américains de Chicago où la répression de 1886, le massacre de Haymarket square, dû à une provocation policière, avait suivi les manifs du May day, le premier 1er Mai qui deviendra la "fête des travailleurs" et non la "fête du travail" (là, ce fut Pétain, mais  c’est  un  peu resté, pour  beaucoup) ». « Tu n’es pas bien concentré, ce ne furent là-bas que des anars "purs", pas des coLibs ! ». « Et alors ! rétorqua Charlot, Et pas si sûr, mais passons ; et le cas de la France avec la première Histoire de la CGT, la Confédération générale du travail, est plus intéressante où les anars dominèrent les cocos, et pendant un bon bail ». « Pas des coLibs non plus, ceux-là, remarqua Mickey qui eut le dernier mot , mais avec ton point de vue étriqué, on ne va pas beaucoup voyager ! ».

Ils préparèrent leur coup, pour éviter de se planter ; ils savaient déjà, l’ayant vécu, que Napoléon III avait supprimé (par la Loi Ollivier de 1864, la même année que la fondation à Londres de la Première Internationale ouvrière) la Loi « libérale » Le Chapelier de 1791 interdisant tout groupement professionnel. Ils apprirent (ce qu’ils ne savaient pas, évidement, en 1875) qu’une loi de 1884 (sous le gouvernement un peu de gauche de Waldeck-Rousseau, dreyfusard) légalisa les syndicats professionnels, ouvriers et patronaux ; mais ils existaient cependant depuis longtemps. En 1886 est fondée la Fédération nationale des syndicats (de salariés) s’inspirant de Jules Guesde[1], d’abord militant anarchiste se rapprochant des idées de Bakounine, il deviendra plus tard marxiste et l’un des rares anticolonialistes (il fondera en 1882 le Parti Ouvrier puis en 1883, pour apparaître plus cocardier, le Parti ouvrier français) ; en 1892, se forma la Fédération des Bourses du travail de l’anarchiste Fernand Pelloutier[2] ...qui fut marxiste dans sa jeunesse ; la CGT naquit ainsi en 1895 en regroupant (c’est en fait plus compliqué[3]) ces deux factions.

Ils s’envolèrent pour tenter d’interviewer, après tirage au sort, Fernand Pelloutier puis Jules Guesde, un peu avant 1900 ; il fallait se dépêcher car le premier mourut en 1901.

L’interview de Pelloutier

Ils arrivèrent, laissant leur tenue habituelle et ne gardant que leur moustache, taillée à la mode, à une réunion des Bourses du travail à Paris, se présentant comme des journalistes et furent aimablement reçus par Pelloutier. Leur première question fut une demande d’éclaircissement des termes anarcho-syndicalisme, syndicalisme libertaire ou syndicalisme anarchiste. Pelloutier n’avait jamais entendu parler de l’expression anarcho-syndicalisme et pensa : « Où ces deux journalistes ont-ils trouvé cette expression, méfions-nous ! » ; et pour cause : elle n’apparut qu’en 1922 selon la majorité des historiens ; nos deux compères avaient mal préparé leur voyage… L’expression syndicalisme avec la précision libertaire, précisa Pelloutier, est déjà récente :  bien que ce mot fût créé par Joseph Déjacque… « Vous le connaissez, n’est-ce pas ? » tenta-t-il pour voir le niveau d’information de ces deux prétendus journalistes ; « Évidemment, rétorqua Charlot, ce néologisme date de 1857, mais il fut véritablement employé par les anarchistes après les lois scélérates ; c’était hier, pour continuer leurs publications en détournant ces lois. Ainsi, dès décembre 1893, La Revue anarchiste devient La Revue libertaire. Il est vrai que vos amis à l’époque, et dans toute l’Europe, jouaient de la bombe et du pistolet… ». « Ça va, vous avez l’air de connaître, mais ce n’étaient pas nos amis, et ils ont ensuite abandonné cette stratégie terroriste idiote de Ravachol de la propagande par le fait ». « Je précise, ajouta Mickey, très fier, que ces lois ne furent officiellement abrogées qu’en 1992 ! » ; il reçut un coup de pied sous la table de Charlot et, de Pelloutier, un bref « Quand ? En 1992 ? (votre langue a dû fourcher) : ces lois datent de 1893 et 1894 ! ». Ouf ! se dit Charlot.

« Notre syndicalisme libertaire, continua Pelloutier, reprend simplement la ligne de la Première Internationale, avant la scission de 1872, en posant le primat de la logique syndicale face à l’action politique. On tire cela de la pensée de Mikhaïl Bakounine ; je suis sûr que vous en avez entendu parler, dit-il en se tournant curieusement vers Mickey… »« Oui, un peu », susurra ce dernier. « …C’est pour cette raison ; continua Pelloutier, que la CGT a toujours dans son sein les marxistes, ou prétendus tels, de Jules Guesde ! Comme pendant les glorieuses dernières années de cette Première Internationale, avant que Marx virât notre cher Bakounine ». Pelloutier se garda bien de préciser à nos deux larrons qu’avant d’être anar ; il fut adepte de Jules Guesde en adhérant même à son Parti ouvrier, plus réformiste que révolutionnaire ; avant de passer à l’anarchisme, il avait écrit avec Aristide Briand, la brochure De la révolution par la grève générale. La grève générale, le b-a -ba de lanarcho-syndicalisme honnie par les marxistes et singulièrement Guesde en France.

Pelloutier venait de découvrir (pendant la pose technique des deux compères) grâce à leur magie (ils venaient de le brancher) « noire mais lumineuse » ironisa-t-il, qu’il y aura encore, bien plus tard mais d’abord dans les années vingt et trente du siècle dont il ne vit que l’orée, des anars (certes minoritaires) dans le syndicalisme. D’abord au sein des Comités syndicalistes révolutionnaires les CSR, puis dans les syndicats dominés par  les  marxistes,  dont l’ « opposition  unitaire » au sein de la CGT-U, la CGT-Unitaire (la faction coco) qui s’était détachée, après le Congrès de Tours de 1920, de la CGT socialo des années 1920 jusqu’en 1936, qui rassemblait des trotskistes et des anarcho-syndicalistes. Il y en eut même dans une curieuse troisième CGT indépendante des deux autres, la Confédération Générale du Travail Syndicaliste Révolutionnaire, la CGT-SR, de 1926 à 1939 semble-t-il, très peu connue, avec l’un de ses dirigeants, connu seulement par quelques historiens très pointus, Pierre Besnard, le principal théoricien français de l’anarcho-syndicalisme pendant ces années[4] puis fondateur de la CNT française, la Confédération nationale du travail, communiste libertaire, beaucoup plus importante en Espagne.

« On ira voir » lui dirent Mickey et Charlot qui, ayant attrapé une chaude pisse – allez savoir où et quand – s’excusèrent et allèrent voir Guesde, en se tortillant ; par bonheur, il refusa de les recevoir[5].

Le Congrès d’Amiens de 1906

Après quelques soins, tout ayant, à leur avis, été dit, Mickey et Charlot firent un petit saut de puce (Zweisteine réapparut et les autorisa) en 1906, pour suivre le congrès d’Amiens de la CGT, qui donna la fameuse Charte d’Amiens. Ils se présentèrent également comme journalistes, avec leur nouvel accoutrement. Ils interviewèrent Émile Pouget[6] et Pierre Monatte (dont la présence au congrès fait encore débat entre les historiens).

Ils se permirent encore, avec Émile Pouget, d’actionner de nouveau la formule magique de Zweisteine, se présentant même pour ce qu’ils étaient ; Pouget ne fut donc pas étonné et pouvait ainsi se promener dans l’Histoire. Ils lui contèrent, juste pour voir si leur concentration était au top, sa vie militante ; Pouget n’arrêtait pas de rigoler et n’en changea que quelques virgules. Dès 1879, il devient syndicaliste et anar ; en 1883, après le pillage de trois boulangeries alors qu’il tentait de soustraire Louise Michel aux policiers, il est arrêté et collé en prison pour quelques années. Il éditera un peu plus tard l’hebdomadaire pamphlétaire Le père Peinard où sont prônées l’illusion de la lutte politique, l’action directe et la grève générale… « Attendez ! coupa Pouget, vous oubliez d’ajouter "comme instruments de lutte préalables à la révolution" ».  « C’était la fin de la phrase, dit gentiment Mickey ». En 1894, après l’assassinat du président Sadi Carnot par l’anarchiste italien Sante Geronimo Caserio, les lois scélérates l’obligent à émigrer en Angleterre. Amnistié en 1895, il rentre et participe à la création de la CGT, toujours avec des positions radicales, dont le sabotage des machines, et pas seulement avec des sabots. Et nous voilà à la Charte d’Amiens à la rédaction de laquelle il collabora.

Ce texte est souvent résumé par quelque-chose comme « Les syndicats ne font pas de politique, ils doivent rester indépendants des partis » (ce qui fit beaucoup rire quand la CGT et la CGT-U n’étaient que des courroies de transmission du PCF). Pourtant la Charte écrit certes noir sur blanc : « en affirmant l’autonomie syndicale vis-à-vis des partis politiques… », mais en ajoutant : « … et en se fixant comme perspective, outre l’obtention d’améliorations immédiates pour les travailleurs, leur émancipation intégrale par l’abolition du salariat et l’expropriation capitaliste. [je souligne, PC]. Si ce n’est pas la Révolution, ça y ressemble ! Le congrès d’Amiens est en fait, non pas une cotte mal taillée, mais bien la victoire (évidemment provisoire) du syndicalisme révolutionnaire au sein de la CGT.

Je propose, pour étayer ces propos peu courants[7], de citer un certain André Barjonet, peu après Mai 68 ; et avec référence précise, car ses propos peuvent étonner[8] : « Seule une myopie bien proche de la cécité a pu faire écrire à toute une génération d’historiens que la charte d’Amiens marquait le triomphe du syndicalisme apolitique. L’origine de cet énorme contresens historique vient de ce que la charte d’Amiens est violemment hostile aux partis politiques : mais l’hostilité aux partis est une chose, le rejet des finalités politiques en est une autre. Or, pour les syndicalistes animés de l’esprit d’Amiens les choses étaient très claires : pour eux, le syndicat n’était pas seulement un instrument défensif dans la lutte revendicatrice quotidienne ; il était, fondamentalement, l’instrument de la transformation sociale et même la "cellule" autour de laquelle devait s’édifier la société future ».

Ils se permirent enfin de lui demander son avis concernant deux curieux anarchistes (déjà évoqués dans le Tome 1) ayant fricoté avec soit les cocos, soit avec l’extrême-droite. Le premier est Georges Sorel qui peut brandir un drapeau noir de toutes les couleurs, même avec un peu de rouge… ; un peu anarchiste proudhonien et l’un des théoriciens du syndicalisme révolutionnaire de tendance anarcho-syndicaliste de la CGT ; un peu Action française (il participa au Cercle Proudhon, réunissant des syndicalistes révolutionnaires et des royalistes entre 1911 et 1914) ; un peu marxiste tout en plaçant quelques espoirs en Mussolini (encore socialiste et pas loin de l’anarchisme révolutionnaire) mais s’opposant ensuite à la montée du fascisme. Le second est Georges Valois, un autre as (moins connu que Sorel) des allers-retours… : d’abord anarchiste syndicaliste révolutionnaire, ensuite Action française dès 1906, considérant le mouvement de Charles Maurras comme une arme révolutionnaire contre le capitalisme, devenant en 1911 disciple de Georges Sorel et maître d’œuvre du Cercle Proudhon ; fondateur pendant les années 1930 d’un petit parti fasciste, il termina anar et résistant et mourut déporté à Bergen-Belsen début 1945...

Pouget avait entendu parler, dans sa vraie vie, de ces deux gaillards (sauf de leur avenir après 1906) mais ne fut pas étonné plus que ça de leur avenir qu’il venait d’apprendre. « Tu sais, Mickey, toi qui fus un vrai anarchiste, et bien mieux que Proudhon – je me permets toutefois de te dire que tu as eu tort de t’allier avec ton Charlot – je te rappelle donc que certains "gauchistes", comme on dit, ont mal tourné, par exemple Henri (de) Rochefort, sans doute pas vraiment anarchiste mais mentor de Louise Michel (peut-être blanquiste pendant la Commune de Paris, comme elle) sans parler de votre Lou qui passa justement du blanquisme à l’anarchisme ; même cette ordure antisémite et pronazie de Céline que je viens de découvrir grâce à vous, avait été considéré comme un super anar "fort de gauche" après la publication de son Voyage au bout de la nuit ! Et vous avez oublié Victor Serge, un véritable anarcho-marxiste trotskiste de roman ».

Monatte[9] entra, très discret et l’air renfrogné ; avec un clin d’œil à Pouget ils débranchèrent la magie et furent présentés comme de nouveaux bons compagnons. Le congrès venait de se terminer et la Charte encore toute chaude ; nos deux larrons, poliment, lui posèrent quelques questions, mais se rendirent compte que sa discrétion était peut-être une fermeture. Monatte devint plus tard coco ; pas fermé donc, mais toujours discret.

Décidemment, les allers-retours entre les anars et les cocos furent un temps très à la mode : allers-retours, mais pas de coLib…  

Charlot et Mickey décidèrent de rentrer au pays.

Notes

[1] Voir sa longue histoire (anar devenu socialiste marxiste, s’opposant à l’autre socialiste Jean Jaurès avant de s’unir à lui en créant la SFIO, la Section française de l’Internationale ouvrière en 1905 :

Jules Guesde — Wikipédia

Et :

GUESDE Jules (BAZILE Mathieu, Jules dit) – Maitron

Rappelons que Maitron est le nom d’usage du Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier dirigés par feu l’historien Jean Maitron.

[2] Voir :

Fernand Pelloutier — Wikipédia

Et :

PELLOUTIER Fernand, Léonce, Émile [Dictionnaire des anarchistes] – Maitron

[3] Voir le point de vue des trotskistes de LO, Lutte ouvrière en 2015 sur cette histoire :

Il y a 120 ans, quand la CGT était révolutionnaire | Revue Lutte de Classe

[4] Il vaut bien une petite note, voir :

https://maitron.fr/spip.php?article157323

Cet article du Maitron indique que si l’expression « anarcho-syndicaliste » commença à se répandre vers 1922-1923, elle avait été inventée avant-guerre par les guesdistes pour discréditer le syndicalisme révolutionnaire ; ce serait Pierre Besnard qui l’aurait érigée au rang de doctrine à part entière en 1937.

[5] Cette pirouette dans cette uchronie est due au fait que Guesde (comme Jaurès) était plus proche d’un parti politique que du syndicalisme dominé justement à l’époque par les anarcho-syndicalistes. De plus, ils devinrent rapidement réformistes participant à différents gouvernements avec Millerand, et, malgré Jaurès assassiné, participèrent à l’Union sacrée pendant la guerre contre l’Allemagne. Millerand passa ensuite rapidement à droite toute.

Bref, l’anarcho-syndicalisme de Pelloutier était sans aucun doute plus proche des coLibs que les socialistes de Guesde et Jaurès qui donnèrent la SFIO…

[6] Voir :

Émile Pouget — Wikipédia

Et :

POUGET Émile [POUGET Jean, Joseph, Émile] [Dictionnaire des anarchistes] – Maitron

[7] Mais voir aussi, plus haut, l’article cité en note de Lutte ouvrière qui raconte la même chose.

[8] Voir Le Monde diplomatique de juin 1971 (page 12) l’article d’André Barjonet, L’ouvrier dans la société industrielle, Au-delà de l’action purement revendicative… Il y fut indiqué, concernant Barjonet : « Ancien secrétaire du centre d’études économiques de la CGT. Ayant démissionné de son poste à la suite des événements de mai 1968, M. Barjonet est aujourd’hui membre de la direction politique nationale du parti socialiste unifié » :

https://www.monde-diplomatique.fr/1971/06/BARJONET/30342"

[9] Voir :

Pierre Monatte — Wikipédia

Et :

MONATTE Pierre, dit LÉMONT Pierre – Maitron

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