Civid-19, la peur de vivre, la peur de mourir les conséquences

Les premiers constats des conséquences de la pandémie du covid-19 et de gestion de cette crise par les gouvernements et la surenchère des médias sont alarmants, les troubles psychiques ne cessent de s'amplifier, jusqu'où cela ira-t-il, jusqu'à quand? La notion du temps est concentrée à ce jour sur le présent de ce qui peut nous arriver, la mort.

Les premiers constats des conséquences de la pandémie du covid-19 et de gestion de cette crise par les gouvernements et la surenchère des médias sont alarmants, les troubles psychiques ne cessent de s'amplifier, jusqu'où cela ira-t-il, jusqu'à quand? La notion du temps est concentrée à ce jour sur le présent de ce qui peut nous arriver, la mort.

 

Un autre monde déstabilisant pour un grand nombre d'entre nous. Ruptures familiales, ruptures avec nos amis, rupture avec le lien social au quotidien, rupture avec soi-même : doute, peur, comportement d'évitement exagéré, attitude agressive, psychose, hypocondrie, angoisse, perte de raisonnement logique, absence de libre-choix, de libre-arbitre....., absence de volonté, de projet avec soi-même et avec l'autre. Une décomposition de l'être-sapiens sage et conscient.

 

L'exergue du sacrifice.

À la relecture de La peste d'Albert Camus et du mythe de Sisyphe (un raisonnement absurde), nous sommes à ce jour confronté dans ce que je nomme L'Homo-civid-19. Pour un certain nombre d'entre nous, l'espoir d'une existence en sein d'une communauté bienveillante y est complètement dissolu dans le chaos.

 

À l'échelle mondiale une telle perte de repères tant sur le plan individuel, familial, social, laïc, théologique et psychique, nous était jusqu'à ce jour impensable dans la réalité. L'aventure intelligente de l'humanité y est stoppée par la perte de notre Liberté, celle de penser par nous-même et mettre en action notre libre-arbitre. En effet la dictature mise en place afin de nous contraindre à une soumission des décisions étatiques suite à la pandémie du covid-19, qui est moins destructrice que d'autres virus. Cette soumission y est des plus inquiétante, la raison et le risque d'agir au risque de notre vie, mais non pas de notre accomplissement envers l'autre, pour son bien-être et son avenir y est soustrait, interdit. Oui un raisonnement absurde à mettre en exergue, à dénoncer, tout en y donnant des perspectives.

 

Voici le texte que je nomme L'homo-covid 19 ou la raison du possible.

 

L'homo-covid-19 ou la raison du possible.

 

Un nouveau monde, le monde d'après, que cela veut-il dire ? Quelle est l'essence de cette expression en ce 21° siécle ? Quel sens recouvre-t-elle ?

 

Une pandémie à l'échelle planétaire, qui se répand avec une extrême rapidité, à l'échelle d'un nombre d'individus, une masse conséquente qui se déplace à des vitesses vertigineuses sur l'ensemble de la planète, par aire, par terre ou par mer.

 

Tous les modes de communication de notre siècle permettent de connecter instantanément les trois quarts de la planète. La révélation de la crise sanitaire du Covid19 a été et reste de ce fait, sidérante. Les trois quarts des femmes, hommes et enfants de la planète terre, ont été contraints au strict confinement, du jour au lendemain, sans mot dire, sans pouvoir exercer leurs activités laïques ou cultuelles. Tous les modes de nos activités et nos modes de pensée y sont déstabilisés, tant sur les plans sociaux, économiques, politiques, philosophiques, psychique, écologiques.

 

Les nouvelles recherches ou découvertes scientifiques, cosmologiques, (un univers parallèle), anthropologiques, astronomiques, physiques, (relativité générale et quantique), l'informatique quantique font des avancées pressenties et fulgurantes cela va vite, très vite.

 

C'est ici un paradoxe, où sommes-nous dans le temps et l'espace ? La peur est là, celle de la mort de l'humanité, de son avenir, de sa liberté, de sa volonté de vivre éthiquement, moralement. Une période particulièrement anxiogène qui à travers une prise de conscience existentielle ouvre une arche de la raison du possible, d'une nouvelle ère, d'une autre humanité rêvée, à construire par la volonté individuelle et collective.

 

Les premiers espoirs du confinement, ceux de se retrouver soi-même et de ceux d'une redécouverte en accord avec un monde serein, se sont très vite dissous, ces espoirs d'un possible autre n'ont pas à ce jour de perspective, et pourtant les nouvelles générations de 22 à 30 ans sont en attente de révéler leur volonté de vivre autrement que dans la peur et l'incertitude. Combien de temps sera-t-il nécessaire pour que cela advienne ? Les seniors sont dans le devoir d'accompagner et de soutenir ce qui appartient à l'avenir.

 

La poésie, l'écriture, font partie de l'éducation nécessaire pour un autre monde. L'écrivain mourra, mais sa pensée restera. Aργανον, l'arganon l'outil de la pensée raisonnée ne peut être détruite quoiqu'il arrive, il est le fer de lance de l'homo-sapiens, sage est conscient de son existence participative, Terre, Humains, cosmos.

 

Cette parenthèse que nous vivons actuellement sous l'emprise de la pandémie, instrumentalisée par les politiques et les médias ne peuvent être bénéfique dans la mesure où nous ferons le constat des conséquences, celles de la perte de la liberté, de la perte volonté d'agir à l'encontre de la dictature.

 

Le temps en perspective, le temps de se reconstruire dans l'accomplissement de notre vie pour chacun d'entre nous envers l'autre en devenir est entre parenthèses.

 

Il est ici urgent de mettre en exergue le nécessité de la résistance, Albert Camus et bien d'autres nous en ont donné les chemins à suivre, par leurs pensées, actions et écrits. À nous de poursuivre cette aventure de l'humanité envers et contre tout absolutisme.

 

Les nouvelles générations de 22 à 30 ans sont en attente de révéler leur volonté de vivre autrement que dans la peur et l'incertitude. Combien de temps sera-t-il nécessaire pour que cela advienne ? Les seniors sont dans le devoir d'accompagner et de soutenir ce qui appartient à l'avenir.

 

 

Patrick Croix.

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