L'Amérikkke renoue avec son Histoire

Un tsunami de larmes, de l'Ouest à l'Est de l'Atlantique..... Les glandes lacrymales en surchauffe chez celles et ceux qui continuent d'adouber la "grande démocratie américaine" et continuent de croire -contre l'Histoire- en une lecture et gestion "progressiste et morale" d'un système amoral dont la clef de voûte a pour nom "axe militaro-industriel" et pour objet la soumission "with God on our sid

Big couac ! Telle qu'en elle-même l'éternité la figeat, l'Amérikkke vient tout simplement de renouer avec son Histoire, sa très courte Histoire dont les prémices sont incarnés par ces "pilgrim fathers", une bande d'illuminés intégristes parpaillots, embarqués en 1620 sur le Mayflower et qui sont venus jeter les fondements de leur califat et de leur charia (rien de nouveau sous le soleil au Levant) sur le "nouveau monde".
La parenthèse purement conjoncturelle pour des raisons diverses et variées, des deux mandats du Président Barak Obama n'y a rien changé.
Le naturel vient de revenir au triple galop pour occuper la Maison Blanche qui n'a jamais autant mérité son nom et la couleur de ses façades et colonnade.
"Black is beautiful", "white is ugly" !

 

Peuple et populace

"Le peuple américain a voté..." entends-je depuis l'aube de ce "day after". Alors parlons-en du concept de "peuple", là-bas et ici.
Deux substantifs, signifiants, mots, méritent d'être mis en abyme: peuple et populace.
La connotation péjorative du second répond à celle, "noble"; du premier. Est-donc un "peuple" ou une "populace" qui a fait la différence hier dans les urnes étatsuniennes ?
J'ai la faiblesse de penser qu'une populace devient peuple lorsqu'elle accède à une certaine conscience collective, voire une "conscientisation", hors des affects nauséabonds du premier degré et débarrassée d'une gangue d'aliénations qui l'entretient dans la fantasmagorie du "chacun pour soi et Dieu pour tous".
En ce sens, toutes les causes sociales bien connues (rust belt +ceinture de rouille+ du centre du pays, désindustrialisation, laissés pour compte...etc) ne peuvent justifier, légitimer l'élection d'un tel guignol mortifère sans foi ni loi, outrancier au-delà de toutes les outrances, vulgaire au-delà de toute vulgarité, inféodé aux puissances d'argent dont il est lui-même l'un des bras armé qui a précipité dans le fossé économico-social celles et ceux là mêmes qui viennent de l'envoyer au plus haut sommet de la première puissance du monde .
Au secours Sigmund....
Ceux et celles qui veulent y voir un "vote de classe" et pourquoi pas un "vote révolutionnaire" (toutes les extrème-droites fascistes ou crypto fascistes et droites-extrêmes de part et d'autre de l'Atlantique qui sont dénommées "populistes" par euphémisme) trouvent dans les résultats de cette parodie d'élection démocratique amérikkkaine, une assise politique en béton pour tenter de mener à bien leurs funestes projets.
Là-bas et ici, leur clientèle lumpénisée sont les petits blancs, cette même "populace" aliénée qui dans un autre contexte géo-politique et un autre temps, porta "démocratiquement" au pourvoir, le 30 janvier 1933, le chancelier Hitler sur les ruines de la République de Weimar.
Ce sont de ces "urnes poubelles" que sont sortis les bulletins qui allaient engendrer l'une des pires tragédie de l'histoire des hommes.

 

- Résistance -

J'aime Gramsci à bien des titres et notamment pour son "optimisme de la volonté et son pessimisme de l'intelligence".
L'optimisme de la volonté commande aujourd'hui, chez nous, de nous interroger -avant qu'il ne soit trop tard, à voir aujourd'hui les mines réjouies des "gars de la Marine"- sur la persistance ou non d'une adéquation entre l'actuelle population électorale française soumise (à en croire les enquêtes d'opinion) aux sirènes cacophoniques de toutes les pestes brunes, et ce système "démocratique" du suffrage universel.
En d'autres termes, si le pire devait se produire en Mai prochain et je crains que nous n'en prenions le chemin, devrons-nous accepter l'inacceptable "démocratiquement" décidé dans les "urnes d'aisance" ou convient-il dès maintenant d'entrer en RESISTANCE selon toutes les options que ce beau et noble mot autorise, et de prévenir qui de droit et dès maintenant que la "guerre civile froide" dans laquelle nous vivons au quotidien, a toutes les chances de se réchauffer au printemps prochain ?

 

 

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