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Billet de blog 18 mars 2012

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SARKOZY: L'ULTIME OUTRAGE

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

                             - Comment ose-t-il ? "C'est à cela qu'on reconnait les c..., ils osent tout" (Audiard) -

La candidature ou re-présentation à la magistrature suprême de celui qui pendant 5 années a -hors les termes du mandat qui lui fut confié- malmené, abîmé, dégradé la République et rabaissé jusqu'au ridicule la France dans tous les domaines, est l'ultime outrage fait  à son peuple et à son Histoire.

C'est l'ultime soufflet administré à Clio, la muse de l'Histoire, qui reçoit son compte, après Marianne, battue au quotidien depuis 5 trop longues années par le petit satrape sans foi ni loi de l'Elysée.

Fallait-il en passer par là pour qu'enfin -la fonction faisant office de bac révélateur- l'on comprenne (à tout le moins les 53% d'électeurs de 2007) comment ce cancre scolaire et "blouson doré", cet inculte abyssal d'une rare et constante vulgarité que souligne son inaptitude à parler correctement la langue de Molière,  cet imposteur de la République, a depuis toujours tracé  son calamiteux chemin vers la plus haute marche du pouvoir en abusant, soudoyant, mentant, trahissant, calomniant et piétinant les valeurs les plus élémentaires de la morale universelle ? 

C'est la grande pitié et la grande honte de la Bourgeoisie française -qui eut ses heures de "noblesse"-, que d'avoir laissé faire et laissé passer en son sein -quand elle ne l'a pas soutenu, poussé, encouragé, érigé en hérault et porte-drapeau- ce personnage infréquentable à plus d'un titre, dont l'incongruité de la présence dans la liste de ses prédécesseurs et des grands noms de l'Histoire de France, fait tache indélébile.

Un petit livre -présenté et salué dans les colonnes de MdP- condense avec verve, élégance, politesse, style et érudition, les raisons cardinales -hors celles socio-économico-politiques d'ultra droite que l'on sait- pour lesquelles il convient  d'expulser -en procédure d'urgence absolue- les 22 avril et 6 mai, le triste délinquant en col blanc de la rue du Faubourg Saint Honoré.

Dans "L'Etat blessé",  Jean-Noël Jeanneney, grand commis respecté et respectueux  de notre Etat républicain et démocratique, rafraîchit les mémoires en se contentant de rappeler, pointer, citer, les outrances anti-républicaines en actes et en paroles qui ont fait l'ordinaire du quinquennat de celui qui ne mérite en rien le respect dû à sa haute fonction dévoyée.

Le résultat est effrayant !

La collation-concentration en quelque 130 pages, des perversions et absurdités verbales et discursives, des injures à la fonction publique et à la magistrature,  des veules récupérations et détournements -pour son propre objet- des héros de la République, des actes privés et publics scandaleux aux regard de nos valeurs et de notre histoire,  constitue un terrible réquisitoire contre celui qui en a été l'auteur, avec la consternante et aggravante circonstance  qu'il fut pendant 5 ans, le représentant de la France sur la planète.

Au sortir de cette édifiante lecture, un mot, un seul vient à l'esprit pour obtenir réparation citoyenne: bannissement !

Ignorons ici sa valetaille, les "gué(ant)-gai(no)" et affidés dont l'histoire se refusera à retenir les patronymes.

Mais la partie n'est pas finie et les dangers que fait courir à la France l'insupportable petit fat, prêt à tout et au pire pour conserver - aux ordres et avec sa caste de médiocres pourvus ou parvenus-, le pouvoir suprême, vont en s'accentuant à la vitesse d'un cheval au galop.

A l'heure où ces lignes sont écrites, il sait (à moins d'avoir perdu le contact avec la réalité) qu'il va perdre, qu'il a perdu car il fait l'objet d'un massif rejet populaire, à l'instar d'un greffon incompatible avec notre génome républicain et démocrate.

Tous les instituts de sondage (foin des décimales par ci par là) l'indiquent implacablement  avec la même convergence et la même constance -sans précédent depuis leur création-au fil des mois. L'arithmétique a ses lois que la boule de cristal et le marc de café  ignorent !

Or, le voici parti dans une inquiétante fuite en avant, une surenchère verbale et injurieuse contre le candidat du PS, le peuple de gauche tout entier (cf: son ignoble discours ce 17 mars à Chassieu -la contrepèterie pour le coup serait par trop facile- dans le Rhône), et tout ce qui ne relève pas de l'Occident chrétien, du CAC 40 et de sa sous-culture Dysney Land  à  2 balles.

En d'autres termes, ses traits nauséabonds et diviseurs à outrance, ses provocations indignes de sa fonction finissante -dont l'unique dessein est  de faire venir à lui les électeurs fascistes conscients ou inconscients du FN, son seul réservoir de voix potentielles  au second tour-, plongent le pays en état de "guerre civile froide" !

François Hollande, lui, ne se départira pas de son calme et de sa sérénité, meilleurs  gages de sa victoire, de notre victoire, celle de la France de Jaurès, Mendès, De Gaulle, Mitterrand et....Guy Môquet.

Mais libre à chacun dans l'espace publique et au contact des supporters de l'outrageux malfaisant,  de leur rappeler les limites du débat démocratique avec les méthodes qu'il jugera appropriées...

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