L'HONNEUR PERDU DE MEDIAPART

Tombé dans la fosse à purin ! En publiant ce papier "révélant" entre les lignes et de façon perverse une "relation extraprofessionnelle" entre Jean-Luc Mélenchon et Sofia Chikirou, Mediapart a basculé dans le marigot de la presse trash, soi-disant -dixit son chef omnipotent E.P- au nom de l'intérêt général, du droit d'informer et à être informé, l'un des piliers de la démocratie républicaine.

En d'autres termes et du point de vue éthique et déontologique de la profession de journaliste, savoir qui baise qui,où, quand, comment et pourquoi (histoire d'observer la règle intangible des 5 W, armature d'un article de presse), serait de nature à débusquer la vérité de tel ou tel évènement qui défraye la chronique et fait pousser des cris d'orfraie et se lever des tsunamis de "moraline" (la morale bien-pensante ainsi signifiée par Nietzsche) chez celles et ceux qui se pavanent dans les travées du pouvoir ou devant les micros et caméras.

C'est bien de donner des leçons de morale journalistique -par trop systématiquement et outrageusement bafouée, dans la presse écrite et  avant tout dans le PAF-, encore faut-il se les appliquer à soi-même camarade E.P.

Tu as donc validé pour publication ce papier de F.A qui transgresse gravement les plus élémentaires règles de la profession, en poussant la porte de la chambre à coucher, au nom de je ne sais quelle investigation qui ne manquera pas d'être exploitée par tes pires ennemis et ceux de ton journal en ligne dont je suis un abonné de la première heure.

Plus de quarante années au service de l'AFP et précisément de "l'intérêt général" (carte professionnelle N°37756), m'autorisent à dire ici mon sentiment professionnel, humain et citoyen républicain, devant la grave dérive que constitue ce papier en-dessous de la ceinture.

F.A n'a pas trouvé cette supposée "relation extraprofessionnelle" entre JLM et SC tout seul, nonobstant son talent d'enquêteur illustré dans bien d'autres affaires que Mediapart -c'est sa marque de fabrique- a eu l'honneur et le courage de porter à la connaissance du public.

Qui d'autre en effet qu'un flic ou un magistrats, animé par d'autres desseins inavouables, a pu constater à 7H du matin la présence Madame C. au domicile de Monsieur M. à l'arrivée de la cavalerie, et transmettre ce pitoyable "scoop"  au rédacteur de Mediapart ?

Cette faute dont tu t'es rendu coupable, camarade E.P, en l'habillant de ta morale professionnelle et républicaine, est absolument inacceptable.

Il n'est pas difficile d'imaginer que l'étape suivante sera de "révéler" qu'il y a eu surfacturation de telle ou telle prestation de la boîte de com Mediascop pour la campagne présidentielle de Mélenchon et que le produit de cette surfacturation n'est pas allé dans la poche collective de la France Insoumise, mais dans celles privées du couple JLM/SC.

Prenez garde camarades, confrères et consoeurs de Mediapart, de ne pas participer à votre insu à je ne sais quel règlement de compte groupusculaire d'un autre âge entre deux obédiences trotskystes, la LCR où officiait E.P, votre très saint patron et l'OCI ou PCI où militait JLM.

Les haines et les rancunes sont peut-être tenaces, mais n'ont droit de citer dans cette picrocholinesque "affaire" qui nous occupe et nous préoccupe.

Ressaisissez-vous ou dessaisissez-vous.

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