STONES: DANCING WITH MISTER C.

STONES: DANCING WITH MISTER C. !

  A quand une manif du patronat aux accents de "Street fighting man" ?

  Hier soir, sur la scène de Mogador, les Stones, non contents de tapiner pour un fonds d'investissement  - archétype de ces requins de la finance qui dictent leur loi du chaos - se sont autorisés, par la voix de Jagger, à se gausser publiquement du Président de la République François Hollande, qui n'avait pas daigné répondre à une apostrophe de leur micheton-sponsor d'un soir, publiée dans Le Monde en juillet dernier.

Devant un parterre de blaireaux proprets et cravetouzés aux cheveux bien taillés  -banquiers, investisseurs, gestionnaires de patrimoine et tutti quanti - qui avaient laissé leurs attachés-case et calculettes aux vestiaires, Mr Mick s'est même fendu d'un court panégérique nominatif, encensant ce Mr C. qui "fait de bonnes choses, c'est la Reine qui  me l'a dit...!"

Chacun ici goûtera à sa façon le caractère ridicule et affligeant du propos, de toute évidence dûment commandé et règlé en un monceau d'espèces sonnantes.

Mais à Mogador, dans les baignoires et sans attendre les lavabos, les culottes étaient trempées. Pour peu que Fillon fut là, il aurait de nouveau braillé ainsi qu'en 2008: "nous avons gagné la bataille de l'idéologie"....

Comme au concert précédent du Trabendo jeudi dernier, d'éclairés observateurs ont noté que Keith -l'âme du groupe et le détenteur des valeurs stoniennes qui sont l'exact opposé de celles  de ce ramassis de costards bcbg encanaillés frétillant à contre-temps au "théâtre ce soir"- restait en retrait et n'avait pas vraiment l'air heureux d'être là.

Ces mêmes observateurs y ont vu un éventuel post-effet  "fall from the coconut tree"... Fausse route !

Dans le domaine de la gestion du patrimoine, Mr Richards, c'est plutôt: "Never kept  a dollar past sunset. It always burnt a hole in my pants...." Tout un programme MM. les investisseurs, mais pas vraiment le votre.

Alors, les Stones, nouveaux chantres et hérauts du grand capital financier ?

Vraisemblablement vrai pour le tycoon Jagger qui encore une fois se singularise en oubliant que sans ses compères, il n'est qu'un chanteur à l'audience relative, comme en témoignent les flops de tous ses albums solo.

Hey Mick, au lieu de danser -en te prenant les pieds dans le tapis- avec "Mr C.",  réaffirme ta sympathie avec le Diable et va "Dancing with Mr D"....!

 

 

 

 

 

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