Il paraît qu'on n'entend pas beaucoup les "humanistes", déclare un quelconque dans Le Figaro. Il suffit pourtant de se renseigner. Voici le communiqué de l'évêque d'Alger, Jean-Paul Vesco
"Déferlement de violence meurtrière en Israël et à Ghaza
Déferlement d'indignation face au déclenchement de cette violence par le Hamas.
Silence assourdissant sur l'humiliation quotidienne des Palestiniens, sur l'injustice fondée sur un rapport de force disproportionné depuis tant d'années, sur les colonies dites "sauvages" qui ont sciemment rendu impossible tout état palestinien viable...
Ghaza est une souricière où on peut, d'un claquement de doigt, priver 2,5 millions d'hommes, de femmes et d'enfants, d'eau, de nourriture, de gaz et d'électricité, et les noyer sous un déluge de bombes.
Qui s'est ému des propos du ministre israëlien de la justice :"nous sommes confrontés à des animaux, nous devons les traiter comme des animaux."?
"Si nous nous taisons, les pierres crieront", et nous nous sommes beaucoup tus...Quel gâchis de laisser l'initiative à la violence plutôt qu'à la parole ! Il n'est de paix véritable que juste.
Je prie et je pleure pour les victimes innocentes ghazaouies et israëliennes de cette violence meutrière sans excuse mais pas sans cause."
Moi, je me retrouve bien dans ces paroles. Et je trouve misérable l'attitude du gouvernement français qui s'aligne sur la position des EU en oubliant les "causes" profondes de cette situation et qui profite de l'occasion pour tirer à boulets rouges sur LFI. Il était édifiant d'entendre, ce matin, sur Franceinfo, les journalistes de service ne pas vouloir comprendre les propos parfaitement clairs de Bompart qui dénonçaient des crimes de guerre et ne voyaient pas ce qu'apportait de qualifier le Hamas de terroriste