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Billet de blog 12 avril 2022

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

                             Entendu, hier sur Franceinfo, un commentateur dire que pendant des mois "nous avions été biberonnés aux thèses de l'extrême droite", les chaines Bolloré, c'est évident, mais les autres aussi,  ont donné une place "au fasciste raciste accusé d'agressions sexuelles", pour reprendre les propos de Poutou qui valent définition, une place tout à fait disproportionnée qui a contribué à banaliser sa haine, ses mensonges, ses bêtises. Jusqu'à le présenter comme un intellectuel -...

                            Comme souvent, après coup, un timide mea culpa s'esquisse, un semblant de prise de conscience de la responsabilité que les médias peuvent avoir dans la banalisation de certains discours. Emballement médiatique est le constat souvent fait. Mais il n'empêche absolument pas de recommencer sur un autre sujet, sans se soucier de l'impact que les discours tenus, les images montrées ont sur ceux qui les écoutent ou qui les regardent. C'est fou ce que les gens censés informer s'emballent, on les aimerait plus calmes, plus soucieux d'analyses et donc de réflexion. Mais ni le choix de ce qu'on appelle l'information continue, ni la quête désespérée du buzz qui fera peut-être gagner quelques points d'audience supplémentaires ne favorisent une approche

                             Le nouveau thème qui va être seriné pendant les jours qui viennent est celui de l'abstention. La répétition est performative, comme disent les linguistes. J'ai personnellement voté pour la France insoumise, j'ai rêvé d'un succès de Mélanchon. Pour le second tour, je voterai pour Macron - et je vois tous les inconvénients (le mot est sans doute faible), de ce second mandat. Mais au moins pourrons-nous continuer à manifester, à soutenir une presse libre - ce qui ne sera sûrement pas le cas avec quelqu'un qui admire Poutine, qui est copine comme cul et chemise avec Orban et le félicite de son succès électoral, qui paie sa campagne avec de l'argent quémandé auprès de quelqu'un qui déteste l'Europe et viole sa législation, avec quelqu'un qui a muselé bien des medias qui tentaient de le critiquer. Raison pour laquelle j'ai de la peine à entendre ceux qui mettent dans le même panier Macron et Le Pen, qui crient à la dictature sans pour autant être envoyés en taule... Il me semble qu'il y a là des éléments à prendre en considération.

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