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Le Club de Mediapart dim. 29 mai 2016 29/5/2016 Dernière édition

Il est fou, Afflelou

"Une guerre de tranchée contre les riches", pleurniche monsieur Afflelou. Je ne sais pas s'il a très bien réalisé ce qu'il disait, mais, en tout cas, il s'en va. A Londres. Où il peut être assuré que les obus qui tombaient dru sur sa tête ne risquent pas de l'atteindre. La guerre de tranchée s'oppose à la guerre de mouvement. Monsieur Afflelou l'a compris. Il prend ses jambes à son cou.

"Une guerre de tranchée contre les riches", pleurniche monsieur Afflelou. Je ne sais pas s'il a très bien réalisé ce qu'il disait, mais, en tout cas, il s'en va. A Londres. Où il peut être assuré que les obus qui tombaient dru sur sa tête ne risquent pas de l'atteindre. La guerre de tranchée s'oppose à la guerre de mouvement. Monsieur Afflelou l'a compris. Il prend ses jambes à son cou. Mais il ne part pas sans biscuit, j'imagine, étant donné le prix de la vie à Londres - à moins qu'il n'ait trouvé une colloc avec quelques pauvres riches comme lui. Faut-il lui rappeler que les moyens mis en oeuvre pour cette guerre sont disproportionnés - d'un côté, un gouvernement qui brandit des menaces qui ne feraient pas peur à de petits enfants, les services fiscaux débordés, les français qui en attendent quelque efficacité pour réduire les injustices criantes qui caractérisent notre pays - de l'autre, des pauvres riches accablés de taxes qui leur laissent, malgré tout, de quoi vivre très confortablement et qui refusent de payer leur quote-part au redressement des finances publiques, et qui partent avec armes et bagages et, surtout, avec leur fric. Que les pauvres paient des impôts, rien de plus normal ; que les riches en paient, c'est une attaque insupportable au dur labeur qui est le leur pour accumuler des millions, un refus de reconnaître leur génie propre...

           Rassurons-nous, il y a encore des gens aisés qui vivent en France. Plusieurs échos me signalent les difficultés auxquelles sont soumises des entreprises qui peinent à récupérer les sommes que leur doivent leurs clients. Le travail est fait, le client ne paie pas. Il n'a plus de sous ? Pas du tout. Ce ne sont pas les gens modestes dont l'honnêteté naïve est bien connue, mais les plus gros clients - qui profitent de l'occasion. Tout comme les banques ont profité de l'occasion pour continuer à payer des salaires exorbitants à leurs dirigeants,  avec l'argent public, mais, parce que c'est la crise, savez-vous, se font beaucoup prier pour prêter de l'argent aux particuliers.

           Le monde est fou. Il faudra des années pour retrouver une certaine morale - que l'on a vite rangée au magasin des objets démodés, avec l'aide des prétendus philosophes qui causent à la télé et qui se sont courageusement élevés contre les discours" moralisateurs" qui critiquaient la toute-puisssance du fric. Il faut avoir l'esprit complètement faussé pour oser une couverture d'un magazine avec une photo de Depardieu et ce titre à arracher des larmes aux chômeurs en fin de droits - un homme blessé -. Il faut avoir perdu le bon sens et tout d'abord celui des mots que l'on emploie. Dernier exemple : Valérie Pécresse a eu cette formule géniale sur l'histoire récente de l'UMP : A une crise démocratique, il fallait une réponse démocratique. A qui madame Pécresse fera-t-elle croire que le même mot puisse avoir le même sens dans sa phrase / une crise démocratique désigne, à l'évidence, non pas le caractère de la crise qui a secoué l'UMP, comme on aurait dit une crise socialiste, ou centriste, mais une crise de la démocratie, ce qui est tout autre chose. Quand je vous dis que les gens déparlent !

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