Eloge de la non-violence

A Bordeaux, le pont Chaban se lève pour laisser passer les monstres flottants que sont les bateaux de croisière ! des flots de touristes en descendent qui dépensent leur argent dans les boutiques de la ville et dans les vignobles du Bordelais - ce qui est évidemment l'argument de la municipalité pour les accueillir bras ouverts. Certes, Bordeaux n'est pas encore Venise, mais cela ne saurait tarder. La pollution visuelle et celle de l'eau et de l'air ne sont guère prises en compte.

  Des militants écologistes du Group Extinction Rebellion ont mené, hier, une action qui a été fort efficace en termes de communication. Comme le pont ne peut s'élever que s'il n'y a plus personne dessus - c'est une évidence ! -, ils ont eu l'idée de s'enchaîner au parapet. Du coup, impossible d'effectuer la manoeuvre. Le bateau a dû attendre en aval que les forces de l'ordre aient cisaillé les chaînes qui retenaient les militants - ce qui a pris un certain temps ! - et que la marée qui permette de reprendre son avancée.

Action symbolique, évidemment ! mais autrement porteuse que le bris des vitrines du centre ville. Action qu' Extinction Rebellion a bien l'attention de renouveler en octobre un peu partout en Europe pour dénoncer l'impact environnemental de ces bateaux de croisière. Une autre photo dans le journal Sud-Ouest montrait, à Bayonne, trois Black Bocks jeter des barrières dans le port devant une escouade de photographes. Cherchez l'erreur.

 

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