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Billet de blog 31 août 2011

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Sur la "générosité" du gouvernement français à l'égard des pauvres

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Petit billet en écho au dernier et excellent article de Laurent Mauduit. J'avais, le 21 juin, dit mon indignation devant la décision européenne de diviser par 4 les subventions données aux associations d'aide alimentaire aux plus démunis - pour nous, en France, à ces 8 millions de pauvres qu'on ne peut plus passer sous silence -, pour complaire aux états les plus libéraux de l'Europe. Le gouvernement avait fait mine de découvrir le problème et avait multiplié les promesses apaisantes : nous allons reposer le problème devant la Commisssion européenne - je n'ai pas vu d'informations sur une quelconque intervention française - mais cela a pu m'échapper...; en tout état de cause nous comblerons la perte ainsi occasionnée - bien normal, n'est-ce pas ? la moindre des choses, pourrait-on dire.

J'apprends que le gouvernement s'est engagé à fournir une "partie" de l'aide manquante pour 2012. Une "partie" seulement. Ce qui entraîne qu'une partie des gens aidés, les plus "aisés", devra se serrer un peu plus la ceinture - ou que tous devront recevoir un peu moins - mais, enfin, c'est bien normal, c'est ce qu'on appelle la solidarité, non ? mais solidarité des pauvres entre eux, et pas solidarité nationale à l'égard des blessés de la vie et du système qui les rejette et les méprise. Une "partie" pour 2012, mais visiblement pas pour 2013 ! Tant pis pour les socialistes, on leur refile la patate chaude, puisqu'ils seront au pouvoir et qu'on pourra tout à loisir leur reprocher de gaspiller les deniers publics. Raison supplémentaire pour qu'ils s'emparent, dès maintenant, de cette question.

En attendant, M'sieur le Président, vous n'auriez pas une petite enveloppe à donner à la Banque alimentaire ? je ne dis pas ça méchamment, mais il faudra bien, à un moment, apurer les comptes. "Jamais, dans aucune société, des inégalités croissantes et répétées n'ont pu être supportées. La France ne saurait être un îlot à l'abri de ces grandes colères qui, jour après jour, secouent l'Europe et annoncent ds lendemains qui tempêtent. Surtout quand le pauvre est appelé par son nom."(Yves Harté, dans un excellent éditorial, "Le temps revenu des pauvres ", paru aujourd'hui dans le journal Sud-Ouest)

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