La Mariée 16

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A vos baisers exilés,
Brisez leurs défaillances,
Volez, volez,
cette virginité assèche
leurs protubérances.
Restons vieillards apatrides
La nuit d'échec n'est pas venue.
Avec nous tyrannicides,
Le chiffon immaculé est fendu.
N'entendez vous plus dans les villes
Murmurer les déserteurs tranquilles,
Ils demeurent loin de vos caresses
Pour endormir vos pères et leurs maîtresses.
A vos baisers exilés,
Quelle est cette poignée de fidèles aux idoles
Soumis à leurs belles paroles
Contre qui les délicieuses assurances
Ne sont que les ailes d'une imprenable constance.
Étranger, contre eux, notre honneur !
Quelle attente peut apaiser ces heures?
C'est de l'autre, qu'on espère insensé
Nous offrir une moderne liberté.
A vos baisers exilés,
Quoi! quelques nationalistes
créeraient le chaos dans nos masures!
Quoi des mains fascistes
chatouilleraient nos douloureuses fêlures!
Diable, nos pieds seraient déliés,
Nos fronts et nos joues se raidiraient,
Nos charmants amis resteraient un peu tard,
les esclaves du hasard...

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