Pour sauver l'industrie nucléaire il a été prétendu que c'est le tsunami qui était responsable de la catastrophe, or il apparait que la fusion des cœurs aurait commencé après le séisme, et avant l'arrivée du tsunami. Cette polémique est très importante car elle met en cause la résistance des usines nucléaires au Japon et .... chez nous!
A la veille de la commémoration de la catastrophe de Fukushima, il convient de rappeler la polémique ouverte sur les rôles respectifs du séisme et du tsunami. Rappelons-nous qu'il a immédiatement été annoncé que le tsunami en noyant les systèmes de sécurité avait provoqué la catastrophe, cela sous- entendais qu'il aurait suffi que la digue soit surélevée pour que celle-ci n'ait pas eu lieu. Sous entendu aussi ce n'est pas la construction des centres nucléaires qui est en cause, et nous pouvons dormir tranquille pour les autres réacteurs japonais et .... français, car pour les nucléocrates l'enjeu est là, ne pas remettre en cause notre nucléaire!
Sauf qu'au Japon on arrête les centrales, probablement pour toujours, et que la piscine du réacteur 4 qui contient les combustibles usés est si endommagée qu'elle fait courir des dangers encore plus grands que ceux que subissent déja les populations sacrifiées au Japon. Sauf qu'en France aussi nous sommes menacés par les séismes, Fessenheim bâti sur une zone d'effoncrement, Bugey, et surtout la région du bas-rhône: Cadarache, Tricastin, Marcoule, Cruas, sont au voisinage des grandes failles d'Aix, Nîmes et Alès, qui de la Méditerranée à la Scandinavie sont actives sous la pression de la plaque Afrique. Rappelons le seisme dévastateur de Lambesc (Provence) en 1909.
Or voila que la détection de Xénon 133, pendant l’heure qui a séparé le séisme et le tsunami, prouve que la centrale japonaise aurait rejeté des éléments radioactifs avant que le tsunami ne l'atteigne. "Cette apparition précoce des émissions est intéressante et pourrait indiquer que les réacteurs ont subi des dommages structurels du fait du séisme" découverte (en cours de confirmation).
Les gaz xénon 133 et 135 sont générés lors d'une fission nucléaire. Ces substances ayant une durée de vie radioactive courte, cinq jours pour le xénon 133 et neuf heures pour le xénon 135, sont les témoins d'une fission forcément intervenue très récemment.
Voir en P.J. les bases de cette réflexion réunies avec l'aide de Stéphane Lhomme de l'Observatoire du nucléaire.
Pierre Péguin du Collectif Cevennes-Garrigue Stop au Nucléaire et de la Coordination sud-est antinucléaire.
A lire également :
Arrêter d'urgence le nucléaire avant un Fukushima en France
Par Stéphane Lhomme
Président de l'Observatoire du nucléaire
Mardi 6 mars 2012
http://observ.nucleaire.free.fr/fuku-1an-stop.htm