Dans un court document publié par le Télégramme de Brest, le journaliste Hervé Chambonnière révèle des liaisons dangereuses de certains juges du Tribunal de Commerce de Quimper, avec la direction du groupe Doux qui est en très grande difficulté. Et du drame social qui est à venir, l’avenir des milliers chômeurs qui seront les plus pénalisés dans cette affaire, suite au jugement et la décision, prise par cette institution. Une remise en cause du Tribunal de commerce de Quimper, qui il n’y a pas si longtemps, était qualifié de « bourgade » par le président du groupe Sofiprotéol, le céréalier et nouveau patron de la FNSEA. Celui-ci qui peu de temps après ses paroles à « ploucs », s’était senti obligé de s’excuser et en révérence au Maire de Quimper, vexé qu’il était, du blasphème cantonal attribué par le patron syndicaliste et plein de blé, méprisant ce haut lieu de la basse Bretagne et Ville Préfectorale de Quimper. Les palabres de court d’école, simultanément aux enjeux sociaux liés à la déconfiture du Groupe Doux, alors que plus de 1000 salariés étaient et sont toujours menacés d’aller pointer à Pole Emploi.
La réforme des Tribunaux de Commerce ! C’est pour quand le changement ?
Une révélation tardive venant du quotidien régional, à ce sujet des pratiques controversées et objet de mille questionnements. Ce que la CGT avait depuis le printemps dernier déjà condamné, et plus grave encore, de ce serpent de mer qu’est la réforme de cette institution des Tribunaux de Commerces ! Ce que le « Canard enchaîné » avait depuis longtemps déjà dévoilé, notamment des affaires louches localisées dans l’autre TC du Finistère, situé cette fois dans la Sous Préfecture de Brest. Et en résumé, des pratiques constitutives et des conflits d’intérêts flagrants, de la plus grande part des membres « juges » non professionnels de ces institutions judiciaires. Des magistrats "consulaires" aux gros honoraires, à peine encadrés par des Magistrats professionnels. Ceux qui traitent pourtant des affaires de faillite, des redressements judiciaires, ou de mises en observations d’entreprises de toutes tailles. Les grandes comme les petites. Ces dernières étant les plus vulnérables, face aux cadors qui siègent dans ces Tribunaux de commerce, le plus souvent des patrons ou des cadres dirigeants, issues du staff de ces majors, des Groupes nationaux, quand ils ne sont pas Internationaux, des experts comptables, ou autres commissaires aux comptes. En bref, le sérail et les porteurs activistes de l’idéologie libérale. Le CE dépose une action en référé au TGI.
Conflit d’intérêt à tous les étages. L’exceptionnelle maladie française !
Pourtant, le Télégramme de Brest, tout comme son confrère de la presse Ouest France, ne sont pas en reste. Car si il n’est pas question pour ma part, d’user de comparaison malheureuse, d’attribuer autant de pouvoir : et d’une part, à ces associations d’industriels associés à la presse régionale, et d’autre part que n’en a le TC de Quimper (ou par le passé celui de Brest). Néanmoins ce que ne dit pas Le Télégramme de Brest, c’est que ces deux quotidiens sont des membres très actifs dans l’association des grandes entreprises de la région, l’association « Investir dans le Finistère ».
Ce que le collectif GASPARE, avait mainte fois rappelé, à propos d’un autre sujet qui est tout autant capital, la maîtrise de la dépense de l’énergie. A savoir la nécessité ou non, de laisser faire construire une CCCGaz de 425 MW sur la commune de Landivisiau (AO attribué à Direct Energie) (http://www.nonalacentrale.fr/?p=446). En effet, les communiqués du collectif de citoyens, les droits de réponses autorisés par la loi pour faire barrage aux contres vérités mille fois publiées et répétées sur les articles de ces quotidiens, les incessants et stressants « Black out », le risque d’effondrement des réseaux HT, de l’utilité d’une CCCG de pointe (150heures/an), ce qui un ans plus tard est décliné de l’obligation de sécuriser par une unité de semi base, si ce n’est le pire de base (4500heures/an). Le flou et la confusion, les faux arguments pour informer les lecteurs du Télégramme de Brest, ou du quotidien Ouest France ( le plus gros tirage national). La parole citoyenne mise en confettis, les avis éclairés tous éparpillés ici ou là, dans les pages intérieures. Le journalisme éthique et équilibré , oublié, l’équité et la visibilité réduite, à la plus petite fraction de papier graphité, par la presse régionale qui est de plus subventionnée par des millions d’euros de nos impôts ! (http://www.mediapart.fr/journal/economie/110110/aides-la-presse-1-milliard-deuros-pour-la-presse-papier-20-millions-pour-int) ou encore ici (http://blogs.mediapart.fr/blog/vincent-truffy/160412/subventions-la-presse-passe-au-controle) Billet de blog - Vincent Truffy - 16/04/2012
Pour une presse pluraliste, le citoyen doit veiller au grain !
Comment pourrait-il en être autrement, changement de modèle médiatique et de société, la presse papier est en crise. La main mise par des intérêts particuliers est un danger pour la démocratie. Depuis des années ce secteur médiatique, tout comme la TV, dont la seule rentabilité ne peut être basée sur la vente des milliers d’exemplaires ou même des simples abonnements. Le plus gros de leur budget de fonctionnement reposant le plus communément, sur les rentrées publicitaires. Ce que l’agro-alimentaire, se charge de combler. Ce que Jo Le Mer, fan de Direct Energie, patron de la CCI et ancien patron d’une grosse PME de 600 employés de la région de Morlaix, qu’il a vendu au fond le plus secret au monde, « The Carly groupe investiment ».
Hervé Chambonnière, n’en doutons pas, ne tardera plus de nous faire la lumière, à ce sujet de la sécurisation des bénéfices des vendeurs d’énergie, et redistribution d’entrants publicitaires, pour les quotidiens déjà nommés.
Mise à jour 19.09.12: Le Comité d'Entrepise du Groupe vient d'engager une action en référé devant le Tribunal de Grande Instance de Quimper. (Voir extrait Ouest France PDF en PJ)
Pour aller plus loin:
- Tableaux statistiques de la presse 2008, annexe «aides à la presse», direction des médias.
- Rapport de la commission de contrôle du fonds d’aide à la modernisation de la presse quotidienne (1999-2003)
Fin 2008, Jean-Loup Arnaud, conseiller-maître à la Cour des comptes, président de la commission de contrôle du fonds de modernisation, a remis au ministère de la culture le premier rapport d'évaluation de l'efficacité des aides apportées, étude limitée à la période 1999-2003.
Les sources du journal le Télégramme de Brest