Hollande à l’ONU:Le changement c’est maintenant

François Hollande nous a vendu son premier grand discours international, en plaidant l’action, et la réforme urgente de l’institution onusienne, rien que ça, condamnant l’inertie et la division des membres du Conseil de sécurité de l’ONU. François n’a pas  démérité, osant l’éloquence et la cible de ses attaques devant tout ce beau monde, le verbe à peine feutré à l’attention des pouvoirs Russes et Chinois.

François Hollande nous a vendu son premier grand discours international, en plaidant l’action, et la réforme urgente de l’institution onusienne, rien que ça, condamnant l’inertie et la division des membres du Conseil de sécurité de l’ONU. François n’a pas  démérité, osant l’éloquence et la cible de ses attaques devant tout ce beau monde, le verbe à peine feutré à l’attention des pouvoirs Russes et Chinois. C’était osé, il y avait du Bourget là dedans, à persifler les «divisions, blocages et inertie», et de revendiquer l’urgence de l’action à mettre un terme aux atteintes au droit de l’homme. François Hollande a même un plan d’attaque, en contre à massacres ! La Syrie avant le Mali : « La première des urgences s'appelle la Syrie », usant du bon sentiment juste « Combien de temps faudra-t-il encore attendre pour que l'ONU réagisse ? Combien de morts faudra-t-il attendre, comment admettre plus longtemps la paralysie de l'ONU ? ».

Rappelant ce que tous connaissent depuis longtemps, des exactions meurtrières du président syrien. Nonobstant la triste réalité, de ce que ses amis gaziers russes n’hésiteront pas de lui rappeler, que ce meurtrier était il n’y a pas si longtemps, l’invité au défilé Républicain du 14 juillet 2008, à l’ère bling bling, du précédent résident de l’Élysée. Un syrien président et client privilégié  pour l’industrie de l’armement de l’un des membres influents du Conseil de Sécurité, et de l’axe géo diplomatique, Syrie Iran,  pour l’accès à la ressource d’énergie de l’autre éminent membre du Conseil de Sécurité de l’ONU.

« Si nous voulons rendre notre monde plus sûr, il nous appartient de prendre pleinement nos responsabilités » renchérit l’homme du changement normal. De biens jolis mots, qui sont pratiques à redorer la continuité de la real politique,  mais dénués du moindre contour, ou de calendrier stratégique pour aboutir à un réel changement adapté de l’institution sclérosée. Black out total, comme dans tant d’autres endroits plus proches, du devoir  à générer de l’espoir pour nos quotidiens. Une organisation pour le maintien de la paix,  qui n’a d’égal en perte de crédibilité internationale, la passion douloureuse d’Aristide Briand, de l’inopérante SDN durant les années précédant le dernier conflit mondial, surtout quand principalement, les patrons autoproclamés de la stabilité internationale, sont simultanément les plus grands vendeurs d’armements.

L'ingérence « inacceptable de l'Iran en Syrie », n’a pas été chapitrée par François Hollande dans son discours devant l’assemblée, c’était probablement trop périlleux. L’homme du changement a préféré atténuer la portée diplomatique de sa condamnation de cette « inacceptable ingérence », ce qu’il a choisi de délivrer aux journalistes lors d’une conférence de presse. Car là encore les arguments ne manquent pas, à rendre le bâton tendu aux Russes et aux Chinois. Le deux poids deux mesures, le jour même où la presse nationale faisait état des ambitions du généreux donateur, le Prince et ami Qatari.  Ce richissime Qatar qui n’est pas avare à financer l’ingérence en Syrie tout autant qu’au Mali. L’Ami d’Aqmi Qatari et les programmes d’investissements en banlieue parisienne pour plus d’un milliard d’euros. Ingérence par-ci, financement par là, conflits d’intérêts et double langage, sont autant d’arguments à alimenter les désaccords diplomatiques, et d’exacerber les divisions onusiennes des cinq membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU.

Retour à la diplomatie normale, et occupons nous donc du pays Mali, cette enclave géométrique du continent Africain, dessiner par les anciens experts en divisons géopolitiques, redécoupage au gré des intérêts des colonialistes Européens. Le jeu dangereux à diviser les territoires par la carte ignorante de la diversité des peuples africains, depuis la fin du XIXéme jusqu’à la deuxième Guerre mondiale. Les années glorieuses de la domination impérialiste occidentale. Décolonisation à la FranceAfricaine, pour l’exploitation en spoliation des terres rares, de l’or noir du Gabon ou de  l’uranium du Niger. Le Mali est depuis longtemps dans la zone d’influence du Maître colonial et de ses bases militaires : au Sénégal, en Cote d’Ivoire et au Tchad, tout l’attirail logistique à 3 heures d’avion à peine, du théâtre des actions sanguinaires et le lieu désert couvert par les factions d’extrémistes. Paris qui a promis d'apporter un « soutien logistique » à la future force africaine, n’en est pas moins empêché. L’Or républicain fondu et les six otages détenus dans la région par Aqmi, le risque d’intervenir en « appui » serait  le prétexte à les faire exécuter par ces fous de bondieuseries sataniques.  

Le président Hollande affirme pourtant que : « La nécessité de libérer nos otages ne doit pas passer par un renoncement à assurer l'intégrité du Mali ». Les fadas extrémistes, sont certainement des illettrés, en tous les cas, le Nègre Millet serait bien capable de l’affirmer.

En Espagne, hier en soirée, à l'heure des belles paroles onusiennes du Président français, la démonstration de la capacité démocratique européenne n'était pas au rendez vous. C'est le moins que l'on puisse dire. Le problème est ailleurs que dans l'idéologie partisane. Le problème est le vol des richesses par une minorité, dont le pouvoir des représentations des peuples, n'ont plus aucune prise sur cette mafia internationale. Christine Lagarde du FMI, la baigneuse à Tapie, la laveuse d'escroc, le simulacre DSK, qui faisait la leçon de bonne gestion à l'Argentine, a été remise en boite par la Présidente de ce pays d'Amérique du Sud. L'urgence d'un rétablissement du droit est le minimum, mais je crains que la bascule à déjà eue lieu, le pire est donc à venir.

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Extrait de Libération:

[...//...Hamza, sarkozyste décomplexé

Habile communiquant, le président de l’Aneld, Kamel Hamza, ...//.... L'élu vert de Vigneux (Essonne), Fouad Sari, et la centriste Leïla Leghmara, de Colombes (Hauts-de-Seine), sont pourtant les lieutenants les plus visibles d’Hamza. A l'échelon national, l’Aneld compterait 200 adhérents de tous bords.

...//... En coulisses, des acteurs de l’intelligence économique vilipendent «cette bande de cow-boys qui n’ont pas un cinquantième de légitimité pour démarcher un chef d’Etat étranger. Pour qui se prennent-ils? C’est au ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, ou à la cellule diplomatique de l’Elysée de gérer de tels enjeux. Ils outrepassent largement leur rôle.» Pendant la campagne présidentielle ...//...Claude Guéant, artisan du rapprochement France-Qatar ..//... s'était irrité «du bordel foutu par l’Aneld. Ces élus n’ont pas compris dans quoi ils foutaient les pieds. Les relations franco-qatariennes, c’est plus que sensible».  ...//...

Pour Mohamed Mechmache, président d’ACLeFeu, «les fantasmes sur le Qatar et les musulmans ne semblent se poser que lorsqu’ils investissent en banlieue». «Cette question ne se pose pas quand ils entrent au PSG, chez Lagardère ou Veolia». Selon lui, la réponse positive du Qatar aux sollicitations de l’Aneld est peu surprenante. «Il y a dans les quartiers un vivier de gens qui ont des idées, des compétences, des projets mais qui ne trouvent personne pour les accompagner. L’Etat a déserté et les banques refusent systématiquement de s’engager à leurs côtés. Ce n’est pas parce qu’il y a des musulmans dans les quartiers que le Qatar est venu, c’est parce qu’il y a des projets.» ...//... ]

 

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