Charte des langues minorées, la paranoïa républicanisée de F.Morvan

 Du Conseil d’Etat au Conseil Constitutionnel ou ici siège des membres de droit à vie, le retour du droit divin dans une République amorphe et usagée, et dont il est utile de rappeler que l’ancien président Sarkozy se permet des prestations à 100 000€ en rétribution de conférences données pour Goldman Sachs, et servir des Monarchies archaïques et esclavagistes. Ce qui révèle du pourrissement des institutions françaises, dès lors, il ne serait pas inutile d’ouvrir le débat, si ces juridictions sont encore valides. N’y a-t-il pas là les éléments de droit pour une procédure en QPC ?

 Du Conseil d’Etat au Conseil Constitutionnel ou ici siège des membres de droit à vie, le retour du droit divin dans une République amorphe et usagée, et dont il est utile de rappeler que l’ancien président Sarkozy se permet des prestations à 100 000€ en rétribution de conférences données pour Goldman Sachs, et servir des Monarchies archaïques et esclavagistes. Ce qui révèle du pourrissement des institutions françaises, dès lors, il ne serait pas inutile d’ouvrir le débat, si ces juridictions sont encore valides. N’y a-t-il pas là les éléments de droit pour une procédure en QPC ?

Reprise d’un billet «  Le langage secret du Conseil d’Etat ! 13 mars 2013 

Le Conseil d'État interdit la ratification de la Charte des langues régionales ! Le Conseil d’État, cette antichambre juridique et administrative, dont le rôle est de prévenir le pouvoir exécutif, est une assemblée de hauts  fonctionnaires qui  fut créée par Napoléon Louis Bonaparte lors de la constitution de l'an VIII (Consulat : 1799). Cet organisme siège au Palais-Royal à Paris depuis 1875. Dans les institutions de la Cinquième République, son premier rôle est celui de conseiller le gouvernement. Conseiller n’est donc pas instruire et pourtant depuis quelques années, de ce que j’ai pu observer, il semble que cette institution a surtout servi de refuge, afin de maintenir les pré requis, et le statu quo dans bien des domaines. Peu de citoyens connaissent la composition de cette chambre de haute administration, de son fonctionnement, de la nomination de ces membres, et des budgets de fonctionnement. Ce sont les nouveaux gardiens du temple

L’exception française, le renoncement présidentiel

Dernière action, l’imprévu blocage sur le dossier de la ratification de la Charte des langues régionales, engagement réitéré à plusieurs reprises par le président de la République. Un blocage archaïque, qui empêche à la diversité linguistique de s’exprimer, de se développer dans un cadre juridique fixée par l’Union Européenne. Une ratification qui met la France, au dernier rang de l’Union dans ce domaine. Et au nom d’on ne sait quel danger qui pourrait inquiéter ces fonctionnaires à l’aube du XXIème siècle, tout autant que d’abîmer l’antique et simple principe : la « République Une et Indivisible ». Il suffit d’observer et de constater la situation sociale et économique de notre pays, il n’y jamais eu autant d’inégalités, la pratique d'une langue unique stricte, le français, n’y a rien fait. Les principes, aussi louables soient-ils, aussi justes et beaux sur le papier ont ça de particulier, il ne suffit pas de l’écrire et de le répéter.

L’Une indivisible et l’autre clientéliste

La République Une et Indivisible et les réserves parlementaires des députés et sénateurs, l’équation discriminatoire et clientéliste. Acoyer l’ex-patron de l’assemblée nationale et le plus gros bénéficiaire de la réserve en 2011, comme l'a révélé mercredi Le Canard Enchainé : le député UMP Bernard Accoyer, alors président de l'Assemblée nationale. Au total, Accoyer a bénéficié d'une très confortable réserve de 11,9 millions d'euros. « Des projets d'investissement public locaux ou de solidarité répartis sur l'ensemble du territoire national comme, par exemple, l'aide à la reconstruction des zones frappéespardescatastrophesnaturelles »,a rétorqué Accoyer.

http://www.mediapart.fr/journal/france/280613/reserve-parlementaire-le-top-10-de-ceux-qui-ont-touche-le-plus

Le sumérien ou le gaulois latin africain

L’intellectualisme de F.Morvan, et ses concepts méprisants, incapable de se projeter dans son époque et d’accorder aux populations et individus qui sont en capacité de discernement sur de tel sujet, de l’élitisme cocorico refusant l’évidence de plus d’un siècle d’évolution de la pensée populaire, dont elle use de faux en usage de faux à l’identique de Marine Le Pen, la propagandiste se faisant la porte parole des extrémistes de la droite. La nostalgie d’un passé colonialiste, ou quand les africains étaient les petits fils de Vercingétorix !

La preuve par l’expérience

Des expériences porteuses d’intelligence et de réussites scolaires dans la filière bilingue et de l’école associative de Diwan à Carhaix notamment. Extrait  Télégramme 28 mars 2013

[ Carhaix plus fort que Paris .  Les palmarès 2013 en sont la preuve. Selon Le Figaro, c'est un lycée breton qui serait le meilleur de France. Et pas n'importe lequel puisqu'il s'agit de Diwan, à Carhaix. Avec 99 % de réussite, l'établissement finistérien a, c'est vrai, réalisé un joli score. Et son taux d'accès au bac pour les élèves de Seconde est également très bon (93 %). Au point, selon Le Figaro, de devancer trois prestigieux lycées parisiens (qui pourtant affichent 100 % de réussite) et le lycée Sacré-Coeur de Saint-Brieuc. ]

Le juriste constitutionaliste Guy Carcassonne favorable à la ratification.

Extrait  par Salem Chaker  dimanche 2 juin 2013 :[A la fin 1997, le gouvernement de Lionel Jospin avait engagé le processus qui aurait dû mener à la ratification par la France de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. Avant d’engager la phase finale de signature par le gouvernement, puis de présentation d’un projet de loi de ratification par le Parlement, le Premier ministre français s’était entouré de nombreux avis et expertises.

Une expertise juridique avait notamment été confiée à Guy Carcassonne sur la question, cruciale, de la compatibilité de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires avec la Constitution française. Le rapport  de G. Carcassonne fut remis le 8 septembre 1998 au Premier ministre.

Guy Carcassonne, contrairement à un avis antérieur du Conseil d’Etat (1996), concluait à la compatibilité de la Charte avec la Constitution française, malgré les verrous très forts que comporte celle-ci : unité et indivisibilité de la République et principe d’égalité des citoyens (art. 1) ; statut de langue officielle du français (art. 2 § 1). Pour lui, la marge de liberté laissée aux États pour la ratification de la Charte était si large qu’il était possible d’atteindre le seuil minimum d’articles requis (35 sur 94) tout en évitant ceux nettement en contradiction avec la Constitution française ou même ceux pour lesquels on pouvait avoir un doute et donc craindre la censure du Conseil constitutionnel. ]

Charles Martel ou Robespierre ?

De l’Abbé Grégoire à Robespierre, leur volonté de façonner un imaginaire unificateur linguistique au début du XIXéme, l’idée nationale alors commune qui pouvait être historiquement compréhensible, dès lors que ces figures emblématiques du jacobinisme républicain l’avaient imposée. Pour autant j’ose l’affirmer, jamais  ils n’auraient autant persévéré dans l’erreur. Les jusque-boutistes du Conseil d’Etat, et Madane Françoise Morvan en cette année 2013, sont aussi clos que l’huître à basse mer, fondés sur des idéologies vieillies et désuètes, qui sont contraire aux dernières recherches en neurosciences, et contredites par les expériences pédagogiques mises en œuvre à grande échelle chez nos voisins (Catalogne, Pays de Galles notamment). Là bas, la pratique des langues minoritaires  a démontré l’intérêt grandissant des citoyens adultes et de leurs enfants. Nouveau vecteur d’émancipation, de cohésion sociale, un mouvement novateur qui a ouvert la porte au développement de nouvelles techniques de l’apprentissage des langues, tout en favorisant les progrès considérables en résultats pour les langues dominantes nationales.  

Le secret administratif

Le Conseil d’Etat rend son avis linguistique au gouvernement, le Secret Langue Nationale, un document interdit au public, tout autant pour le député PS du Finistère , Jean-Jacques Urvoas, président de la Commission des lois, fait le point. Extrait […// … L’inquiétant c’est qu’il s’appuie sur un avis dont nous ne connaissons pas le contenu. Le Conseil d’État est une sorte de conseil juridique du gouvernement dont les avis ne sont pas publics. Il est toujours saisi avant qu’un texte n’arrive en conseil des ministres. Je constate qu’un avant-projet de loi avait donc été rédigé avant d’être soumis au Conseil d’État. Je ne connais pas non plus son contenu. … // …] http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/langues-regionales-le-blocage-du-conseil-d-etat-13-03-2013-2034184.php

Mais qui sont-ils …ces conseillers secrets nationaux ? A 80 % issu de l'ENA, de la Véme bureaucratie Roypublicaine, ni élus ni connus, motus et bouches cousues, les saints républicains.

Mais qui est-elle, cette écrivaine aigrie et péremptoire à surfer sur des idiomes dépassés, osant l’amalgame et d’oublier de rappeler  que Martray n'a jamais été séparatiste et avait participé à la Résistance, que Pierre Lemoine a été membre des FTP.

F. Morvan, la néo Lucifer australopithèque de la linguistique égocentrée ...

Pour abonder : http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/290613/la-theorie-du-complot-ethnique-de-la-charte-des-langues-regionales

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.