L’espoir des autres anges qui passent

Après la déculottée électorale du  gouvernement, et les effets dominos sur la gauche d’opposition, ce qui domine dans les communiqués de presse, c’est un vœu de rassemblement pour certains et d’espoir pour les autres. Arrêtons-nous sur la conjugaison éventuelle de ces mots d’ordre, pour  l’espoir du rassemblement, même si il y a encore un peu de temps, pour organiser  deux ou trois meeting Bourget, et l’affaire sera lochée !

Après la déculottée électorale du  gouvernement, et les effets dominos sur la gauche d’opposition, ce qui domine dans les communiqués de presse, c’est un vœu de rassemblement pour certains et d’espoir pour les autres. Arrêtons-nous sur la conjugaison éventuelle de ces mots d’ordre, pour  l’espoir du rassemblement, même si il y a encore un peu de temps, pour organiser  deux ou trois meeting Bourget, et l’affaire sera lochée !

 Combien même il faut bien admettre que le terme choisit « espoir » comporte une connotation presque religieuse, aux oreilles et dans l’esprit du plus grand nombre, rassemblement n’en est pas moins loin. Religion, ce vilain mot que nos bons apôtres du républicanisme réfutent, ce mot un peu catho qu’il ne faudrait pourtant pas rejeter au panier si l’on s’en tient a la signification première du terme, qui de son étymologie est  relegere signifiant « relire » et religare signifiant « relier », en quelque sorte, c’est du rassemblement, mais encore l’espoir qui est aussi le synonyme d’aspiration , d’attente . J’en déduis que ces mots en slogans seraient l’équivalence d’une certaine religion de proposition d’aspiration, ce qui me semble pas trop mal et difficilement contestable, surtout si la déclinaison et l’esprit du texte exclu  le dogme religieux, de son église et de sa hiérarchie, ou encore de son parti, et c’est peut être là  que le problème se pose.

Le langage qui avait ses raisons, ce que les communicants ont depuis longtemps corrompu jusqu’au plus profond, le malheur de nos jours, à devoir supporter les radoteurs  télévisuels…apathatie à patata, zémmour par ci, ruquier par là…tous les mielleux pour inciviques de leur plein gré.  

Pour qui nous nous interrogeons des sources de la désertion et de cet incivisme, la cause souvent proposée, serait de la responsabilité exclusive du politique dans sa globalité, pour ma part je n’y crois pas une seconde, nul besoin d’aller si loin dans cette construction de roys, et si il y a des responsabilités à retenir de ce coté, c'est aussi en parti  qu'il n'y a plus UN  « Président » et UN « Premier Ministre », mais un binôme de deux Premier Ministre, un Gouvernât bicéphale qui à chacun mime sa partie. On dit du plus discret qu’il loge à l’Elysée, c’est aussi le plus malicieux, l’autre, l’encéphale droit du Gouvernât, le hurleur attitré de la télé, le fougueux taureau catalan qui va se ramasser les dents. C’est ainsi, le quinquennat ayant réduit le rôle du résident à déborder sur la fonction initiale du poste soupape du monarque, tapez 5/5 ou la Véme République « low cost » en quelque sorte. Déjà qu’elle ne valait pas tripaille auparavant, pas étonnant qu’un jour ou l’autre on s’y retrouve sur la paille. 

 Espoir et pétaradade, ainsi le premier d'entre eux, le François Dernier, était dernièrement tout souriant sur BFMTV à nous énoncer de cette parabole d’attente et d’espérance assez surprenante, je cite FD : « vive le moteur à essence, vive le turbo, vive la République » ! Si ça, ce n'est pas donner de l'espoir, de préparer les esprits à la conférence sur le climat à la fin de cette année, c'est que je n’y comprends plus rien, tout juste à me donner le passe pour l’incivilité réduite à attendre que les anges passent !

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