70ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme

Des droits toujours à défendre et conquérir

Appel à célébrer le 70ème annivesaire de la proclamation de la

 

DECLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L'HOMME

 

à Paris, Esplanade du Trocadéro et sur toute place publique

le

lundi 10 décembre 2018

 

Soldats et civils avaient fait taire les armes depuis trois ans à peine.

 

Le souvenir des morts, par millions, victimes d'un conflit mondial sans précédent, hantait les consciences.

Ils étaient juifs, tziganes, manouches, résistants qualifiés de « terroristes », républicains espagnols, « malgré nous » d'Alsace et de Lorraine, réfractaires au STO, africains enrôlés dans les armées de libération, japonais, hommes, femmes, enfants innocents anéantis sous les bombes d'Hiroshima et de Nagasaki, combattants de toute nationalité, etc.

Tous espéraient de pas mourir pour rien.

 

Dés 1946, les plus hautes consciences reçurent mission de l'ONU de rédiger une charte qui ouvrirait une nouvelle ère de liberté, de justice, de fraternité et de paix.

Parmi eux, deux français : René Cassin (1887-1976), futur Prix Nobel de la Paix (1968) et Prix des Droits de l'Homme des Nations Unis,

et Stéphane Hessel (1917-2013), Ambassadeur de France.

 

Leur rôle fut décisif dans l'élaboration de la Déclaration.

Leur combat reste le nôtre.

 

La Déclaration Universelle des Droits de l'Homme a été adoptée et proclamée par l'Assemblée Générale des Nations Unis, réunie au Palais de Chaillot à Paris, le 10 décembre 1948.

 

 

 

Souvenons-nous, et faisons respecter ces droits humains, fondamentaux et universels : sûreté de la personne, ni servitude ni esclavage, ni traitements cruels ou dégradants, égalité devant la loi, droit pour tous d'agir en justice, justice équitable, droit de libre circulation et de choix de sa résidence, droit de quitter tout pays et de revenir dans le sien, droit d'asile, droit à la propriété, liberté de pensée, de conscience et de religion, droit de réunion et d'association, droit de chacun de prendre part à la direction des affaires publiques, liberté d'expression, droit à l'information, droit d'élire, droit à la sécurité sociale, droit au travail et à la protection contre le chômage, salaire égal à travail égal, droit à une rémunération équitable, droit de se syndiquer, droit aux loisirs par une limitation raisonnable de la durée du travail, droit aux congés payés, droit à la santé, à un niveau de vie décent, protection de la maternité et de l'enfance, droit à l'éducation et à la culture...et « devoirs de l'individu envers la communauté dans laquelle seule le libre et plein développement de sa personnalité est possible ».

 

A peine quelques feuillets, un préambule et 30 articles, sans doute le plus exaltant programme politique jamais encore proposé, toujours d'actualité, provisoirement indépassable en raison du désaccord des puissances mondiales sur « l'urgence écologique » (instauration du droit de vivre sur une planète propre).

 

Droits, droits, des droits toujours et encore disent nos adversaires.

Répondons que tout droit fondamental reste sous-tendu et sous-entend un devoir strictement équivalent : droits pour moi à la dignité grâce à un salaire décent, à l'éducation, à la culture etc. , devoir pour moi d'exiger et de défendre pour toi les mêmes droits.

 

A l'heure où le peuple de France manifeste colère et indignation en raison de droits bafoués, rassemblons-nous pacifiquement esplanade du Trocadéro à Paris le 10 décembre et partout ailleurs sur les places publiques pour nous souvenir des hommes, femmes et Nations réconciliés qui ont défini et proclamé ces droits universels pour un monde meilleur.

Montauban, le 4 décembre 2018

 

 

Montauban :

- cité natale d'Olympe de Gouges (1748-1793), guillotinée, auteure de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, « Le sang des coupables, versé avec cruauté et profusion, souille éternellement les Révolutions »,

- siège épiscopal (1940-1947) de Mgr Pierre-Marie Théas (1894-1977), Juste parmi les Nations, auteur de « La protestation indignée de la conscience chrétienne contre le sort infligé aux juifs de France », «... je proclame que les hommes, quelle que soit leur race ou leur religion, ont droit au respect des individus et des États... », protestation rendue publique le 30 août 1942.

 

 

Observations, soutien et signatures (Prénom, Nom, commune de domicile, qualité librement définie) sont à adresser à :

 

paul.platon@laposte.net

 

Les 300, au moins, premières signatures seront rendues publiques.

 

Premier signataire : M. Damien Carême, maire de Grande Synthe, Vice-Président de la Communauté urbaine de Dunkerque

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