Applaudir pour quoi et pour combien de temps encore?

Frapper dans ses mains au balcon. Est-ce le signe d'une impuissance face à la situation ou d'une solidarité qui s'organise?

Platon pensait – dans sa République – que pour diriger sa cité, il laisserait ce soin aux philosophes. Et aujourd’hui, ne faudrait-il pas laisser la voix aux médecins qui nous alertent pour la plupart (et depuis longtemps !), d’un manque d’effectif et d’infrastructures, de l’augmentation des cas de personnes contaminées, des décès, et d’un risque que les mesures ordonnées ne soient pas suffisantes. Le temps passe et presse. Il nous coûte à toutes et à tous. De nombreuses personnes morales feront faillite mais probablement pas les multinationales.

Qu’est-ce qui retient la France, et retient encore aujourd’hui la Suisse, à prendre les mesures nécessaires et suffisantes, en tenant compte des exemples de pays voisins ? Combien de temps encore va-t-on devoir s’évertuer à frapper des mains aux balcons comme seul appel à l’aide ?

Mais entre-temps. Frapper dans ses mains au balcon pourrait-il signifier une solidarité qui s'organise? Une façon de se motiver mutuellement à adopter des gestes simples de protection ? Un espoir ?

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.