Par nécessité ou solidarité: s’engager pour l’annulation des loyers et des crédits

Le gouvernement reste ferme : il n’y aura pas de mesure d’ampleur pour annuler les loyers d’habitation et les traites immobilières des particuliers. Des gens lambdas s’organisent et cherchent à créer des solidarités pour une annulation des loyers d'habitation et traites immobilières. Celles-ci pourraient sauver la vie des personnes parmi les plus précaires et soulager les ménages modestes.

Les dispositifs mis en place par le gouvernement sont partiels : une toute petite partie de la population est censée en bénéficier. Ils viennent principalement piocher dans des fonds qui existaient déjà. Ils seront longs à mettre en place. Et ils feront un tri administratif entre celles et ceux – rares – qui pourraient justifier d’une réelle impossibilité à payer et les autres, qui pourraient vivoter dans la misère, s’endetter, se faire surexploiter au travail à la fin du confinement. Bref « mettre les bouchées doubles » selon les mots de la secrétaire d’État à l'Économie, et ainsi accuser le coup de cette crise sanitaire pendant des mois, voire des années.

Tandis que les déclarations indécentes de grosses entreprises (dont les actionnaires ont touché des dividendes astronomiques pendant des années) se multiplient dans le but d’obtenir, elles, une annulation des loyers commerciaux ; des gens lambdas s’organisent et cherchent à créer des solidarités pour une annulation des loyers d'habitation et traites immobilières. Celles-ci pourraient sauver la vie des personnes parmi les plus précaires et soulager les ménages modestes. 


Aujourd’hui, de nombreux ménages ne peuvent simplement plus payer le loyer ou le crédit immobilier de leur résidence principale. Le confinement a substantiellement diminué ou carrément supprimé les revenus d'au moins 4 millions de personnes 1

Le gouvernement invoque le chômage partiel pour justifier l'absence de mesures d'ampleur pour soutenir la population dans le paiement des charges essentielles, au premier plan desquelles figurent le loyer ou les traites immobilières. En 2018, l'Insee estimait que les ménages en France hexagonale consacraient plus de 26 % de leur budget au logement, presque dix points de plus que pour l'alimentation. Mais c'est une moyenne. En 2013, date de la dernière grande enquête sur le logement en France, 2,7 millions de ménages (5,7 millions de personnes) dépensaient plus de 35% de leurs ressources dans leurs charges de logement

Avant même le confinement, les ménages les plus fragiles étaient asphyxiés par des loyers et des crédits immobiliers trop chers, commençaient chaque mois à découvert pour ne pas se retrouver à la rue comme au moins 250 000 personnes en France 2.

C’était déjà tendu, mais là c'est la merde. 

Les personnes travaillant dans les secteurs informels ou « uberisés », comme nombre d'étudiant·es, de personnes sans papiers, de travailleur·euses domestiques etc. ne peuvent percevoir d'indemnités pour la perte de leurs revenus du travail. 

Dans une vidéo publiée par Le Media le 6 avril, Diakité, membre du mouvement des Gilets Noirs et résident dans un foyer de travailleurs immigrés a alerté sur la gravité de la situation. Beaucoup de personnes sans papiers ne travaillent plus depuis des semaines. Sans contrat à leur nom, elles sont privées de toute indemnité. Il n'y a plus d'argent et beaucoup de des voisins de Diakité ne pourront pas payer le loyer de chambres qu'ils partageaient déjà souvent à plusieurs en raison de leur montant trop élevé : 

« Tous ceux qui travaillent, que ce soit dans le bâtiment ou autre chose, ces gens-là n’arrivent plus à travailler. Une personne embauchée peut avoir le chômage partiel mais une personne qui n’a pas de papiers ne peut rien avoir du tout. Ça, ça va être une question qui va être très difficile après, parce que si les personnes ne travaillent pas, elles ne vont pas pouvoir payer leurs loyers. »3

Certains parents isolés, en grande majorité des femmes seules, avaient arrêté de travailler pour garder leurs enfants suite à la fermeture de tous les établissements scolaires qui a débuté le 16 mars. Plusieurs mères seules interrogées par France Info le 8 avril expliquent qu'elles n'ont pas reçu le complément de salaire promis par le gouvernement, les plongeant (encore plus) en détresse économique.

Par exemple, Louise, mère isolée d’une enfant de 5 ans, n’a touché que 50% de son salaire du mois de mars, terminant celui-ci avec un découvert de plus de 700 euros. Elle déclare : « J’étais effondrée. Je me suis sentie trahie par mes gouvernants, par rapport à leur promesse […] J'ai peur des sanctions, j'ai peur de me retrouver SDF. » Là aussi, l'angoisse de perdre son logement est au cœur des préoccupations. 

Il y a également les personnes qui ne travaillaient pas au moment du confinement, entre deux postes ou au chômage de longue durée, et qui ne peuvent pas trouver de travail rémunéré actuellement, et sans doute pas pour de longs mois en raison d'une conjoncture économique que l'on annonce désastreuse.

Celles qui le peuvent touchent une allocation chômage, mais la réforme passée fin 2019 a réduit son montant de 37 % en moyenne et prive 200 000 personnes de toute indemnité. Ces dernières peuvent se rabattre sur le RSA, dont le forfait s’élève à 564,78 € par mois pour une personne seule en France hexagonale. Pour mettre les choses en perspectives, l'INSEE fixait en 2017 le seuil de pauvreté monétaire (60% du revenu médian) à 1 041 euros par mois pour une personne seule.  

Mais encore faut-il être éligible au RSA. La grande majorité des personnes de moins de 25 ans est exclue de ce minima social, laissant les jeunes dans un dénuement quasi-total si leurs familles ne sont pas en mesure de les soutenir financièrement. 

Les étudiant·es, confronté·es à la disparition des missions d’intérim, des jobs uberisés dans la restauration, des garde d'enfants et cours particuliers, qui constituaient pour beaucoup la totalité de leurs revenus, ou une partie substantielle, se retrouvent dans une galère sans nom. Dans un article paru le 15 avril sur France 24, trois étudiantes décrivent la précarité accrue par le confinement. Là encore, sans surprise, c'est le loyer qui pompe leurs maigres ressources. Car il est vrai que les étudiant·es résidant dans les logements CROUS ont été exempté·es de loyer, mais seulement s'ils quittaient leur chambre.

Celles et ceux qui sont resté·es, souvent géographiquement ou socialement isolé·es de leurs familles, doivent encore raquer : « Tous ceux qui sont restés ont été priés de continuer à payer leur loyer au Centre régional des œuvres universitaires et scolaires (Crous) durant la période de confinement. Pour Imane, il s’élève à plus de 525 euros par mois. Une somme qu’elle n’a pas. » Et celles et ceux logé·es dans le secteur privé (un million d'étudiant.es en 2015) doivent encore s’acquitter de leurs loyers, y compris pour des logements qu'ils et elles ont quitté, alors que les ressources se sont taries. 

Par ailleurs, le chômage partiel auquel ont droit certain·es travailleur·euses ne couvre pas l'intégralité des revenus salariés pour la majorité des personnes concernées. 

En effet, à l'exception des personnes qui gagnaient le SMIC ou moins, les salariés en chômage partiel touchent entre 80 et 84% de leur revenu net en moyenne, avec un plafond à 4,5 fois le SMIC. Certain·es diront que c'est mieux que rien, mais bien des gens ne peuvent se permettre de perdre 15 à 20% de leurs revenus pendant plusieurs mois. Interrogé par Le Parisien le 8 avril, Karim, un père de 40 ans résidant dans les Hauts de Seine (92) et chauffeur dans une société de transport, au chômage partiel depuis le début du confinement déclare : « Mon salaire a baissé alors que les prix, dans les supermarchés ont, à l'inverse, augmenté. Alors oui, c'est un peu compliqué de payer le loyer. Lisser les loyers sur le reste de l'année, c'est bien, mais ce serait encore mieux de nous en exonérer… ». 

Ainsi, pour beaucoup, crise sanitaire et anxiété économique sont indissociables.

Quand il n'y a plus de sous, il n'y en a plus. Quand il n'y en a si peu qu'il faut choisir entre manger et se loger, il est impératif de questionner l'obligation faite aux locataires et accédants à la propriété de dilapider leurs ressources dans des loyers et des traites, au détriment de leur santé.  

Tout le monde devrait se serrer la ceinture, sauf les bailleurs et les banques ?

Lorsqu’il s’agit de gratter les fonds de poches des travailleur·euses, nos dirigeants savent très bien nous compartimenter :  les un-peu-pauvres, les pauvres, les très pauvres. Nous voulons que ce tri change de cible, et insister sur les distinctions entre les grands bailleurs privés, les petits bailleurs privés, et les bailleurs publics.  

Des représentant•es de bailleurs brandissent le fait que « tous les propriétaires ne sont pas fortunés » pour freiner toute tentative de remise en cause du paiement des loyers pendant cette période de confinement4. Certes, tous ne le sont pas, mais ce qu’il faut comprendre au regard des chiffres, c’est surtout que les gros propriétaires se servent des petits comme bouclier rhétorique. En réalité, un tiers des propriétaires bailleurs ont des revenus a minima supérieurs à 6000 euros par mois. Ce sont ceux qui possèdent 40% des logements loués à des particuliers. Cela ne fait aucun doute : ceux-là pourront manger sans leurs loyers, leurs locataires pas forcément. 

La propriété immobilière lucrative, c'est à dire ce qui permet à certain·es de s'enrichir du seul fait qu'ils possèdent, est rendue insupportable par la crise. Concernant ces gros propriétaires bailleurs, la seule solution juste est d’exiger leur participation à l'effort commun par une annulation pure et simple des loyers.

À l’inverse, les propriétaires « d'usage » – dont les revenus immobiliers sont nuls et qui ne visent qu'à posséder les moyens de leur subsistance, « leur maison », tout en étant débiteurs de leurs banques, ainsi que les vrais petits bailleurs, comme des ancien·nes commerçant·es privé·es de retraite – n'ont rien à voir avec celles et ceux qui accumulent du capital sur le dos des locataires. Ils sont dans la même situation que les locataires. Les banques, les assurances, et l'État doivent garantir les moyens de subsistances de ceux-là, en annulant les traites immobilières et en indemnisant les petits propriétaires bailleurs.


L'histoire montre que seule la mobilisation massive des principaux·les concerné·es nous permet d'obtenir des mesures qui améliorent nos conditions de vie, en tant que personnes de facto exclues des sphères de décision politique et économique. Par exemple :

« [Pendant la première guerre mondiale], c'est suite aux fortes mobilisations de locataires d’avant-guerre, et afin d’éviter l’expulsion des familles (...) qu'un moratoire des loyers est prononcé le 4 août 1914. Les bailleurs doivent aussi contribuer à l’effort de guerre. Après reconduction trimestrielle du moratoire des loyers et une baisse considérable des loyers, la loi du 9 mars 1918 vient exonérer les « petits loyers » des « loyers de guerre », soit les ¾ des locataires. » 5

Alors que le gouvernement multiplie les annonces de soutien aux entreprises, y compris sur la question des loyers, ou que des patrons et actionnaires se sentent légitimes à  imposer une collectivisation de leurs pertes, pourquoi les locataires et accédants à la propriété en difficulté seraient “gourmands”, voire “irresponsables” ? Qui sont les idéologues dans cette catastrophe sociale annoncée ?

Dans Les Échos du 15 avril, on conseillait aux bailleurs privés de « privilégier un règlement amiable pour éviter un contentieux [car] une procédure judiciaire locative est longue et coûteuse. » Ce n'est pas par bienveillance que la presse financière et économique encourage les bailleurs à reporter les dettes locatives, mais plutôt pour protéger leurs intérêts financiers à long terme. Ils savent que ces demandes ont des chances d'être perçues comme légitimes et craignent une remise en cause durable du principe même de la rente immobilière en ces temps de crise sanitaire, économique, et sociale inédite. 


Pendant le premier mois de confinement, plusieurs offices HLM, et certains bailleurs privés, ont proposé des solutions bancales, si ce n’est dangereuses. En annonçant des « suspensions » de loyers, ces derniers ne font que reporter la crise à l’après confinement, plutôt que réellement alléger les charges contraintes. 

Dans les territoires où la précarité liée au logement est collectivement investie par les résident·es, organisé·es en associations ou de manière plus informelle, l'annulation du loyer a émergé comme une revendication première dans cette crise sans précédent. 

C'est le cas de certain·es résident·es de logements sociaux en Seine-St-Denis, l'un des départements les plus pauvres de France hexagonale, et le plus frappé par cette crise sanitaire et économique 6. Ces associations sont rapidement montées au créneau face aux mesures inadéquates annoncées par les bailleurs sociaux. 

L'Alliance Citoyenne d’Aubervilliers a recueilli de nombreux témoignages de résident·es, et demande formellement à l’Office Public de l'Habitat d’annuler les loyers des locataires en difficulté. À La Courneuve (Seine-Saint-Denis), l’amicale des locataires AMF-CLCV a lancé une pétition demandant « l’exonération des loyers HLM pour les plus fragilisés ». Interrogé par le Bondy Blog le 9 avril, le président de l'AMF-CLCV, Aly Diouara, rejette les mesures « contre-productives » de Seine-Saint-Denis Habitat : 

« Ces gens-là sont dans une extrême anxiété. Oui, il y a eu un recul de la trêve hivernale. Oui, il y a eu un assouplissement avec Seine-Saint-Denis Habitat qui a proposé un report du paiement des loyers. Mais le report du loyer va être pire. Les gens ne vont peut-être pas retrouver d’activité. Ils vont devoir payer des loyers pour des mois où ils n’avaient pas d’argent. » 7

Ailleurs, des collectifs préexistants ou en cours de formation s'organisent pour mettre en œuvre une grève de loyers. C'est une stratégie particulièrement efficace pour les locataires qui partagent un même créancier : refuser massivement le paiement d'un loyer ou d'un crédit force banques et bailleurs à s'asseoir à la table des négociations. On le sait : le nombre pèse, et toute initiative d'organisation collective ciblée est un recours concret pour celles et ceux qui galèrent le plus. 

C'est le cas des Gilets Noirs, mouvement de personnes sans papiers dont beaucoup vivent dans des foyers : « On essaye d'organiser une grève pour essayer d'annuler les loyers pour les mois où les gens ne travaillent pas » avait annoncé Diakité à Le Media. C'est également la stratégie adoptée par le collectif informel « Onnepaieplus31 », dans la région toulousaine, qui annonce sur sa page Facebook: « Face à son propriétaire, son agence, ou son office HLM, on est seul. Et c’est fait pour ! […] une grève des loyers a comme premier objectif de rompre cet isolement. Donc la première chose à faire est d’entrer en contact avec le collectif créé le plus proche de chez nous.  […]  On est pas mal à avoir démarré, contactez-nous pour qu'on s'organise ensemble ! ».

Enfin, les cagnottes de soutien lancées par des individu·es ou des associations soutiennent ponctuellement certaines personnes dans le besoin, mais elles sont inaccessibles au plus grand nombre et réservées aux personnes proches d'associations et de réseaux. Que « les plus riches des moins riches » donnent de l'argent par solidarité s'entend symboliquement, mais ce n'est ni une solution de grande échelle, ni une solution pérenne, ni une solution juste.

Mais combien de personnes sont isolées, privées de collectif avec qui faire poids localement ? 

Au-delà des immeubles, rues et quartiers où les habitant·es se connaissent et discutent régulièrement de leurs conditions de vie, bien des personnes concernées sont géographiquement ou socialement isolé·es et n'ont pas accès à un tissu associatif engagé et local. Des milliers vivent dans des conditions sordides,  et ne sont pas directement en lien avec des structures sur leur lieu de résidence qui leur permettrait d'agir collectivement. 


C’est en ce sens que l'association Droit au Logement (DAL) a lancé une campagne de rétention solidaire de loyers et de traites immobilières, pour appuyer les demandes de moratoire des loyers et échéances bancaires pour les propriétaires accédants. Dans un communiqué paru le 16 avril, le DAL et près de 300 signataires, encouragent celles et ceux qui peuvent payer leurs loyers et crédits immobiliers à ne pas les payer, pour renverser le rapport de force avec les bailleurs et les banques et forcer l'État à débloquer des fonds pour apurer les dettes locatives de celles et ceux qui ne peuvent pas payer.

Que se passerait-il si celles et ceux qui ont le choix bloquent leurs prélèvements automatiques par solidarité, retiennent leurs loyers pour ne les verser qu'à la fin du mouvement ? Une célèbre citation attribuée à John Paul Getty, milliardaire états-unien, dit : « Si vous devez cent dollars à la banque, c'est votre problème. Si vous devez cent millions de dollars à la banque, c'est le problème de la banque ». Et bien là c'est pareil !  

Sur la plateforme loyersuspendu.org, le DAL propose guides pratiques, conseils, et contact téléphonique pour les locataires et propriétaires accédants qui ne peuvent plus payer, et celles et ceux qui souhaitent rejoindre le mouvement par solidarité. 

Face à un gouvernement insensible à la détresse de celles et ceux qui ne peuvent pas payer leur loyer ou crédit par nécessité, imposons un bloc solidaire et massif.

Aujourd'hui encore plus qu'avant, il est nécessaire de frontalement remettre en question l'obligation de payer un loyer ou une traite immobilière, en particulier quand cette charge ne permet pas de vivre décemment. On ne sait pas combien de temps durera le confinement exactement, ni quelles en seront précisément les conséquences sur notre capacité à réengranger des revenus une fois sorti·es.

S'organiser collectivement entre débiteurs, que ce soit d’un bailleur ou d’une banque, est une question de survie pour bien des nôtres. Ne pas créer ce rapport de force avec l’État, les bailleurs, et les banques, c'est laisser les personnes déjà angoissées et fragilisées seules. Maintenant seules faces à leur bailleur ou à leur banque, demain seules face aux huissiers. 

En temps de crise, on doit garder nos ressources pour survivre. Crise sanitaire rime avec galère financière, et garder un toit ne devrait jamais être une angoisse.  


1 Pierre Concialdi, « Confinement, récession et baisse des revenus : quel impact des charges fixes de logement sur les contraintes budgétaires des ménages ? » (Institut de recherches économiques et sociales (IRES), 16 avril 2020).

2 « Faute d’étude actualisée du nombre de personnes sans domicile, on peut toutefois observer que, fin 2019, environ 150 000 personnes vivaient en hébergement d’urgence ou d’insertion généraliste et 100 000 au sein du dispositif national d’accueil, soit à minima 250 000 personnes sans domicile au sens de l’Insee. Si l’on y ajoute les milliers de personnes vivant à la rue, dans les bois ou en bidonville, toutes ces estimations montrent que le nombre de personnes privées de domicile est sans doute environ le double de celui de 143 000 datant de 2012. » Fondation Abbé Pierre, « L’état du mal-logement en France 2020 », 29 janvier 2020, 230.

3 Diakité, membre des Gilets Noirs, « COVID-19 : L’HÉCATOMBE QUI VIENT DANS LES FOYERS DE SANS-PAPIERS », Le Media, 6 avril 2020.

4 Déclaration de Pierre Hautus, directeur général de l'Union nationale des propriétaires immobiliers. « Coronavirus : les questions que se posent propriétaires et locataires », Le Figaro, 2 avril 2020.

5 Association Droit au Logement (DAL), « Pour un moratoire pendant l’épidémie : Nous suspendons notre loyer ! », 16 avril 2020, 6.

6 « Selon les derniers chiffres de l’INSEE, une surmortalité particulièrement élevée est constatée en Seine-Saint-Denis, avec +63% de décès entre l’avant-dernière et la dernière semaine de mars. ». « Seine-Saint-Denis : une surmortalité inquiétante », Franceinfo, 6 avril 2020.

7 Aly Diouara, « Nous voulons que les plus précaires soient exonérés de loyers », entretien réalisé par Chahira Bakhtaoui, Bondy Blog, 9 avril 2020.

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