La manifestation du 13 janvier contre le projet de Loi sur le "Mariage pour tous" restera dans les annales. Non en tant que témoignage d’intolérance, mais plutôt comme la preuve d’un grand égarement. Un de plus.
Elle cristallisera également ce reproche fait à ceux qui nous gouvernent : ils ne connaissent rien au sujet ! Sans vouloir stigmatiser la population homosexuelle, il faut bien dire qu’à l’orée du pouvoir, celle-ci ne souffre pas de discrimination. Tout comme la population cocaïnomane, d'ailleurs...
La critique n’épargne pas non plus les religieux de tous bords, qui se mêlent d’un débat pour lequel ils ne seraient pas qualifiés, amalgamant les quolibets sur le célibat, la polygamie, ou le mépris des femmes. Certains responsables religieux toutefois s’expriment de manière fort pertinente.
Quel est le sujet, justement ? Après l’adoption du PACS en 1999, censé régler les questions administratives pour tous, et en considérant l’augmentation constante du nombre de divorces, ce n’est assurément pas le mariage !
Le mariage est avant tout un engagement religieux et c’est la laïcisation de notre société qui fait se multiplier les divorces, à tous les âges. D’un côté, les hétéros fuient le mariage de plus en plus. De l’autre, les couples homos médiatisés semblent ne pas envisager la séparation… Pourquoi diable seraient-ils épargnés par le même syndrome social ? Par quel mystère ?
Alors, parler de mariage : Quelle farce !
Le vrai sujet ? Il s’agit des enfants. Plus exactement, de leur adoption ou de leur procréation. Et la vraie question est alors : Quelle éducation, quel avenir et quelle reconnaissance pouvons-nous leur garantir, aujourd’hui et demain ?
Bien sûr que le désir d’enfant, de création et de transmission, n’est pas réservé aux couples hétérosexuels. Mais il faut tenir compte des zones de fragilité chez l’enfant, tant que ses références reposent sur ceux qu’il retrouve le soir chez lui.
Quel est le plus important en fin de compte ? Que l’enfant puisse se construire et s’épanouir dans un environnement sain et équilibré, capable de lui enseigner les écueils de la vie, un monde qui le respecte. Un monde éthique.
Les exemples affluent pour montrer que les enfants peuvent s’épanouir dans des sociétés matriarcales, ou au contraire au sein de groupes uniquement masculins, avec plusieurs représentations maternelles ou paternelles.
Combien d’enfants souffriront toute leur vie de parents, certes mariés, mais qui se seront insultés ou battus en sa présence, qui auront assouvi leur tristesse de vie dans l’alcool, ou qui se seront séparés, parfois brutalement ?
Combien d’enfants auront connu une ou plusieurs familles recomposées, sans en avoir véritablement pâti, en y ayant élargi leur perception du monde et des êtres humains qui le composent ?
Toutes ces situations existent depuis bien longtemps et nul n’est besoin d’une loi pour en changer ou pour en officialiser les termes et conditions.
Allez François, faut être exemplaire : à quand le mariage avec Valérie ?