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Le Club de Mediapart ven. 30 sept. 2016 30/9/2016 Édition du matin

Quelles marges de manoeuvres en 2012 pour Ségolène Royal


231196_1976657343922_1467755058_32177616_3525176_n-1-.jpg La gauche au pouvoir en 2012, l’idée est aujourd’hui de plus en plus plausible, compte tenu du désastre du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Même si rien n’est gagné d’avance dans une campagne électorale.

Si jusqu’ici la préparation des Primaires a surtout été dominée par des questions d’image, des uns et des autres, avec la valse des sondages de popularité, la question de l’orientation politique va maintenant s’imposer dans le débat. Le projet du Parti socialiste, adopté au bureau national, ouvre un nouveau temps politique, laissant la place aux candidates et candidats pour en donner leur lecture et définir les grandes orientations.

C’est dans ce contexte que la candidate socialiste Ségolène Royal, qui avait souhaité prendre du recul, revient sur la scène médiatique pour défendre ses idées et ses propositions. Car ce qui intéresse la candidate socialiste, c’est bien de convaincre les Françaises et les Français qu’une autre politique est possible, qu’on ne peut pas se contenter d’une simple gestion des affaires publiques si l’on veut dynamiser l’économie française.

La question qui se pose alors pour une nouvelle politique c’est de trouver les marges de manœuvre dans une économie mondialisée. C’est la question fondamentale et Ségolène Royal sur cette question a une approche différente de ses camarades socialistes . Elle porte une ambition d’un Etat plus volontariste pour à la fois impulser une dynamique économique et une plus grande justice sociale, car pour la socialiste « tout se tient ».

 

Dans ses prises de positions, Ségolène Royal veut démontrer que ces marges de manœuvre existent pour mener une autre politique.

- On le voit dans sa lutte contre la vie chère pour un Etat plus interventionniste afin de réguler le système et redonner aux Français du pouvoir d‘achat. Un Etat régulateur qui intervienne pour limiter la hausse des prix de l’énergie et des produits de consommation de base.

- On le voit dans le développement économique. Ségolène Royal veut un Etat beaucoup plus actif, avec le concours des régions, pour défendre les petites entreprises, maintenir ainsi ou créer des emplois mais aussi favoriser l’innovation une des clés du dynamisme économique dans la compétition internationale.

- On le voit sur la croissance verte, Ségolène Royal veut un Etat plus entreprenant en ce domaine qui ne se contente pas d’organiser des colloques mais qui par des mesures fiscales, par des aides aux entreprises, par le soutien à la recherche intervienne pour dynamiser tout ce nouveau secteur économique.

- On le voit sur la réforme fiscale qu’elle veut mener pour à la fois favoriser une plus grande justice dans la répartition des richesses, mais aussi permettre de trouver les moyens nécessaires à l’Etat pour baisser la dette et mener les politiques notamment en faveur de la formation. La qualification est une autre clé du dynamisme économique.

 

Ségolène Royal a pris le temps du recul, du travail, de la réflexion, de la concertation pour consolider son projet politique et fixer les orientations pour 2012 en définissant les marges de manœuvre. Elle balaye aujourd’hui d’un sourire les questions d’image, pour ne heurter personne. La campagne présidentielle c’est avant tout un projet politique à proposer aux Françaises et aux Français pour un quinquennat qui mérite ce travail, ce temps de recul, cette ambition. Ségolène Royal est prête.

 

Philippe Allard

photo de Christine Pichette.

Source

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Tous les commentaires

Qu'est-ce qui distingue Royal des autres candidats socialistes ?

Ils sont tous pour

lutter contre la vie chère

pour accroître le développement économique.

pour la croissance verte,

pour la réforme fiscale...

Etc.

Quel est le "plus" que propose Royal ?