UN MATIN COMME LES AUTRES A FRANCE-INTER.

Un matin comme les autres. J’écoute la Matinale de Patrick Cohen. On parle de Kerviel, de cette affaire dont j’aimerais qu’on la nomme plutôt «Affaire Société Générale». Une dénommée Olivia Dufour parle sans arrêt pour défendre la banque, interrompt sans cesse son interlocuteur, répond à côté à un auditeur pertinent, revient à la charge en monopolisant la parole.

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A croire que la Société Générale – flairant le danger de voir son affaire malvenue sous le grand nez de la Justice - a déjà délégué ses Chiens de garde.

Patrick Cohen, le Grand Maître des Matinales de France-Inter, laisse dire, laisse faire et ne régule en rien les temps d’antenne. Plus subtilement, en fin d’émission, il  lance le mot «héros» pour caractériser Jérôme Kerviel. Et les «héros», vous savez, il n’y a pas plus grand plaisir dans la vie médiatique que de les dégommer.

A sa suite, Augustin Trapenard, qui deviendra à n’en pas douter le Héros de la Cause Littéraire et qui chausse déjà les pantoufles de Bernard Pivot, en rajoutera une louche. Pour nos deux bonhommes, la Question importantissime, c’est Jérôme Kerviel et son statut de «Héros». Pas du tout le fait qu’une de nos grandes banques françaises se soit sucrée sur le dos d’un de ses traders (5 milliards volatilisés ne les empêchent pas de dormir du doux sommeil des Médiacrates), non, ce qui les offusque et qui résume l’Affaire de cette Société Générale, c’est l’héroïsation éhontée du Trader (avec au passage, une moquerie sur Mélenchon qui le défendit).

BiBi a déjà connu dans une autre affaire ce procédé. C’était dans l’Affaire Clearstream. On pourrait se reporter à un de mes premiers billets et on pourrait juste effacer le nom de Kerviel pour y substituer celui de Denis Robert.

La suite de l'émission, c'est ici : 

"Un matin comme les autres à France Inter "

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