A PROPOS DES FRERES LARRIEU.

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Ce mercredi 26 novembre, Canal Plus passe le film des Frères Larrieu ("L'Amour est un crime parfait"). Une critique, un essai de critique-BiBi.

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«Explorer l’anodin» écrivait l’écrivain (suisse) Robert Walser. Beau programme qui rejoint celui d’un Docteur viennois qui débusquait derrière les plus petits détails des affaires de la plus haute importance. Je ne pensais pas du tout à cela lorsque débuta le film «L’Amour est un crime parfait» des frères Larrieu. Avant de payer ma place, j’avais juste lu le portrait des deux frères dans un article de Libération. Le journaliste-interviewer rapportait qu’Arnaud et Jean-Marie Larrieu n’avaient eu «aucun souvenir de rivalité, ni même de conflit», insistant même : «leur mémoire est commune et leurs propos ne se contredisent pas. Ils font tout pareil». Tout pareil. L’un égale l’autre. L’un se fond en l’autre et vice-versa. Deux frères, une seule parole. Des films en commun, comme «un», «sans souvenir de rivalité».

Et moi qui croyais naïvement que le pire dans la vie était de rencontrer son double parfait.

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Au terme du premier quart d’heure.

Au bout du premier quart d’heure du film, je notais simplement un petit détail. Marc (Mathieu Amalric) entre dans le hall de l’immeuble où vit Richard (Denis Podalydès) et inspecte les boites aux lettres. Au milieu des noms des occupants, j’aperçois ceux, conjoints, de «Godard Straub». Vit donc dans ce même immeuble (dans cette même famille des Cinéastes) un autre couple de cinéastes (l’un maudit dans sa glorification, l’autre dans son anonymat). Curiosités supplémentaires : le film des frères Larrieu se passe à Lausanne, ville toute proche du village de Rolle où réside précisément Jean-Luc Godard. Je me souviens aussi que Jean-Marie Straub faisait lui aussi couple (comme les Frères Larrieu) avec Danièle Huillet.

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