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Billet de blog 8 octobre 2011

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Note de Conjoncture septembre 2011 par Franck Rousseau de la Financière Mansart

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

L’argent dans le système économique joue le même le rôle que le sang dans le corps. Sa raison d’être est de faciliter les échanges. Si comme le sang il se met à se coaguler dans certains endroits, l’économie comme un corps humain tombe malade. Le nœud de la crise est celui de la concentration excessive d’argent entre les mains de quelques uns. Cette crise est plus qu’une crise financière, économique et sociale ; c’est une crise de solvabilité, véritable rupture politique qui sanctionne le passage de l’ère de l’argent socialisé et dispersé, à celle de l’argent privatisé et concentré.

Pour l’instant les seules solutions utilisées ont consisté à rouler l’énorme dette sur laquelle repose l’économie mondiale comme si nous étions dans une simple crise de liquidités. Les dernières décisions prises par l’Europe et les Etats-Unis restent dans cette logique de gagner du temps et de faire grossir la grosse boule de dettes comme une boule de neige que l’on pousserait dans une pente enneigée.

Pour moi l’économie mondiale ira mal tant que :

ü Ne sera pas organisée une gigantesque annulation de la dette mondiale détenue par les banques et les structures domiciliées dans les paradis fiscaux. Le FMI s’était penché sur la question mais a abandonné la question sous la pression des américains,

ü La spéculation ne sera pas interdite,

ü Qu’un nouveau système monétaire international de type « Bancor » de Keynes ne sera pas mis en place afin de résorber les déséquilibres monétaires entre les grandes zones économiques.

En attendant la mise en place de ces mesures dans quelques années, la crise va redoubler pour se transformer en récession. La création des euro-obligations et un QE 3 de la Fed, pourront faire rebondir les marchés actions et la spéculation sur les matières premières pendant quelques temps mais ils n’empêcheront pas in fine la récession mondiale.

Dans ce contexte de passage à un nouveau système monétaire international, l’or devient naturellement une devise alternative.

La Chine aujourd’hui le premier producteur mondial de métal précieux avec 300 tonnes annuelles, conserve son or depuis plusieurs années. La Russie 5ème producteur mondial achète aussi son or, une production de 150 tonnes par an. La liste s’est allongée cette année de la Roumanie, la Bolivie, le Kazakhstan, le Venezuela. L’Australie et l’Afrique du Sud, 3ème et 4ème producteur au monde, vont-ils à leur tour stopper les ventes d’or ? Certains analystes le croient. Pourquoi continueraient-ils à le faire contre des dollars américains qui se déprécient jour après jour ?

L’annonce de la Banque centrale suisse signifiant qu’elle interviendrait sur les marchés des changes pour éviter que le franc suisse s’apprécie au-delà de 1,20 face à l’euro élimine un concurrent à l’or et renforce le caractère de devise alternative du métal jaune face aux autres devises susceptibles d’être manipulées.

Il est possible de s’exposer efficacement à la hausse future de l’or au sein d’un portefeuille titres et de faire mieux que la performance de l’or en anticipant sur la baisse de l’euro vis-à-vis du dollar.

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