Je demande pardon …

Le 5 Septembre dernier, suite à la lecture de l’article « Valdingue » de Francois Bonnet, j’avais écrit à l’auteur un message personnel (pour ne pas générer de polémiques inutiles).

 

En référence à l’affirmation « Au lendemain du 11 Septembre, tous les journaux se sont penchés sur la folle thèse complotiste développée par Thierry Meyssan pour mieux la démonter » je lui posais (en gros) les deux questions suivantes : 1) concrètement, quels faits avancés par Meyssan ont été infirmé (par tous ces journalistes qui se sont tant penchés sur la question) – car je n’ai jamais eu la chance de tomber sur une telle analyse. 2) est t’il si grave d’exposer une opinion « minoritaire / alternative » … au point d’être lynché médiatiquement ? (car c’est bien ce qui est arrivé à Meyssan).


Que l’on soit convaincu ou pas par la version « officielle » concernant le 11 Septembre (sujet indiscutablement très important, compte tenu des répercussions mondiales liées à ce fait historiques) je pense que l’ambiance de censure qui entoure (étouffe) le débat autours de cette question est un fait très inquiétant pour nos démocraties.

 

En mars 2002, Thierry Ardisson invite Meyssan à « Tout le monde en parle ». Je n’ai pas vu l’émission. Mais ce qui m’avais choqué à l’époque ce n’était pas le fait que Ardisson ait invité Meyssan (à cet émission il y avait vraiment de tout) … mais plutôt les « excuse publiques » que Ardisson avait fait à la TV quelque temps plus tard : non seulement je ne voyais pas de quoi il aurait du s’excuser … mais le ton et la forme … m’on fait penser à une époque que par chance je n’ai pas vécu mais vu à la TV : le Maccarthisme.

 

Puis, lu « buzz » c’est estompé … et j’ai oublié cette mauvaise sensation, ce malaise.

 

Quelque jours après l’article « Valdinge » (et mon courrier … pour le quel par ailleurs je n’ai eu de réponse ;-) Bigard fait sa sortie !

 

Quelle ne fut ma surprise, un jour plus tard, d’entendre (ou mieux de lire) Birgard dire « Je demande pardon à tout le monde pour les propos que j'ai tenus vendredi dernier pendant l'émission de Laurent Ruquier sur Europe 1 … Je n'émettrai plus jamais de doutes »

 

On peut aimer ou pas Bigard. Personnellement j’aime le comique, moins son amitié pour Sarkozy ;-) et connais peut la personne. Mais c’est un homme qui à toujours fait preuve de franc parlé (c’est le moins que l’on puisse dire). Entendre ses mots (de repentance) de sa part en précisant « Je n'émettrai plus jamais de doutes » ont à nouveau réveillé en moi ce parallèle avec le Maccarthisme : comment en sommes nous arrivé la ? Qu’un citoyen (comique ou pas) n’ai plus le droit d’emmètre une opinion ou un doute … sans avoir en suite à s’en excuser publiquement ?

 

Soyons claires : on ne parle pas de doutes sur un fait historique indiscutable, largement prouvé, ni de négationnisme ou que sais-je. Il s’agit de doutes exprimes par un citoyen concernant la version « officielle » d’un événement récent : version des faits fournie par la même administration qui à prétendu (devant l’ONU et le Monde) disposer de preuves que l’IRAQ détenait des armes de destruction massives, la même administration qui à manipulé le rapport de la CIA concernant la dangerosité de l’IRAQ (pour les US) pour convaincre le parlement à voter l’intervention militaire, etc.

 

S’il est aujourd’hui impossible de savoir quelle est la réelle responsabilité de l’administration américaine dans les attentats du 11 septembres, les nombreux mensonges (avérés) véhiculés par cette administration entachent indiscutablement sa crédibilité. Le doute est donc possible : la version officielle n’est peut être pas encore à graver dans le marbre de l’Histoire.

 

Pour conclure, ce qui m’inquiète par-dessus tout, c’est cette espèce de censure, de chasses aux sorcières médiatique, que l’ensemble des médiats entretient sur le sujet.

 

Ce qui m’attriste, c’est de constater cette même attitude au sein des deux journaux « libres » que je soutiens par mon abonnement : Marianne et Mediapart.

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