La richesse de Mediapart, c'est ses lecteurs

La question de Plenel, ''qui veut tuer Mediapart'' est une question politicienne probablement justifiée. Cependant la recherche du ou des coupables ne doit pas faire passer au second plan la recherche des solutions de survie financière.

La question de Plenel, ''qui veut tuer Mediapart'' est une question politicienne probablement justifiée. Cependant la recherche du ou des coupables ne doit pas faire passer au second plan la recherche des solutions de survie financière.

Les différents billets de blog et les commentaires de ces billets sur ce sujet sont de qualité inégale et certaines des propositions me paraissent peu compatibles avec la ligne politique du journal. Par exemple, installer Mediapart dans un pays aux conditions fiscales plus avantageuses c'est clairement avaliser le comportement des évadés fiscaux (d'autant plus que sans aller à l'étranger, on peut trouver des départements français exonérés de TVA ). Demander l'intervention du président de la république et espérer qu'une décision présidentielle pourrait annuler l'application d'une loi, c'est considérer que le président de la république possède un pouvoir placé au dessus des lois ; on n'est alors plus dans une république démocratique.

Il serait bien sûr possible de modifier le taux de TVA des abonnements actuels au journal pour le faire passer au taux actuel de 19,6%, c'est réalisable avec un simple courrier d'information aux abonnés mais c'est effectivement reconnaître avoir eu tord d'appliquer un taux réduit.

Indépendamment des actions menées en vue de modifier la réglementation actuelle, notre proposition est purement financière et consiste à faire entrer les abonnés ou les lecteurs qui le souhaitent dans le capital de la société. Cette proposition permettrait

  • un apport financier important : si 50% des 80 000 abonnés souscrivaient à hauteur de 100€ chacun, l'apport financier représenterait la modique somme de 4 millions d'euros,

  • l'indépendance et la stabilité financières du journal seraient assurés par le grand nombre des petits porteurs,

  • montrer que Mediapart, est un outil d'information alternative créé à Paris par des visionnaires est reconnu et apprécié par des milliers de lecteurs prêts à le défendre car il leur appartient un peu aussi.

La richesse de Mediapart, c'est ses lecteurs et si Mediapart leur appartient ils sauront le défendre. Cette richesse est intellectuelle mais ele peut devenir financière aussi si le besoin s'en fait sentir.

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