Notes sur l’écoute des radios du 16 juillet 2013

Le Conseil de gouvernement d’aujourd’hui se concentre sur le projet d’ordonnance concernant la CES. Un débat se lance sur la composition des membres de la Cour : elle sera composée,conformément aux textes de loi, de magistrats et d’assesseurs, ou, au vu de la conjoncture actuelle, est-ce qu’elle inclura également des avocats et des universitaires ? Pour Atallah Béatrice,l’année 2013 ne sera pas une année blanche, de ce fait, les auditeurs des émissions interactives s’intéressent à la réunion de la CENI-T avec les experts internationaux en vue de sortir un

nouveau calendrier électoral, et ceci, malgré le refus des trois candidats décriés.

Certains auditeurs se questionnent sur la suite des résolutions apportées par le FFKM, d’autres rejoindre l’idée de ceux qui optent pour les législatives avant la présidentielle.

RADIO DES JEUNES

Les actualités politiques sont largement commentées dans l’émission interactive « Rivotra » de 7h à 9h. Dans la rubrique focus, de vives critiques sont lancées à l’encontre de la C.I. et de la CENIT.

A partir d’un article publié dans la revue Jeune Afrique, un animateur ironise sur les interventions des médiateurs internationaux en rappelant que : « Madagascar a été mis à la porte de différentes organisations internationales et régionales, en l’occurrence la SADC et l’UA, en 2009. Pourquoi ces entités reviennent-elles alors s’immiscer dans nos affaires et surtout, imposer leur point devue ? » Concernant la CENIT, les propos fustigent essentiellement sa présidente qui avait affirmé qu’ils sont techniquement prêts pour la réalisation des élections : « cela va faire un an qu’ellesoutient que la CENIT est techniquement prête. Pourquoi ne déclare-t-elle pas que ce sont lespeaux rouges (termes péjoratifs désignant les Occidentaux) qui ne le sont pas ? » Lors des interventions téléphoniques, les auditeurs ont appelé les Malgaches à faire preuve de solidarité et de patriotisme pour soutenir le processus de réconciliation initié par le FFKM, qui serait la seule

solution crédible pour mettre fin à la crise. La tenue des législatives avant la présidentielle est également évoquée dont la réussite dépendrait exclusivement de l’indépendance de son organisation du régime de la HAT. Une idée qui a été contredite par un auditeur évoquant une mainmise des autorités actuelles dans ce cas de figure.

RADIO PLUS

Le FFKM, la C.I. et les acteurs politiques malgaches sont au centre des interventions dans l’émission interactive « Demokrasia Mivantana ». La majorité des intervenants soutient avec ferveur la démarche entreprise par les chefs d’églises et met en garde ceux qui s’y opposent : « lasortie effective de cette crise est tributaire de la réconciliation qu’entreprend le FFKM » ; « le regroupement des églises chrétiennes au sein d’une entité est propre à Madagascar. Cette

singularité préserve ainsi le FFKM des pressions exercées par la C.I., raison pour laquelle il n’est pas apprécié par cette dernière

» ; « l’entrave à la démarche du FFKM est une marque de trahison envers le pays ». Par ailleurs, les avis sont partagés concernant la position des trois candidats face aux exigences de la C.I. : « la résistance des candidats décriés face aux pressions internationales est exemplaire. On n’a pas d’ordre à recevoir des étrangers, surtout de la France »,

« la candidature du PHAT est le fruit d’un calcul politique entrepris par le parti TGV et la France afin de décrédibiliser celle de l’ancienne première dame. La tension existante entre les deux parties n’est, par conséquent, qu’une mascarade

» ; « si Andry Rajoelina décide réellement de retirer sa candidature, c’est bien la première fois qu’il fera preuve de patriotisme ». De nombreux appels pour la tenue des législatives avant la présidentielle ont également été lancés par les auditeurs : « il est impératif de mettre un terme au gaspillage généralisé des actuels CT » ;

« le pouvoir doit en premier lieu être remis au peuple d’autant plus que la tenue de la présidentielle bute sur les éternelles tergiversations politiques

».

Le recul de la date limite de dépôt des candidatures à l’élection législative constitue le principal fait politique abordé par le « Journal Parlé » de 12h15. L’accent a été mis sur le problème financier généré par ce report au niveau des OVEC ainsi que la transmission de l’information par le biais d’un simple message texte.

FREQUENCE PLUS

La CENIT tient son Assemblée générale extraordinaire avec les experts internationaux, les Nations unies, l’OIF, le PACEM, la France et les Etats-Unis. La CENIT avancera ses décisions à midi. L’UA et la SADC sont en train de préciser les sanctions des trois candidats et de leurs proches et elles seront « plus dures que celles des 109 concernés en 2009 ». Les sanctions sont déjà tombées sur l’armée malagasy. La collaboration dans le cadre des entraînements communs est annulée, tout comme les stages pour la préparation en guerre et la lutte contre le terrorisme, la collaboration avec le FAZSOI et les stages en France. Le procès de Zakariasy Patrick concernant son « ampamoaka » (révélations) contre un proche de la HAT, qui a lieu ce jour, a également été évoqué.

RADIO FEON’IMERINA

Radio Feon’Imerina a parlé de la médiation, du GIC-M dans son flash info, de leur départ samedi ainsi que des sanctions qui vont tomber sur les trois candidats et leurs proches.

RNM

Pour hier soir, les nouvelles de la RNM ont repris les déclarations du GIC qui, en général, ne s’oppose pas aux initiatives comme celle de la FFKM « elles sont la bienvenues pourvu qu’elles aillent dans le sens de faciliter les mises en oeuvre ce processus de réconciliation ». A la question,« les sanctions constituent-elle un obstacle pour la CENIT ? », Béatrice Attalah déclare qu’elle préfère attendre les 15 jours d’ultimatum et les réactions des concernés pour décider. Le journal détaille la liste des participants à l’AG extraordinaire de la CENIT : Norbert Lala Ratsirahonana

pour le compte de la HAT, de Honoré Rakotomanana pour le compte de la Primature, de la SADC,de la COI, de l’OIF, de l’UE, ainsi que de la Russie, le japon, la Chine, la Suisse,a la France, les USA, l’Afrique du Sud ainsi que l’expert des Nations Unies, Simon Pierre Nanitelamio.

ANTSIVA

Le thème sur la refondation était évoqué par le « Collectif des citoyens responsables »(Fiombonan’ny fokonolona mandray andraikitra) pendant l’émission « Ny marina » à 20h hier.D’après le représentant de l’association, l’établissement de la vraie démocratie est primordial pour le pays. La Feuille de route actuelle n’a apporté que des opportunités de places politiques. Il faut une nouvelle Feuille de route priorisant les besoins du peuple déclare-t-il. De plus, si ce nouveau

document est concrétisé, il garantit que le peuple sortira de la crise après deux mois seulement. Il recommande aussi les élections de proximité pour le bien de la Nation.

Si les trois candidats controversés ne se retirent pas de la course à la magistrature suprême,l’affaire de Madagascar sera transmise à un niveau encore plus élevé. Ce chantage du GIC-M était au centre du débat pendant l’émission « Sehatra ho an’ny mpihaino » de 8h15 à 9h15. Les dix-neuf candidats à la présidentielle qui ont assisté à la fête nationale française étaient aussi les sujets de nombreux critiques : «C’est une honte pour la nation, c’est la première fois qu’ils ont bu du champagne ».

Certains auditeurs ont manifesté leur protestation contre « l’ingérence étrangère » et leur colère envers la CENIT. « L’établissement du nouveau calendrier électoral n’a rien à voir avec l’OIF et la COI. C’est du forcing de la part de la France », clament-ils. Ce sont des « perroquets qui répètent tout ce que ces étrangers disent ». Si on retire la candidature d’Andry Rajoelina, il ne reste plus que « des bagnards et des amnistiés » que nous allons voter.D’autres attaquent Chissano et le FFKM : « Nous n’allons plus faire d’élection, engageons Chissano comme président ou alors, mettons les quatre chefs d’Eglise comme candidats à la

présidentielle».

Dans l’éditorial du « Journal parlé » de 12h45, le journal se pose la question de savoir si ces étatsmajors politiques, en référence à l’Assemblée générale extraordinaire de la CENIT, parviendront à une résolution avant la fin de ce mois de juillet ? Le journaliste affirme que c’est le GIC-M qui constitue toujours le problème et qui entraîne une situation confuse pour le pays. Il est aussi derrière le communiqué prononcé à l’hôtel Colbert et s’entête sur les menaces de sanctions à

l’encontre des trois candidats. Le journaliste prévient aussi les candidats et les acteurs politiques qu’ils se trompent sur tous les plans. Et tôt ou tard, ils seront jugés sur leurs actes s’ils se laissent manipuler et mène le pays dans une impasse totale.

FANAMBARANA

Le Collectif des candidats insiste sur le retrait des candidatures d’Andry Rajoelina, Lalao Ravalomanana et Didier Ratsiraka. De même le Collectif des candidats aux législatives envisagerait de manifester contre le report de la date des législatives.

Le GIC-M avait accordé aux trois candidats écartés par la C.I. jusqu’à la fin du mois de juillet pour réfléchir à leur retrait de candidature respectif. Seul le candidat Andry Rajoelina a accepté de retirer sa candidature sous réserve que les deux autres le fassent aussi. Or, l’Amiral Didier Ratsiraka et Lalao Ravalomanana restent fermes sur leur position. Ils ne reculeront pas devant leur prise de décision et ne retireront pas leur candidature.

VIVA

L’émission « Aoka hazava » de 13h lance des tirs croisés à l’endroit du GIC et la France par le biais de son ambassadeur résident à Madagascar. « Le GIC nous ordonne tous de devenir des hors-la-loi », cette phrase ouvre l’intervention des journalistes. Les conditions formulées par le GIC, tels que la restructuration de CES, le remplacement des trois candidats contestés par trois nouveaux candidats, ou encore l’ordonnance autorisant les candidats à se retirer de la course, ne

sont pas conformes à notre Constitution et aux autres lois en vigueur, expliquent les deux chroniqueurs. Ils affirment que « la France nous affronte par l’intermédiaire de son ambassadeur elle voudrait tant revenir à la colonisation ». Le pire, selon la chronique, c’est que « les Français manipulent les candidats issus du Collectif à trahir leurs compatriotes ». Ils rassurent la population sur le fait que « les militaires sont prêts à défendre le pays et les institutions contre l’éventuelle intrusion de troupes françaises, Madagascar n’est pas le Mali ».


RADIO TANA

Dans l’émission « B’louh », lorsque les animateurs ont comparé le comportement des politiciens et celui des rappeurs, invités sur le plateau, ces derniers ont déclaré : « contrairement aux politiciens,nous concourons au développement du bien-être des jeunes et de la culture malgache ». Les animateurs émettent également leur avis sur les étrangers, en disant qu’« ils ne veulent non seulement dominer Madagascar politiquement et économiquement, mais aussi nos terres dans

leur quasi-totalité

». L’émission se termine par une présentation humoristique des affirmations du juriste Imbiky Inaclet réclamant le remplacement des membres de la CES, et un bref « appel au nationalisme de tous les citoyens ».

L’émission « Antoandro express » se questionne sur le sort de la réunion des experts internationaux avec la CENIT d’aujourd’hui. Ilonaina Alain, un journaliste, anticipe que la robabilité d’un nouveau calendrier électoral reste minime. Il se pourrait, selon lui, que la réunion accouche du nouveau chronogramme des activités de la CENIT pour que celle-ci ne soit pas taxée d’inutile par l’opinion publique. Les journalistes se demandent si cette année demeure une année

électorale, car les trois candidats contestés persistent encore même si les tractations se poursuivent. À la fin, les participants se rassurent qu’avant la première semaine du mois d’août, tous les questionnements autour de cette élection présidentielle verront des réponses si on se réfère au discours du GIC

.

SPACE RADIO

Concernant les résolutions apportées par le FFKM, Marc Ramiaranjatovo, un politicien, affirme dans le « Journal Parlé » de 12h45 que « le FFKM doit bien préciser au niveau du peuple les objectifs du Sommet, car il faut non seulement une réconciliation entre politiciens, mais aussi entre les politiciens et la population, et ceux-ci doivent se repentir de leurs actes ». Pour Lalatiana Razafindrakoto, une journaliste, « Les politiciens, qui assisteront prochainement au Sommet du

FFKM, ne devront plus faire de calcul politique pour un intérêt personnel, mais agir pour le bien de toute la population

».

Les chroniqueurs de l’émission « Baraingo » de 13h30 et certains auditeurs se demandent « pourquoi les politiciens malgaches ne mettent-ils pas en valeur les quatre chefs oecuméniques du FFKM pour nous faire sortir de cette crise ? » Un des moyens de mettre fin à la situation actuelle serait en effet de montrer devant la C.I. « le respect envers ses Ray aman-dreny (Chefs oecuméniques) » pour qu’ils arrivent à réconcilier les politiciens belligérants, source du blocage d’élections crédibles et acceptées par tous.

RADIO DON BOSCO

L’émission « Vaovao adaladala » de 10h évoque de façon humoristique, que le nouveau calendrier électoral ne sera pas déterminé ce mois de juillet, « à cause de la crise politique et non du point de ue technique ».

L’émission « Tsy aritra ifampizarana » suggère à la CENI-T de considérer les dates des examens officiels avant de sélectionner les dates des élections à Madagascar. Selon le journaliste, « si les dates coïncident, les désordres sont probables ».

 

FOCUS PRESSE DU 16 JUILLET

Initiée par la CENIT, l’Assemblée générale élargie aux partenaires financiers sur le

processus électoral malgache a eu lieu ce jour à partir de 9h à Alarobia. Le Comité technique des Nations Unies, prend part à cette Assemblée, si les réunions précédentes ont vu la contribution d’experts électoraux. L’objectif de la séance est de fixer le calendrier électoral et d’examiner le sort de la Cour Electorale Spéciale (CES). Le premier point a créé une polémique dans la plupart de la une des quotidiens d’aujourd’hui. Nombreux d’entre eux sont d’avis que la CENIT devrait s’armer de patience, le temps que la date butoir du 31 juillet,date à laquelle les candidats controversés devront s’exprimer sur leur décision finale, arrive.

De toute façon, toujours selon les journaux, aucun processus électoral ne sera entamé tant que le flou politique règne. Dans tous les cas, un point de presse est prévu en fin d’aprèsmidi pour rendre publiques les grandes lignes de la réunion.

L’Express de Madagascar

se montre dubitatif par rapport à la réunion de la CENIT avec les partenaires internationaux. Une crainte qui est liée à l’impasse politique caractérisée par la persistance des trois candidats controversés à participer aux élections présidentielles.

Trouver une résolution efficace à ce blocage politique est d’abord et actuellement d’une importance capitale selon le journal. Une fois ce problème résolu, le processus électoral retrouvera assez rapidement le bon chemin, vu que les dispositifs techniques ne posent plus autant de difficultés. Le journaliste estime que, « faute d’accord politique », la CENIT et les experts onusiens devraient patienter jusqu’à la fin de ce mois avant d’élaborer le chronogramme électoral. De même, trancher sur le sort de la CES ne doit pas faire l’objet de précipitation, à moins que les participants à la réunion n’incluent d’ores et déjà « une marge de manoeuvre » dans leurs décisions.

Midi Madagasikara

est convaincu que les aléas politiques, y compris le retrait des trois candidats controversés, sont à la source de ce blocage du processus électoral. Dans ce sens, le journal reconnaît que la résolution du problème politique dans les plus brefs délais conditionne la tenue des élections, du moins pour cette année. Le journaliste émet alors des doutes sur l’organisation électorale. En effet, le nouveau chronogramme proposé par la CENIT et les experts est encore susceptible de changer, étant donné l’évolution de la situation politique.

Sur ce point, Les Nouvelles loue la détermination de l’organe en charge des préparatifs électoraux, la CENIT, sur la tenue d’élections pour cette année en attendant de parfaire l’aspect technique. Néanmoins, le journal évoque la difficulté de fixer la date du scrutin,difficulté que la CENIT doit affronter. Cet obstacle est causé par la prorogation de cette impasse politique. Le journaliste opte pour la prise d’une « marge de manoeuvre » encore une fois par la CENIT, bien que le facteur temporel devrait être considéré, si l’on veut des élections dans le court terme. Toutefois, il faudrait toujours s’attendre à une surprise « politique » dès que l’ultimatum lancé par le GIC-M arrive à son terme.

La Vérité

décline les propos de la présidente de la CENIT Attalah Béatrice spécifiant la possibilité d’élections cette année. Or, divers facteurs politiques entrent en jeu concernant la tenue éventuelle de la prochaine élection en 2014 : le report à plusieurs reprises de la date de la présidentielle et de celle des législatives depuis la signature de la Feuille de route, la collision entre la C.I. et les acteurs politiques dont les trois candidats irréguliers. Autant de paramètres sur lesquels se fonde le pessimisme du journaliste quant à la teneur de la réunion de ce jour. Le journal n’a pas manqué de signaler que l’Assemblée générale prendra un « air solennel » étant donné le profil des participants qui sont en majeure partie des techniciens.

L’Observateur

parle de journée décisive en faisant référence aux décisions à prendre ce jour au sein de la CENIT et également au niveau du Gouvernement concernant la préparation du nouveau calendrier électoral. Elaborer ce dernier est un « dilemme » selon le journaliste, étant donné le blocage de la situation politique, et à cause principalement, de la persistance des trois candidats illégitimes. La question de date ne peut être facilement résolue : s’il est prévu que les législatives soient jumelées avec le 2

nd tour de la présidentielle, il importe donc de savoir quand le premier tour des élections pour la magistrature suprême se tiendra, puisque la date du 24 juillet est déjà obsolète. C’est dans ce flou politique que le journaliste exprime son angoisse, qui ne se dissipera que lorsque le sort des trois candidats controversés sera définitivement décidé. Le journal regrette l’attitude de Lalao Ravalomanana, de Didier Ratsiraka et de Andry Rajoelina de ne pas prendre les

dispositions nécessaires pour libérer le pays de la crise.

De son côté, Gazetiko estime que la résolution de la situation des trois candidats illégaux constitue une condition sine qua non afin d’arriver aux élections. Or, au journaliste de rappeler que la tenue des législatives reste entièrement dépendante de la date du 1

er tour de la présidentielle. Malgré ses paramètres, le journal laisse apparaître un semblant d’optimisme quand il parle d’une probable fixation de la date des élections ce jour. Ce point de vue met en garde la tenue du processus électoral pour cette année si les participants à l’Assemblée générale sont arrivés à élaborer un chronogramme des activités ce jour

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.

Les commentaires sont réservés aux abonnés.