Macron, le petit soldat de Bruxelles

On parle beaucoup de Mr Macron, actuellement sur son projet de loi « fourre tout », sur l’activité. Méthodiquement, il a repris le dangereux projet de Montebourg de s’en prendre aux professions de droit, et particulièrement au Notariat qu’il veut conduire à l’échafaud. Il a ensuite noyauté ce projet en y ajoutant d’autres mesures économiques, ce qui lui a permis d’obtenir le silence des médias sur les objectifs initiaux (dérèglementer 37 professions libérales).

On sait depuis que ce projet  a permis au gouvernement d’obtenir un répit sur les 3% de déficits publics, de sorte que Mr Macron ex-Banquier de Rothschild, n’en finit pas, petit soldat de Bruxelles,  d’entretenir sa bérézina.

Ce projet de loi est désormais sous les feux de la rampe et commence à faire l’objet de critiques acerbes car l’homme s’égare à nouveau dans les méandres, il symbolise l’erreur permanente, l’absence de vision politique et a déjà signé une erreur fatale de ce gouvernement qui va d’échec en échec.

Aucun journaliste ne rappelle que Mr Macron a été le conseiller du Président, en tant que secrétaire général adjoint de l’Elysée,sur ce qu’on a appelé une politique de l’offre : alléger les charges des entreprises, afin de les rendre plus « compétitives », ce qui permettrait de créer de l’emploi. Vingt milliards d’euros sont d’abord investis dans le CICE, le crédit d’impôt compétitivité emploi, complétés à partir de janvier 2014, par vingt autres milliards, le tout s’appelant désormais « pacte de responsabilité ».

Le même petit soldat vient de déclarer que ce pacte de responsabilité était un échec, omettant d’avoir conseillé d’exiger des contreparties du Medef, avant de signer un chèque en blanc. Une erreur qui conduira la gauche à sa perte.

C’est aujourd’hui ce même petit soldat qui nous ressert les couverts avec un projet « fourre tout », dangereux pour l’économie, pour l’emploi, pour des professions qui ont prouvé leur compétence, la solidité de notre système juridique, et dont la facture serait en définitive payée par nos concitoyens.

Son projet contre le Notariat, qu’il veut abattre, est déjà considéré par le Conseil d’Etat comme « un torchon » et est exposé à être considéré inconstitutionnel. C’est pourquoi, les Notaires « furibards » comme ils aiment à se faire appeler ne sont pas prêts à aller tranquillement à l’échafaud. Ils sont en train de préparer une riposte cinglante qui risque fort de faire tomber le petit soldat de Bruxelles, qui n’a de cesse de multiplier les erreurs stratégiques de notre économie et de discréditer ce gouvernement qui va droit dans le mur.

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