Notre plus grand danger : l’abstentionnisme qui nous amènera la bête immonde

Certains de nos concitoyens (près de 50 %°) ont pris la décision de s’abstenir de voter, et d’utiliser un droit pour lesquels nos ancêtres se sont battus, jusqu’à la mort. Ils sont souvent légitimement déçus par la droite et la gauche. Une droite qui a laissé une gestion catastrophique, et a excité le thème identitaire, pour séduire une partie de l’électorat, et une gauche qui a pratiqué une politique d’ultra-droite , d’allégeance au Medef, et sourde à la misère sociale. La corruption est venue s’ajouter, laissant un goût amer de notre démocratie, et une aversion du politique. Plus grave, la thèse du « tous pourris », ou « tous pareils » fait ses ravages.

A l’heure du retour au patriotisme, et d’une volonté d’union, face au terrorisme envahissant, la politique s’efface devant un certain fatalisme. Si l’Histoire ne se répète pas, elle aurait tendance à bégayer. Le scénario désormais rôdé de la fin d’une crise économique avec la peste brune à nos portes, n’effraie même pas les abstentionnistes, qui peuvent considérer que laisser s’installer le FN sera la meilleure sanction aux politicards. Mais ce n’est pas d’eux qu’il s’agit, mais des 85% de français qui ne veulent pas de ce parti, car lorsqu’il aura fait tomber son masque, il parviendra à nous installer vraisemblablement une guerre civile. Une exagération ? A y regarder de plus près, c’est un scénario très plausible. La « victoire » du FN est ridiculement basse (15% de votants), mais si cette logique poursuit sa route, elle parviendra à ses fins. Ce qui aura motivé les électeurs frontistes est essentiellement le 0% de migrants voulu, et la chasse aux musulmans. En extrapolant, cette exacerbation haineuse finira par opposer 2 religions, la religion judéo-chrétienne et la religion musulmane, un scénario semblable à Daech. La fin de ce film d’horreur  n’aura qu’un seul épilogue : la guerre civile.

 « Ainsi commence le fascisme, il ne dit jamais son nom, il flotte, il rampe, quand il montre le bout de son nez, on dit : c’est lui, vous croyez ? Il ne faut rien exagérer ! Et puis un jour, on le prend dans la gueule, et il est trop tard pour l’expulser ». (disait Françoise Giroud).

Démonstration étant faite, ce ne sont pas les frontistes, souvent une population vulnérable et durement touchée par la crise, qu’il faut convaincre. Ils sont souvent ignorants du programme politique réel du FN et de l’Histoire pétainiste, et sont majoritairement adeptes du «  on a plus rien à perdre ». Ce sont les abstentionnistes et eux seuls qui peuvent nous éviter qu’à nouveau, après Vichy, la France se déchire, ce qui serait une tragédie sans précédent.

Alors, abstentionnistes, votre sursaut peu encore sauver notre beau pays !Préparez-vous à 2017 !

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