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Billet de blog 5 mai 2014

Occupation d'une agence Pôle Emploi par des intermittents et précaires

Ils avaient décidé de faire de ce lundi 5 mai une journée d'actions coordonnées dans toute la France. Les "chômeurs, précaires, intermittents, intérimaires" ont tenu parole, investissant notamment des agences Pôle Emploi pour protester contre le projet de nouvelle convention Unedic, signé le 22 mars dernier et que le gouvernement s'apprête à valider.

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Ils avaient décidé de faire de ce lundi 5 mai une journée d'actions coordonnées dans toute la France. Les "chômeurs, précaires, intermittents, intérimaires" ont tenu parole, investissant notamment des agences Pôle Emploi pour protester contre le projet de nouvelle convention Unedic, signé le 22 mars dernier et que le gouvernement s'apprête à valider. À Paris, une action d’information vis-à-vis des employés et usagers a eu lieu à l’agence Petites Ecuries (Paris 10e) et une occupation a été organisée à l'agence Brancion (Paris 15e). Cette dernière action a conduit le Collectif des intermittents et précaires d'Île-de-France (CIP-IDF) a publier un communiqué dont voici les principaux extraits.

Communiqué

Nous chômeurs, précaires, intermittents, intérimaires, avec ou sans papiers, et agents de Pôle Emploi occupons le Pôle Emploi agence Brancion. Nous sommes une quarantaine à avoir investi ce lieu pour dialoguer avec les agents et la direction de Pôle Emploi sur les conséquences des nouveaux accords de l’assurance chômage du 22 mars. (…) Le projet de convention Unedic en attente d’être agréé par le gouvernement est une nouvelle étape dans la régression sociale et touche l’ensemble des travailleurs. Les 400 millions d’économies prévues se feront encore sur le dos des chômeurs et précaires. L’annexe 4 est vidée de son contenu, et les annexes 8 et 10 sont attaquées.

Pour justifier cette mise à mort de l’assurance chômage, le Medef n’a eu de cesse d’invoquer le soi-disant déficit de l’Unedic. Or, si déficit il y a, il n’est aucunement lié à l’indemnisation des chômeurs, mais est la conséquence des frais démesurés de gestion de l’Unedic et Pôle Emploi. Pour rappel, en 2011, les cotisations perçues dépassaient de 4,5 milliards d’euros les indemnisations versées. L’Unedic et Pôle emploi engloutissant 6 milliards d’euros cette même année ont rendu l’Unedic déficitaire de 1,5 milliard. Tandis que l’on demande sans cesse aux chômeurs de « faire des efforts » au nom de la crise, les entreprises du CAC 40 et autres multinationales continuent d’engranger des profits toujours en hausse. Nous affirmons que c’est à ces mêmes entreprises, grosses consommatrices de contrats précaires, de payer le coût de leur politique d’emploi par l’augmentation de leurs cotisations patronales.

Les chômeurs ne doivent pas payer la crise, ils n’en sont pas responsables.

 Les objectifs de notre action à Pôle Emploi sont :

- de faire entendre que les nouveaux accords de l’assurance chômage sont faits contre les chômeurs et que, dans ce cadre, les agents de Pôle Emploi ne pourront jamais mener à bien leur mission d’accompagnement vers un retour à l’emploi puisqu’ils sont transformés en machine de contrôle des chômeurs ; (…)

- que Jean Bassères doit se positionner contre ces nouveaux accords qui vont à l’encontre de la politique qu’il entend mener à Pôle Emploi.

Le gouvernement et la majorité des « partenaires sociaux », sous l’emprise du Medef, imposent une précarisation de toutes et tous, cherchant à briser les solidarités.

Nous ne voulons ni du modèle allemand et de ses « mini-job » à 400 € par mois, ni du modèle britannique et de ses « contrats zéro heure » !

Et contre cela, nos actions ne connaîtront aucune pause

Ce que nous défendons, nous le défendons pour tous

Paris, lundi 5 mai 2014

Contact presse : 06 60 45 10 76

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